dimanche 18 novembre 2012

Guérison ?

Guérir ? 

Que signifie l'expression employée couramment : "Corps et âme" ? 

Après un récent voyage en Allemagne et compte-tenu de l'intérêt suscité par nos deux ou trois posts ayant rapport directement ou indirectement avec les thèmes de l'énergie et de la guérison, il nous a semblé intéressant d'évoquer un lieu comportant une source curative. Mais auparavant, qu'il nous soit permis de faire ici une petite digression sous forme de courte et forcément incomplète réflexion personnelle, qui vaut ce qu'elle vaut.

Si l'on peut en quelque sorte attribuer la cause profonde d'une maladie à une disharmonie, quelle qu'elle soit, cela peut probablement s'appliquer aussi bien à une société d'une époque donnée, à une civilisation ou à un individu. Cela ramène à l'inévitable question que chacun se pose un jour ou l'autre: qui suis-je véritablement ? quel est le sens de la vie ?

Bien sûr, référence faite à sa philosophie, chacun décline sa conception de la vie, donnant ainsi corps à toute une gamme de croyances, de la plus matérialiste à la plus éthérée, de la plus raisonnée à la plus fantasque. Pourtant parmi toutes ces croyances, il est possible que l'une d'elles puisse cependant susciter une résonance en nous.

Sans pouvoir remonter à la cause des causes, peut-être pourrait-on dire, dans les grandes lignes, que nous sommes des êtres essentiellement "spirituels" qui, au moment de notre naissance sur le plan physique, prenons possession de notre corps physique. Celui-ci nous servira en quelque sorte de "véhicule" pendant toute la durée de notre incarnation, ce que nous appelons notre "vie". 

Le moment venu, à ce que nous appelons notre "mort" sur le plan physique, notre être "véritable" et "immortel" se sépare de son enveloppe charnelle et se retrouve sur d'autres plans, invisibles à nos yeux physiques, avant de réintégrer un nouveau corps physique, au moment qui nous est assigné (ou que par la nature de nos actes passés nous nous sommes assignés ?), pour une nouvelle expérience, tantôt dans un corps féminin, tantôt dans un corps masculin, et ainsi de suite, de façon à nous permettre de comprendre et progresser vers cet état où enfin nous aurons acquis la maîtrise des différents corps de notre constitution occulte, où nous serons devenus des Maîtres.

Sans doute, ces milliers de naissances et de morts par lesquelles nous passons, nos milliers d'incarnations où nous avons probablement tous commis bien des horreurs, mais aussi bien des actes positifs qui nous tirent vers le haut, laissent des traces plus ou moins tangibles dans nos vies, qu'il nous appartient vraisemblablement de transmuter.

Alors, que la disharmonie qui nous préoccupe provienne de conditions très matérielles de notre présente incarnation, telles que pollutions, stress, alimentation ou hygiène de vie déficientes, sur lesquelles nous avons la possibilité d'agir plus facilement, ou qu'elle puisse plonger ses racines dans une vie antérieure, que nous en soyons conscients ou non, nous avons probablement tous besoin d'amour et de guérison sur l'un ou l'autre des plans de notre être. Mais cette façon inhabituelle d'envisager la vie peut-elle faire résonance en nous ?

Quoiqu'il en soit, il existe à travers le monde des lieux susceptibles de nous aider dans notre démarche de guérison et il semble que ce soit le cas d'une source curative en Allemagne, dont nous allons parler dans le post qui suit.

lundi 12 novembre 2012

D'étranges points lumineux dans le ciel à Saint-Yvi

Finistère: d'étranges lumières dans le ciel

C'est sous ce titre que Le Figaro relate ce matin cet étrange phénomène qui a été observé dans le ciel de Saint-Yvi , dans le Finistère, dans la nuit de samedi à dimanche, vers 00 h 20, comme le rapporte le journal Ouest France.

D'après les indications de Ouest France, qui publie une photo prise à ce moment-là, "en fait, il y avait cinq grands points lumineux dans le ciel, même si on n'en voit que quatre sur les photos. Ces points lumineux se dirigeaient vers le sud-est. Il n'y avait aucun bruit. Qu'est ce que cela peut bien être ?

Ouest France demande par ailleurs aux témoins de ce curieux phénomène de contacter la rédaction par mail à            redaction.concarneau@ouest-france.fr 

Sources: Le Figaro; Ouest France

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Finistere.-Des-points-lumineux-bizarres-dans-le-ciel-a-Saint-Yvi_40788-2131758_actu.Htm

dimanche 4 novembre 2012

Des ovnis au Ladakh, en Inde

Inde: encore des observations ovnis au Ladakh

Mystery sighting spooks soldiers. C'est sous ce titre que dans un article du 2 novembre 2012 la revue India Today relate d'étranges observations confirmées par des sources crédibles. Rappelant que ce blog n'est pas un blog ufologique, mais consacré à divers aspects d'une "autre réalité" et que, par ailleurs, le webmestre n'est pas un angliciste, nous en proposons une traduction adaptée, la plus fidèle possible, mais assurément perfectible. La voici:

Des unités de l'armée indienne et de l'ITBP (Indo-Tibetan Border Police Force [forces affectées à la surveillance des frontières]) ont fait état d'observations d'ovnis au Ladakh, région de l'état du Jammu et Cachemire.

C'est ainsi qu'une unité de l'ITBP basée à Thakung, près du lac Pangong Tso, a rédigé des rapports sur plus de 100 observations d'objets lumineux entre le 1er août et le 15 octobre 2012. Dans ces rapports transmis en septembre à la fois à leur quartier général à Delhi ainsi qu'aux services du Premier Ministre (Prime Minister's Office), est décrite l'observation de jour et de nuit d' "objets lumineux non identifiés" (Unidentified luminous objects).

Les sphères d'une couleur tirant sur le jaune semblent décoller de l'horizon du côté chinois et traverser lentement le ciel pendant 3 à 5 heures, avant de disparaître.

Ce n'étaient pas des engins aériens automatiques (sans équipage), tels des drones ou même des satellites se trouvant sur une orbite très basse, ont déclaré les autorités militaires qui ont étudié les photos prises par l'ITBP.

Illustration de l'article de India Today



En effet, les observations de drones sont vérifiées et traitées séparément. L'Armée indienne a signalé 99 observations de drones chinois entre janvier et août 2012, dont 62 dans la région du Ladakh et 37 dans l'état de l'Arunachal Pradesh, à l'extrême Est du pays. Trois de ces drones ont fait intrusion dans le territoire revendiqué par l'Inde, situé le long des 365 kms de frontière avec la Chine, au Ladakh où est positionné l'ITBP.

De telles mystérieuses lumières ont été observées précédemment au Ladakh, une zone aride de 86000 km² , fortement militarisée, coincée entre la partie du Cachemire occupée par le Pakistan et l'Aksai Chin occupé par la Chine. La persistance des observations par l'ITBP cette année a cependant inquiété le corps d'armée basé à Leh (la capitale du Ladakh). [Et India Today de préciser que l'ITBP a refusé de répondre à un questionnaire détaillé qu'elle voulait soumettre]

Ainsi, en septembre, l'Armée a-t-elle déplacé au sommet d'une montagne longeant le Pangon Lake (qui s'étend sur 160 kms entre l'Inde et la Chine) un radar mobile ainsi qu'un appareil d'analyse de spectre qui collecte toute fréquence émise par un objet. Le radar n'a pu détecter l'"objet" qui était pourtant visuellement suivi à la trace, indiquant ainsi qu'il n'était pas de nature métallique. L'analyseur de spectre n'a pas pu non plus détecter de signaux émis par l'"objet". L'Armée a également envoyé un drone de reconnaissance en direction de l'objet flottant, mais en vain. Le drone a atteint son altitude maximale, mais a perdu la trace de l'objet.

Egalement vers la fin septembre 2012, une équipe d'astronomes de l'Indian Astronomical Observatory de Hanle, à 150 kms du lac, a étudié le phénomène aérien pendant 3 jours. D'après les autorités militaires, l'équipe a aperçu les objets volants mais n'a pu établir de façon concluante de quoi il s'agissait réellement. Ils ont cependant déclaré qu'il ne s'agissait pas de corps célestes et ont exclu les météores et les planètes.

Les scientifiques ont cependant déclaré que l'environnement inhospitalier et la population clairsemée de la chaîne himalayenne qui sépare la vallée du Cachemire du Ladakh se prête à des observations inhabituelles. "La région est complètement enneigée en hiver, possède peu de routes et constitue l'un des endroits les plus isolés de l'Inde" déclare Sunil Dhar, un géoloque en poste à Dharamsala, ayant étudié les glaciers de la région depuis 15 ans.

A ce jour, aucun des experts de la National Technical Research Organisation (NTRO), dédiée au renseignement technologique, ou de ceux de la Defense Research Development Organisation (DRDO) n'a été en mesure d'identifier la nature des objets. Ceci a causé plus d'embarras que de crainte dans l'establishment. "Il y a clairement un problème, à partir du moment où l'ensemble de nos ressources scientifiques sont incapables d'expliquer le phénomène" indique un officier supérieur de l'Armée à Delhi. Les spécialistes du renseignement pensent que ces objets pourraient constituer une grossière opération psychologique des Chinois, ou des sondes sophistiquées tentant d'établir l'état des installations de défense de l'Inde au Ladakh.

"Nous ne pouvons ignorer ces observations. Il nous faut déterminer quelle nouvelle technologie aurait pu être mise en oeuvre ici" déclare P.V. Naik, ancien responsable militaire retraité de l'Indian Air Force. En 2010, l'IAF a enquêté et écarté les observations faites par l'Armée de tels objets lumineux, les considérant comme des lanternes chinoises. Pourtant les observations d'ovnis ont constitué un phénomène endémique au Ladakh au cours de la dernière décennie. 

Vers la fin 2003, les autorités du 14e corps (d'armée) ont envoyé au quartier général un rapport détaillé sur des observations d'objets lumineux. Des troupes en poste le long du glacier du Siachen avaient aperçu des "lumières flottantes" du côté chinois. Mais, bien évidemment, à rapporter de tels phénomènes l'on s'expose au ridicule. Lorsqu'il en a été fait état lors d'une présentation du commandement Nord à Leh, le chef de l'armée d'à l'époque, le général N.C. Vij, avait rejeté avec colère ces rapports, les qualifiant d'hallucinations.

Les scientifiques déclarent que ces mystérieux objets ne proviennent pas nécessairement de l'espace. Il n'y a pas de preuve que les ovnis sont d'origine extraterrestre, indique Jayant Narlikar, astrophysicien réputé basé à Jaipur. Pour lui, suggérer qu'il s'agit d'objets extraterrestres relève de la fantaisie, non du fait avéré, dit-il.

Cependant il n'y a toujours pas d'explication pour ce qui est considéré comme étant l'observation ovni la plus nette à ce jour, à savoir celle effectuée en 2004 dans la région de Lahaul-Spiti, dans l'Himachal Pradesh, à moins de 100 kms au sud du Ladakh. Un groupe de 5 géologues et spécialistes en glaciologie dirigés par le Dr Anil Kulkarni du "ISRO's Space Applications Centre" à Ahmedabad était en mission dans la très aride Samudra Tapu Valley. Ils y ont filmé une structure avec quatre pieds, de  grande taille, ressemblant à un robot, qui se déplaçait le long de la vallée à 50 mètres d'eux. L'objet humanoïde prit ensuite rapidement son envol et disparut. La rencontre a duré 40 minutes.

Cela a été observé par 14 personnes, dont les 6 scientifiques. Kulkarni a ensuite interrogé séparément chacun des membres de l'expédition pour vérifier ce que l'équipe a vu. Des exemplaires de ce rapport détaillé ont été diffusés aux services du Premier Ministre, à l'ISRO, à l'Armée et à différentes agences de renseignement. Kulkarni a établi que ce que son équipe a vu n'était pas un phénomène naturel. Cependant, l'affaire a été enterrée par la suite.

Sunil Dhar, membre de cette expédition de 2004, qualifie l'observation de cet objet non identifié d'expérience inoubliable. D'après lui, des gens du coin ont signalé avoir observé de mystérieux objets depuis pas mal d'années. Ce sont des mystères non résolus qui nécessitent une étude soutenue, dit-il encore. Si on les laisse inexpliquées, les observations du Ladakh risquent de se perdre entre fait réel et science-fiction.

Source : India Today        

mercredi 31 octobre 2012

Inde: un homme politique courageux ou inconscient ?

Toilettes et temples en Inde : des propos inhabituels, une controverse avérée...

Pourquoi en parler ?

L'Inde est assurément une mosaïque de peuples et de croyances, et, parmi bien d'autres arguments à faire valoir, c'est justement l'un des aspects qui rend ce pays si fascinant. Ainsi hindouisme, jaïnisme, sikhisme, islam, bouddhisme, parsisme, christianisme sont-ils les principales religions qu'un voyageur pourra rencontrer en Inde.

Ainsi donc ce pays compte t'il également en Occident son lot d'amoureux de l'Inde, même si la découverte du pays, une fois sur place, surtout si l'on voyage par ses propres moyens, en individuel, peut s'avérer quelquefois laborieuse.

Bien sûr, en dépit d'une certaine aura de spiritualité, ce pays est très loin d'être un modèle, même s'il a beaucoup changé ces dernières années. Ainsi nous a t'il été donné de constater que, depuis notre premier voyage en Inde en 1972, de profondes transformations avaient eu lieu, particulièrement visibles sur le plan économique.

Par contre, outre la pauvreté frappant une grande partie de la population, une chose n'aura certainement pas échappé au voyageur: le fait que de nombreux citoyens indiens en soient encore réduits à déféquer en plein air.

Jairam Ramesh : courage politique ou inconscience ? 

Pourtant il semble qu'il existe l'une ou l'autre personnalité d'envergure nationale souhaitant s'attaquer à ce problème.

Ainsi le site du média indien NDTV signale t'il que début octobre 2012, Jairam Ramesh, ministre du développement rural de l'Inde, également " Ministry of Drinking Water and Sanitation", a en effet déclaré qu'il pensait que les toilettes étaient plus importantes que les temples. Pour lui, peu importe le nombre de temples fréquentés, ce n'est pas ce qui va nous apporter le salut, dit-il. Et d'ajouter encore que le pays a plus besoin de toilettes que de temples et qu'il faut agir prioritairement en ce sens.

Bien entendu ces propos ont suscité un remue-ménage politique. Ainsi le BJP (Bharatiya Janata Party), l'un des principaux partis politiques, de tendance nationale-hindouiste, s'en prenant violemment aux remarques de Mr Ramesh, a t'il déclaré qu'on ne devrait pas entrer dans ce débat pour savoir ce qui d'un temple ou d'un wc est le plus important.

Pour le porte-parole du BJP, l'Inde est un pays multiculturel où devrait prévaloir une foi inaltérable en un temple, une mosquée, un gurdwara (sikh) ou une église. L'on ne peut donc mettre sur le même plan, toilettes et lieux d'adoration religieuse, d'après lui.   

Même le propre parti de Mr Ramesh, le Parti du Congrès, embarrassé, semblait désapprouver ses propos, son porte-parole précisant que que le Parti du Congrès croyait fermement au sarvadharmasambhav , impliquant un respect identique pour toutes les religions et tous les lieux religieux.

Pourtant, Mr Ramesh venait de lancer le "Nirmal Bharat Yatra", une campagne dont l'objectif est de débarrasser le pays de la défécation en plein air et d'assurer un environnement sanitaire adéquat dans l'Inde rurale.   

Dans un article ultérieur, NDTV indique que, s'adressant le 21 octobre 2012 à des résidents de la région de Kota, dont une majorité de femmes, Jairam Ramesh conseillait vivement aux femmes indiennes de ne pas se marier dans des familles ne disposant pas de toilettes dans leurs habitations, répétant ce slogan : "No toilet, no brid", à savoir: "Pas de toilettes, pas de mariée".

"Avant de vous marier, vous consultez bien des astrologues pour vous assurer de la position des planètes et des prédispositions des étoiles pour la pertinence de votre mariage, vous devriez également vérifier s'il y a des toilettes au domicile de votre futur époux, avant de vous marier." Et de relater le récit d'une femme qui venait de quitter le domicile de son mari, dans le Madhya Pradesh, deux jours après le mariage, pour protester contre l'absence de sanitaires.  

Notant que les installations sanitaires constituent un problème touchant à la dignité et à la sécurité des femmes, Ramesh a déclaré que le  "Nirmal Bharat Abhiyan" est un mouvement populaire visant à éradiquer, dans les 10 ans, la défécation en plein air.

Dans le même temps avaient lieu à différents endroits des protestations contre ses déclarations relatives aux temples et aux toilettes.

Source : NDTV

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ne peut-on cependant considérer que l'engagement d'un homme  désireux d'améliorer les conditions d'hygiène, et donc de vie de ses concitoyens, peut lui aussi relever de la "spiritualité", notion bien différente de la "religion", s'il est dépourvu de toute autre visée ? 

jeudi 25 octobre 2012

Pyramides ou pas, à Visoko (Bosnie) ?

Des pyramides en Europe ?

Il y a quelques années quelques médias avaient repris une information faisant état de la découverte de pyramides à Visoko, en Bosnie. Cette surprenante information, si elle était confirmée, était de nature à remettre en cause une certaine vision archéologique.

La colline pyramidale dite "pyramide du soleil" à Visoko / photo webm. prana infos


Intéressés par la civilisation égyptienne et ayant pu nous attarder un bon moment dans la pyramide de Khéops en 1970 ou 1971 (ce qui n'est probablement plus possible de nos jours pour un touriste ordinaire) sur le plateau de Gizeh, en Egypte, il n'en fallait pas plus pour éveiller notre intérêt. C'est à l'occasion de voyages en Croatie et en Bosnie en 2007 et 2008 que nous nous sommes rendus sur place à Visoko pour constater de visu, en simples touristes, intéressés et ouverts, sans compétence aucune sur le sujet.

Située à une trentaine de kilomètres de Sarajevo, il a fallu environ quarante cinq minutes en voiture pour se rendre dans cette petite ville depuis la capitale bosniaque. Par contre, sur place, la signalétique des "pyramides" ayant été à l'époque quasi-inexistante, il a fallu demander et redemander son chemin.

"Pyramide du soleil" à Visoko / photo webm. prana infos
                                     
Une rapide synthèse, en quelques mots

Il faut remonter à 2005 pour situer l'origine de cette histoire de pyramides échafaudée par Semir Osmanagic qui voit dans la forme pyramidale d'une colline la preuve de l'existence d'une pyramide à Visoko. Cherchant à apporter la confirmation de ses dires, il crée la "Fondation du parc archéologique de la pyramide bosnienne du soleil" et les fouilles commencent en 2006. D'une présumée "pyramide du soleil" on est ensuite passé à une "pyramide de la lune" et à une "pyramide du dragon". Par la suite s'y sont rajoutés, notamment, une "pyramide de l'amour" et un "temple de la Terre" et Osmanagic y a vu tout un complexe de pyramides avec également des hypothèses assez "extraordinaires" ou fantastiques ( et on a également entendu parler d'un "alphabet proto-bosnien").

Ces théories sont rejetées par la plus grande partie de la communauté scientifique internationale qui considère Osmanagic comme un archéologue auto-proclamé et qui lui reproche une démarche non-scientifique. Ces archéologues estiment que les structures qu'a pu dégager Osmanagic pourraient être attribuées à la "Butmir Culture" et que son comportement hasardeux mettait en danger ces structures. Bref, une succession de controverses et de péripéties diverses sans que quelque chose de véritablement probant ait été démontré dans le sens de l'existence de pyramides, aboutissant ainsi plus ou moins à un gel de facto des fouilles.
Semir Osmanagic au micro lors du colloque à Sarajevo en août 2008 / photo webm prana infos
                                                                               
Lors de notre passage en 2007 et 2008  

En 2007, pas de fouilles en cours lors de notre passage. Au site dit de la pyramide du soleil, un jeune volontaire qui nous fait visiter le site.

En 2008, nous visitons trois sites : celui de la "pyramide du soleil", celui de la "pyramide de la lune" et un "tunnel" dont nous trouvons l'emplacement en suivant des Bosniens résidant en Allemagne.

Rien de bien nouveau, nous semble t'il, du côté du premier site. Sur le second, celui de la pyramide de la lune, un parking, quelques stands : un embryon d'exploitation touristique. Du bas jusqu'au sommet de la colline, divers chantiers de fouilles, à l'arrêt, semble t'il. Enfin, le troisième, le "tunnel", nous fait pénétrer dans une galerie où l'on nous montre quelques pierres dont l'une au moins comporte quelques signes gravés.   

De façon générale, les diverses explications données nous laissent perplexes et le sentiment qui prévaut est qu'effectivement il s'agit probablement bien de sites ayant connu une occupation humaine, mais de là à parler de pyramides ... C'est du moins la perception que nous en avons en tant que simples particuliers sans compétence en la matière.

Par chance allait s'ouvrir le lendemain, à l' hôtel Hollywood à Sarajevo, un colloque prévu du 25 au 30 août 2008 sur ces pyramides, avec la participation de divers spécialistes, notamment d'Egypte et de Chine. Faisant part de notre intérêt sur le sujet, nous sommes invités à y assister, et nous assistons donc à l'ouverture de la conférence et aux premiers exposés, après quoi, faute de temps, nous quittons Sarajevo sans connaître les conclusions, même provisoires, sur la réalité ou non de ces "pyramides". Depuis lors, aucune nouvelle fracassante ne nous étant parvenue, nous étions décidés à y retourner lors d'un futur voyage.

Cependant, si l'on se fie à un site extrêmement critique, dont l'auteur semble avoir une certaine compétence en la matière et développer une argumentation apparemment solide, le colloque ne se serait pas prononcé. Ainsi un post du 21 septembre 2008 intitulé "Tunnels, bois fossile et carbone 14" indique t'il :

"Voilà, la grande "conférence scientifique internationale" organisée par M. Osmanagic à Sarajevo est terminée; les archéologues chinois ont parlé des pyramides chinoises, les archéologues égyptiens des pyramides égyptiennes... et les compères de M. Osmanagic ont ressorti leurs "arguments" habituels: géométrie parfaite, proto-alphabet et autres analyses pseudo-géologiques, en allégeant un peu, conférence "scientifique" oblige, la sauce New Age et les délires à la Goran Gakic. Les conclusions de la conférence sont poliment prudentes: il faut identifier "l'origine des collines pyramidales de Bosnie", identification qu'on délègue à de futures recherches et à une seconde conférence."

Source :    http://irna.lautre.net/Tunnels-bois-fossile-et-carbone-14.html

Un embryon d'industrie touristique autour des pyramides de Visoko / photo webm prana infos
                                        

Développements récents

Dans un post du 4 février 2012 , le site allemand Grenzwissenchaft-aktuell annonçait qu'un tribunal avait à nouveau autorisé des fouilles pour 2012, d'après des informations publiées sur le site de la Fondation du parc archéologique de la pyramide bosnienne du soleil

Effectivement, en vérifiant, l'on tombe bien sur un post daté du 15 janvier 2012, intitulé "Project wins court case" qui dit en substance qu'après que la Fondation ait pu garantir la préservation du patrimoine culturel existant et donner l'assurance de la participation de plus de 47 scientifiques et experts internationaux, le tribunal cantonal de Sarajevo avait donné le 26 octobre 2011 le feu vert pour reprendre les fouilles en 2012 au Visocica (site de la pyramide du soleil). Par ailleurs, à partir d'autres indications à destination de volontaires pour les fouilles, l'on apprend que celles-ci devaient avoir lieu de début juin à mi-septembre 2012.

Dans un autre post plus récent, du 20 septembre 2012, Grenzwissenchaft-aktuell donne une info plus surprenante. C'est ainsi que l'on apprend que, prenant le contrepied de la majorité des membres de la communauté scientifique internationale, l'armée allemande, la Bundeswehr, semblait appuyer la thèse de la réalité des pyramides et prendre position en faveur des travaux d'Osmanagic.

C'est du moins ce que l'on peut en déduire à la vue d'un article publié en 2006 et réactualisé en août 2012, et donc toujours en ligne sur le site de la Bundeswehr.


En effet, cet article dont on peut traduire le titre par " Des pyramides en Bosnie ? - Des chercheurs présentent toujours plus de preuves" est paru initialement en août 2006 dans une revue destinée aux troupes germanophones (incluant des forces suisses, autrichiennes et italiennes) alors en mision en Bosnie dans le cadre de la SFOR.

Dès l'introduction, les journalistes de la Bundeswehr semblent prendre position pour les thèses d'Osmanagic, allant même à écrire par la suite, en conclusion :

"[...] A ce moment-là, la question n'est plus de savoir s'il s'agit de pyramides ou non, mais la question est : qui ? pourquoi ? quand ?

De quoi remonter le moral des troupes d'Osmanagic avec ce renfort inattendu. Par contre, une prise de position peut-être bien osée des journalistes militaires, auteurs de l'article.

En conclusion, encore un dossier à suivre, avec beaucoup de prudence.

Pour essayer de se faire une opinion 

Trois sources: Wikipédia ; Le site d'Irna - Enquête sur les pseudo-pyramides de Bosnie , un site très critique; bosnian pyramid, site d'Osmanagic.

Voir Wikipédia (français) 

Voir le site d'Irna (français)



Quelques photos de différents sites de Visoko

"Pyramide du soleil" / photo webm prana infos


         

"Pyramide du soleil" / photo webm prana infos

"Pyramide du soleil" / photo webm prana infos





"Pyramide du soleil" / photo webm prana infos
"Pyramide de la lune" / photo webm prana infos

"Pyramide de la lune" / photo webm prana infos
Dans le "tunnel" / photo webm prana infos
Dans le "tunnel" / photo webm prana infos
Dans le "tunnel" / photo webm prana infos

samedi 13 octobre 2012

Ovnis et bouddhisme sur une fresque à Pékin ?

Il fut un temps pas trop lointain où les conditions de travail en entreprise étaient bien moins stressantes que de nos jours. C'est ainsi que le webmestre eut l'occasion d'avoir de longues discussions avec une personne de son environnement professionnel sur bien des aspects de cette "autre réalité" dont il est question sur ce blog, et parmi toute une gamme de sujets "insolites", le phénomène ovni était bien entendu en bonne place.  C'est ainsi aussi qu'au début des années 1980 cette personne ( que nous désignerons par les initiales G. R.), elle aussi désireuse de vérifier sur place certains éléments de cette autre réalité, dans la mesure du possible, lui remit une étonnante photo prise à Pékin lors de l'un de ses voyages.   

Ovnis et bouddhisme ? une étonnante fresque au Palais d'été à Pékin...

Fresque au Palais d'été à Pékin / photo G.R. - pranainfos

Qu'y aperçoit-on de prime abord ? Un personnage assis sur un parterre de lotus faisant penser à un instructeur de la tradition bouddhiste, devant lequel semblent se prosterner trois individus.

Le plus surprenant cependant sur cette fresque  sont ce qui ressemble fort à deux engins volants, en forme de soucoupe volante, pour lesquels le peintre a bien semblé vouloir faire comprendre qu'ils étaient en mouvement. Un personnage également flottant dans les airs semble accompagner la représentation de ce qui pourrait bien être ce que nous appelons de nos jours un ovni. A droite, un curieux personnage revêtu d'une espèce de toge bleue, soit dépeint avec une auréole (ou aura, un peu à l'instar des saints dans la tradition chrétienne), soit équipé d'un casque de scaphandre ou de cosmonaute (?), semble observer la scène.

Et l'on reste bien sûr  un peu perplexe sur le sens de cette fresque.

Quelque temps après son retour en France, G.R., en individu sensé et pragmatique, a donc voulu en savoir davantage et a écrit à une revue chinoise, La Chine en construction, pour l'interroger sur la signification de cette fresque.   

La réponse d'une revue chinoise

C'est donc en date du 6 décembre 1979 que la revue La Chine en construction a répondu à G.R. et nous en publions ci-dessous la correspondance (de laquelle nous avons cependant éliminé toutes données personnelles relatives à la personne de G..R. )



Que dit-elle ? Nous en reprenons ci-dessous les termes et la ponctuation exacts :

"Nous apprenons avec plaisir que vous avez effectué un voyage en Chine. La photo prise au Palais d'été est un épisode du célèbre roman fantastique "le Pélerinage vers l'Ouest" de Wu cheng'en, écrit au XVIe siècle. L'histoire raconte diverses péripéties du voyage du moine Tang Seng et de ses trois disciples: Sun Wukong, un singe,  Zu Bhajie, un cochon, et le moine Sha, pour aller chercher les canons bouddhiques dans le "Ciel de l'Ouest".

Au centre de la photo, assis sur une fleur de lotus, est le Bouddha, à sa gauche se tient un disciple, à sa droite et en haut c'est San Wukong; se prosternant devant le Bouddha sont : au milieu, Tang Seng, à sa gauche, le moine Sha et à sa droite Zhu Bhajie."

Qu'en penser ?

Il est clair que cette réponse ne nous éclaire pas vraiment et qu'il faudrait vraisemblablement approfondir en lisant "Le roi des singes et la sorcière au squelette", comme le suggère également la revue. 

S'il semble que le roman fantastique auquel il est fait référence ait été écrit au XVIe siècle, il conviendrait également de connaître la date de réalisation de la fresque, étant donné l'histoire mouvementée du Palais d'été. 

N'ayant pour notre part aucune indication sûre, nous nous abstiendrons de formuler une conclusion qui pourrait être complètement erronée. Par contre, il nous a semblé utile de verser ces documents au dossier.


dimanche 7 octobre 2012

"Les moissons du futur" sur Arte le 16 octobre 2012

Comment on nourrit le monde ?

Une intéressante réflexion proposée par Arte, dont nous reprenons tel quel le texte de présentation : 


" Après "Le monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien" , Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie aux quatre coins du globe. Un film plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire.

Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ? Une émission de télévision a convaincu Marie-Monique Robin de poursuivre ses investigations de produire autrement. Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu'aucune alternative aux pesticides n'était possible et qu'une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. 

Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ? Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux - pollution, énergie et santé publique - ne sont jamais pris en compte.

Souveraineté alimentaire
Pluriculture au Mexique ou au Japon, agroforesterie au Malawi, méthode du push-pushu au Kenya - des plantes repoussent herbes et insectes nuisibles au maïs, quand d'autres les attirent...

Partout, des petits producteurs producteurs à la conscience aigüe témoignent des bénéfices vertueux de leur (re)conversion à l'agriculture biologique : lutte contre l'érosion, la pollution et les émissions de gaz à effet de serre, fertilisation des sols, mais aussi rendements nettement accrus au fil des années. Tous plaident et s'organisent pour l'autosuffisance et la souveraineté alimentaire, à travers des circuits courts, tandis que se dessine une nouvelle alliance entre producteurs et consommateurs.

De leur côté, les experts insistent: l'agroécologie de demain devra mêler savoir-faire paysan et savantes innovations dans cette évolution nécessaire pour nourrir la planète. Un documentaire édifiant où la méthode Robin, mélange de rigueur journalistique et de candeur citoyenne, livre une fois encore une implacable démonstration. Avec d'encourageantes conclusions."       Source : Arte

Sur Arte, mardi 16 octobre 2012 à 20:50 , avec rediffusion le 20.10.2012 à 15:40