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mardi 4 décembre 2018

" Et si la mort n'existait pas " : une vidéo toute récente

Le sens de la mort à reconsidérer ?

Peut-être nous est-il arrivé un jour ou l'autre de songer que, dès le jour de notre naissance, s'est mis en route quelque part, en coulisse, un invisible sablier régissant la durée de notre incarnation, implacable compte à rebours dont le fondement et le déroulement nous échappent pour l'essentiel. 

Si la naissance d'un enfant est généralement accueillie dans la joie dans les familles, la survenue de la mort, pourtant considérée comme inéluctable, est, elle, souvent entourée d'incompréhension, de crainte et de tristesse. Pourquoi en est-il ainsi ?  Faut-il craindre la mort ou, au contraire, se préparer à l'aborder très sereinement ? 

Nous avons abordé à plusieurs reprises sur ce blog la thématique de la mort, des Expériences de Mort Imminente (EMI ou NDE), de la réincarnation et également publié (novembre 2011) un remarquable et très inspirant texte de Benjamin Creme [ La vie après la mort et la renaissance] relatant, du point de vue ésotérique, ce qui se passe au moment de la mort et au-delà ...

                                                                                * *

Dans ce même domaine, voici donc une vidéo toute récente intitulée " Et si la mort n'existait pas ? " basée sur les témoignages d'expérienceurs et sur les recherches de nombreux scientifiques. 

Les personnes ayant vécu une EMI n'ont généralement plus peur de la mort et en arrivent à considérer que la mort n'est pas triste, que la mort n'est pas une fin en soi, au point que certaines auraient préféré ne pas revenir dans leur corps physique. 

Comme le dit le Dr Moody: " Quand les personnes reviennent, elles disent que ce qu'elles ont compris  à travers cette expérience c'est que le sens de la vie est d'apprendre à aimer."

On relèvera aussi que les enfants, qui ont l'avantage de ne pas encore être conditionnés par des considérations religieuses ou philosophiques, font dans la restitution de leur vécu/ressenti lors d'EMI, une description qui rejoint celle des adultes. Autre fait remarquable: les aveugles de naissance peuvent découvrir "visuellement" leur corps, lors d'EMI.  

Au-delà de la conception matérialiste de la vie:  "Je suis dans le "hors-temps" où la seconde et l'éternité sont la même chose" indique l'un des intervenants de la vidéo.

Finalement, n'est ce pas une bonne nouvelle que d'apprendre de la part de scientifiques que les esprits décédés ne sont pas localisés dans les cimetières mais que, au contraire, non seulement la conscience survit à l'arrêt du cerveau et à la mort de notre corps physique, mais que, selon toute vraisemblance,  c'est la conscience qui permet à la matière de se manifester ?  

Ce que d'une certaine façon le Pr Pin Van Lommel confirme de cette façon:
"Il a été scientifiquement démontré qu'au cours de l'EMI une conscience élargie était éprouvée, indépendamment de l'activité cérébrale. Cela modifie notre compréhension de la mort, avec une conclusion quasi inévitable: au moment de la mort physique, la conscience va continuer d'exister dans une autre dimension, dans un monde invisible et immatériel."

Ce sont en tous cas les conclusions nouvelles auxquelles sont arrivés depuis une vingtaine - trentaine d'années de nombreux scientifiques qui ne partagent plus la vision de la science matérialiste sur ces sujets. On comprend bien que désormais l'instauration de nouveaux paradigmes est en marche et c'est ainsi que des centaines de scientifiques ont déjà signé le "Manifeste pour une science post-matérialiste" initié par Mario de Beauregard. Bref, une révolution scientifique est en cours sous nos yeux ... 




                                               


Une suite à cette première vidéo est prévue, sous le titre: "Et si l'âme existait vraiment ? " . L'on trouvera ci-dessous un lien vers l'appel du 17/09/2018 de la réalisatrice Valérie Seguin pour la réalisation d'un financement participatif.

Vers l'appel de la réalisatrice pour la deuxième partie



Lire le Manifeste pour une science post-matérialiste



Manifesto for a Post-Materialist Science

dimanche 22 janvier 2017

Paris: les journées de Partage International le 25 et 26 Mars 2017

Des informations sur l'événement en cours, le plus important de notre époque 

Un thème que nous avons abordé à plusieurs reprises sur ce blog: le retour à la vue de tous de Maitreya, l'instructeur mondial, et des Maîtres de Sagesse.  










lundi 22 août 2016

Sur les traces d'Helena Roerich, en Inde, à Naggar et Kalimpong

Une évocation en photos d'Helena Roerich, "messagère" des Maîtres de Sagesse .


Il existe tout  un courant de  pensée qui s'efforce de faire connaître au grand public l'existence des Maîtres de Sagesse ou "Mahatmas" (connus également sous d'autres noms) et l'on peut clairement inclure parmi les représentants de ce courant  Nicolas et Helena (ou Elena) Roerich qui s'étaient d'ailleurs finalement établis en Inde.   

En cette période de congés d'été, il nous a semblé intéressant d'évoquer très rapidement la mémoire de cette remarquable figure de la spiritualité que fut Helena Roerich, notamment à travers quelques photos prises à deux endroits emblématiques de son séjour en Inde.

Voyager en Inde par ses propres moyens n'est pas toujours facile et même si les déplacements eux-mêmes, en train, en bus ou en voiture,  sont généralement moins longs qu'il y a encore quinze ou vingt ans, il vaut mieux avoir du temps devant soi. Et puis, selon la saison, lorsque la chaleur s'abat sur les plaines, il peut arriver un moment où l'on rêve de fraîcheur. Et l'on en vient à penser avec admiration à ces explorateurs de l'Asie, tels qu'Alexandra David-Neel, Helena Petrovna Blavatsky, Baird T. Spalding ou encore Nicolas et Helena Roerich qui ont voyagé dans ces terres lointaines dans des conditions infiniment plus éprouvantes en termes de confort...

Voici donc, sans autre prétention, juste quelques indications et l'une ou l'autre photo relatives plus particulièrement à Helena Roerich et prises en 2013 à Naggar, non loin de Manali, et à Kalimpong, dans la région de Darjeeling.   

Qui était Helena Roerich et où se situe son apport dans la tradition ésotérique ?


H. Roerich (photo prise à Naggar à l'Urusvati Himalayan Research Institute) - 04/2013

Helena Roerich a incontestablement participé à un important travail de transmission d'enseignements ésotériques en provenance des Maîtres de Sagesse. Pour essayer de situer en quelques lignes cet effort historique qui a été entrepris à cette époque, voici une citation tirée du livret "Enseignements de la Sagesse Eternelle" ( "un entretien avec Benjamin Creme" ) :

" Dans les temps modernes, ces enseignements ont été transmis principalement par l'intermédiaire d'Helena Petrovna Blavatsky, l'une des fondatrices de la Société Théosophique, entre 1875 et 1890. Son livre, la Doctrine secrète, représente la partie préparatoire de l'enseignement pour le nouveau cycle cosmique dans lequel nous entrons actuellement, et que nous appelons l'ère du Verseau. 

Une autre partie fut transmise ultérieurement par l'intermédiaire d'une disciple anglaise, Alice A. Bailey, entre 1919 et 1949, par un Maître tibétain, Djwhal Khul. Cette partie est considérée comme la phase intermédiaire des enseignements transmis par les Maîtres pour le nouvel âge. 

Un autre ensemble d'enseignements, les Enseignements de l'Agni Yoga, fut donné par l'intermédiaire d'une autre disciple russe, Helena Roerich, entre 1924 et 1939."

Source: " Enseignements de la Sagesse Eternelle "    Ed. Partage International 

Quelques brefs éléments de la biographie d'Helena Roerich.

Helena Roerich (aussi orthographié Elena) est née Helena Ivanovna Shaposhnikova le 12 février 1879 dans le foyer d'un architecte bien connu de Saint-Petersbourg. Dès son enfance, certains signes laissent présager une personnalité très réceptive à la littérature, la musique, les beaux-arts, la nature et à la spiritualité.

Le 28 octobre 1901, elle épouse Nicolas Roerich, lui aussi personnage à multiples facettes, connu notamment comme artiste, explorateur, archéologue et promoteur d'initiatives en faveur de la paix dans le monde. Deux garçons naissent de cette union.

Nicolas et Helena Roerich / photo webm. prana infos / Naggar 04/2013


Parallèlement  à ses propres centres d'intérêt, Helena Roerich s'implique énormément dans les activités de son mari. C'est ainsi que la famille réside notamment à Londres et à New-York. Puis, en mai 1923 toute la famille quitte les Etats-Unis pour l'Inde, où elle cherche une maison à Darjeeling. De là s'ouvre une période d'expéditions de 1924 à 1928 dans les contrées lointaines et peu connues d'Asie centrale, période pendant laquelle sont également publiés différents écrits d'Helena Roerich.

Au retour de cette lointaine expédition, la famille s'établit à Naggar, dans la vallée de Kullu, non loin de Manali.

Maison des Roerich à Naggar /photo webm. prana infos (Avril 2013) 



Intérieur de la maison des Roerich à Naggar / photo webm. prana infos (Avril 2013)

On doit à Helena Roerich la traduction en russe de La Doctrine secrète , ouvrage monumental rédigé par HP Blavatsky sous l'inspiration des Mahatmas ou Maîtres de Sagesse.  

On lui doit également la rédaction, sous l'inspiration du Maître Morya, de toute une série d'ouvrages  centrés sur l'Agni Yoga ou Yoga du Feu, l'un des aspects de son travail consistant aussi à encourager à faire connaître l'existence et la présence dans le monde des Maîtres de Sagesse. Elle mentionne également la venue de Maitreya, le futur instructeur mondial. 

Parmi son oeuvre, l'on relève en particulier :
 
Les Feuilles du Jardin de Morya  -  volume I  - L'Appel (1924)
Les Feuilles du Jardin de Morya  -  volume II - Illumination (1925)
Ere nouvelle [New Era Community]  (1926)
Agni Yoga (1929)
Infinité - volumes I et II (1930)
Hiérarchie (1931)
Coeur (1932)
Monde de Feu   I        (1933)
Monde de Feu   II       (1934)
Monde de Feu   III      (1935)
Aum  (1936)
Fraternité (1937)







Après le décès de Nicolas Roerich en 1947, Helena Roerich s'établit avec son fils Georges à Kalimpong (à une cinquantaine de kilomètres de Darjeeling). C'est là qu'elle décéde le 5 octobre 1955 et que ses cendres sont inhumées. Un petit stupa, situé juste à côté du Durpin Gompa (temple bouddhiste), tient lieu de mausolée [à noter qu'aucun guide ne le mentionne et qu'il n'y a guère d'indications très visibles sur place].

Stupa-mémorial d'Helena Roerich à Kalimpong / photo webm. prana infos (Juin 2013)


Un court extrait du livre " Les fondations du bouddhisme":

[...] Selon la tradition, le Béni a prédit que le bodhisattva Maitreya serait son successeur.

"Et le Béni dit à Ananda : "  Je ne suis pas le premier Bouddha qui soit venu sur terre, ni ne serai le dernier. En temps voulu, un autre Bouddha surgira dans le monde, un Saint, suprêmement illuminé, doué de sagesse, il embrassera l'univers; incomparable conducteur d'hommes, il gouvernera les anges et les mortels. Il vous révélera les mêmes vérités éternelles  que je vous ai enseignées. Il établira sa Loi, glorieuse dans ses origines, glorieuse dans son apogée, glorieuse dans son achèvement, en esprit et dans la lettre. Il proclamera une vie droite, totalement parfaite et pure, telle que je la proclame à présent. Ses disciples se compteront par milliers, alors que les miens se comptent par centaines."

Ananda dit: " Comment le reconnaîtrons-nous ? "

Le Béni répondit : " Il sera connu sous le nom de Maitreya ! " 

Source: "Les fondations du Bouddhisme" d'Elena Roerich ( livre publié par "Association Agni Yoga" )


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En marge de ce post, quelques mots sur le Durpin Monastery à Kalimpong

Bien qu'il n'y ait, à priori, pas de rapport direct entre Helena Roerich  et le Durpin Monastery (ou Gompa), il se trouve que le stupa-mémorial d'Helena Roerich se trouve juste à côté de ce temple et il nous a semblé judicieux d'en dire deux mots.

Durpin Gompa - Kalimpong / photo webm prana infos (Juin 2013)
Cet édifice bouddhiste, également connu sous l'ancienne dénomination de Zangtok Pelri Phodang, a été consacré par le Dalai-Lama en 1976. Y seraient déposés d'importants documents ramenés par le Dalai-Lama lors de son exil.    

Intérieur du Durpin Gompa / photo webm. prana infos (06/2013)
Porte peinte au Durpin Gompa / photo prana infos (06/2013)

mardi 10 mai 2016

Le Dalai Lama à Strasbourg en septembre 2016

Conférence publique et enseignements du Dalai Lama à Strasbourg le 17 et 18 septembre 2016

Avec le Pape François, le Dalai Lama est certainement l'une des figures les plus marquantes de notre époque. C'est donc toujours un grand bonheur d'être en sa présence et de pouvoir assister à l'une de ses conférences.

Cette opportunité se présente à nouveau puisque le Dalai Lama sera au Zénith de Strasbourg le samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016 à l'invitation de l'association Mandalas - Strasbourg 2016.

Source:  Site officiel Dalai Lama  Strasbourg 2016

Il est notamment prévu une conférence publique le dimanche 18 septembre à 13h 30 sur le thème "Pour une éthique au-delà des religions". 

Les inscriptions sont désormais ouvertes, séparément, sans obligation de pack, soit pour les enseignements, soit pour la conférence (MAJ  du 21.07.16)

dimanche 1 mai 2016

Les Maîtres de Sagesse: une réalité méconnue du grand public

Récemment a eu lieu à Marmoutier, dans le Bas-Rhin, une conférence sur le thème des Maîtres de Sagesse. Nous en reprenons, ci-dessous, le texte de présentation et, plus bas, la vidéo intégrale (à l'exception des questions/réponses ), en trois parties, réalisée par un vidéaste local, Dany Fischer, lors cette conférence donnée par Luc Guillory le 23 avril 2016.

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Qu'est ce qu'un Maître de Sagesse ?


Comment appréhender cette réalité par rapport aux religions et à la science ?
Quels sont les enseignements des Maîtres de Sagesse pour la période actuelle ?
Comment se font-ils connaître ?

L'humanité traverse la crise la plus profonde de son histoire. L'ordre ancien issu de la compétition et de la division s'effondre., l'écosystème planétaire est à la dérive. Nous sommes cependant à l'aube d'une transformation fondamentale de notre civilisation.

Un groupe d'Hommes éclairés, appelés Maîtres de Sagesse dans la tradition ésotérique, s'apprête à se faire connaître afin de nous indiquer comment bâtir une société fondée sur la justice, le partage et la coopération. Ils nous enseigneront l'art de la réalisation du Soi afin d'établir de justes relations pour le bien et l'épanouissement de tous.

C'est à nous qu'il appartient de décider de notre avenir, mais l'émergence des Maîtres sur la scène mondiale est la garantie que la Fraternité est, pour la première fois, à portée de main. 

Luc Guillory donne des conférences, depuis plus de 25 ans, sur la nécessité du partage et participe à des émissions de radio en lien avec l'émergence des Maîtres de Sagesse. Il collabore avec la revue Partage International. Il a également participé à des travaux de la CNUCED à l'ONU.  

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mardi 26 avril 2016

Yogananda - Le film

"Yogananda", le film qui retrace la vie de Paramahansa Yogananda

Il existe quelques grands classiques de la spiritualité; l'un d'entre eux est "La Vie des Maîtres", écrit par Baird Spalding, et nous lui avions déjà consacré un post le 15 décembre 2014. 


 "Autobiographie d'un Yogi" de Paramahansa Yogananda en constitue très certainement un autre dans cette catégorie de littérature très particulière consacrée à la spiritualité. 

Couverture du livre paru aux Editions Adyar

Né le 5 janvier 1893 à Gorakhpur, en Inde, et décédé le 7 mars 1952, Yogananda est généralement considéré comme un yogi et un gourou. Il n'est guère difficile de trouver des biographies traitant de sa vie et de son oeuvre, mais il nous semble intéressant de mettre un lien vers celle du site Shakti  qui  donne une vue synthétique ainsi que des informations plus ésotériques sur cet avatar indien qui a parcouru le monde en son temps.  

Voir sur le site Shakti le texte consacré à Yogananda

Voilà maintenant qu'un film en projet depuis plusieurs années a abouti tout récemment, puisqu'il vient de sortir en salle en ce printemps 2016.

Source: Jupiter Films

La documentation officielle de Jupiter Films, relative au film, donne les indications suivantes:

" Le film retrace la vie de Paramahansa Yogananda qui a fait connaître dans les années 1920 des techniques du yoga et de la méditation en Occident. 
Son livre "Autobiographie d'un Yogi", best-seller mondial, a été une source d'inspiration pour d'innombrables yogis et des personnalités comme George Harrison, Russel Simmons ou encore Steve Jobs.

En évoquant le voyage de l'âme comme un rejet de l'égo et des illusions du monde matériel, le film nous immerge dans l'irréel. Cette oeuvre raconte finalement l'histoire de l'humanité elle-même: les épreuves auxquelles tous les êtres sont confrontés pour se libérer des souffrances et rechercher un bonheur durable."

Un film qui ne restera sans doute pas longtemps à l'affiche dans les villes où il sera programmé, mais qui mérite probablement d'être vu.

dimanche 13 mars 2016

"Partager et vivre en paix " : à Paris le 9 et 10 avril 2016

Un événement annuel: les Journées de Partage International

Les 9 et 10 avril 2016 auront à nouveau lieu les Journées de Partage International.

Le samedi 9 avril de 15 h à 19 h : la conférence traitera du retour de Maitreya et des Maîtres de Sagesse dans le monde moderne, et de l'impérieuse nécessité de mettre en oeuvre le partage des ressources mondiales.

Le dimanche 10 avril de 15 h à 19 h : l'après-midi sera consacré à la méditation de transmission, cette forme de méditation permettant d'aider le monde tout en dynamisant l'évolution personnelle. 

Lieu : Espace Charenton  323, bis rue de Charenton  Paris 12e

dimanche 22 novembre 2015

Attentats de Paris: le point de vue du Dalai-Lama

Le Dalai-Lama , à propos des attentats de Paris: " Travaillez pour la paix, et n'attendez pas d'aide de Dieu, ni des gouvernements"  

Dalai Lama on Paris attacks: " Work for peace, and don't expect help from God and governments "


C'est sous ce titre que DW ( la chaîne internationale allemande Deutsche Welle) rend compte d'une interview du Dalai-Lama réalisée tout récemment en Inde. Parmi les thèmes abordés, les attentats terroristes de Paris, la violence, la thématique croissance économique et principes moraux, la question tibétaine, l'institution du Dalai-Lama et l'intolérance religieuse en Inde. Nous reprenons ici la partie de l'interview relative aux attentats à Paris qui intéressera certainement plus particulièrement les lecteurs français, le site web de DW ne proposant malheureusement pas de version française de l'article.
 

Capture d'écran video DW

DW : " Quel regard portez-vous sur les attentats terroristes de Paris ? "

Dalai-Lama : " Le 20e siècle a été violent et a vu plus de deux cent millions d'hommes mourir à cause des guerres et des conflits. Nous voyons en ce moment les retombées dans ce siècle des effusions de sang du siècle précédent.Si nous mettons davantage l'accent sur la non-violence et l'harmonie, cela sera la marque d'un nouveau commencement. Si nous ne faisons pas des efforts sérieux pour parvenir à la paix, nous continuerons à assister à la répétition du chaos que l'humanité a connu au 20e siècle.

Les gens veulent une vie tranquille. Les terroristes ne voient pas bien loin, c'est l'une des raisons de la cascade actuelle d'attentats suicide. Nous ne pouvons pas résoudre ce problème par la prière seulement. Je suis bouddhiste et je crois en la prière. Mais ce sont les hommes qui ont créé ce problème, et voilà que nous demandons à Dieu de le résoudre. C'est illogique. Dieu dirait: "Résolvez le vous-mêmes, puisque c'est vous qui l'avez créé au départ."

Nous avons besoin d'une démarche qui nourrisse les valeurs humaines d'unicité et d'harmonie. Si nous nous y mettons tout de suite, nous pourrons espérer que ce siècle soit différent du précédent. C'est dans l'intérêt de tous. Il nous faut donc travailler en faveur de la paix dans nos familles et dans la société, et ne rien attendre de Dieu, du Bouddha ou des gouvernements."     

 DW: "Votre message essentiel a toujours prôné la paix, la compassion et la tolérance religieuse, mais le monde semble s'être engagé dans la direction inverse. Votre message n'a-t-il donc pas été entendu par les populations ?"

Dalai-Lama :"Je ne suis pas d'accord avec vous. C'est à mon avis un petit pourcentage de gens qui souscrivent à un discours violent. Nous sommes des êtres humains, et nous n'avons aucun fondement, aucune bonne raison pour tuer les autres. Quand on considère les autres comme des frères et des soeurs, alors il n'y a plus de place pour la violence.

De plus, les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui sont le résultat de différences superficielles sur des questions de foi et de nationalité. Nous sommes un seul et même peuple." [...]

Interview réalisée pour DW par Murali Krishnan, à Jalandhar, Inde.

Traduction prana infos :Aucune version française n'étant proposée par DW, la traduction a été effectuée pour prana infos par un ami qui a souhaité rester anonyme. Tous nos remerciements à lui. 

LIRE L'ARTICLE EN ANGLAIS SUR DW

mercredi 28 octobre 2015

Que se passe-t-il au moment de la mort et après la mort ?

Des rites funéraires variables à travers le monde

Curieux constat: aussitôt né dans un corps physique, l'être humain est en quelque sorte soumis à un  inéluctable et longtemps invisible compte à rebours dont la date ultime lui est généralement inconnue, du moins pour le commun des mortels. 

Un usage très répandu en Europe veut que les familles, du moins les catholiques, aillent au cimetière, à un certain moment de l'année, pour se recueillir sur les tombes de leurs défunts, et, par la même occasion, fleurir les tombes, alors que d'autres religions rendent hommage aux défunts d'une façon différente et selon un autre calendrier.
 
Stand commercial proposant un cercueil décoré à Munich en 2009 / photo prana infos


En fait, le monde connaît une grande diversité de pratiques et de rituels à la fois pour gérer ce "départ" du plan physique et pour rendre hommage aux morts. Dans cette mosaïque de peuples et de cultures que constitue l'Inde, l'un des géants démographiques de la planète, certaines religions pratiquent la crémation, d'autres l'enterrement et, autre coutume, les Parsis exposent les corps de leurs défunts au sommets des "tours du silence" où les vautours se chargeront de les "nettoyer". Au Tibet voisin, un rituel a encore cours qui consiste à découper les corps afin de les livrer aux vautours et en Indonésie, des momifications sont encore pratiquées. Traditions et rituels hérités du passé, parmi bien d'autres encore...

Des compréhensions différentes du phénomène de la mort

Large palette de concepts et de compréhensions pour ce que nous appelons la mort et l'après-vie... Très schématiquement, en Occident, parmi les grands courants: le courant matérialiste pour lequel il n'y a rien après la mort, les courants religieux considérant que nous avons une âme survivant à la mort et qui parlent de Jugement dernier, de paradis et d'enfer ou de Résurrection. Enfin, différents courants religieux (tels le bouddhisme ou l'hindouisme), ésotériques ou new-âge, pour qui la réincarnation est une évidence (même si les concepts respectifs de la réincarnation peuvent être assez éloignés les uns des autres).    



Conception chrétienne relevée dans un cimetière en Alsace / photo prana infos


"Qui suis-je ? "    Qui sommes-nous réellement ?

La méconnaissance de "qui nous sommes réellement" est-elle à l'origine de tant de compréhensions différentes de la mort ? Si les uns considèrent que nous sommes, pour un temps limité, un corps physique, appelé à disparaître ensuite dans le "néant", les autres affirment au contraire que nous avons également une âme qui survit à la mort et qui ensuite est soumise aux pérégrinations et différentes options décrites par les diverses religions.

Mais, avons nous une âme ou, comme l'indique la tradition ésotérique, sommes-nous en réalité une âme qui, engagée dans un très long parcours évolutif et soumise à la loi du karma, s'incarne périodiquement de façon à progresser lentement, de vie en vie, tantôt dans un corps masculin, tantôt dans un corps féminin, dans le but d'acquérir la maîtrise de la matière et de nos différents corps constitutifs et de devenir un "Maître" libéré de la nécessité de se réincarner sur Terre ?

A quelques jours de la Toussaint, il nous a paru judicieux de reprendre intégralement un post déjà publié précédemment sur ce blog, un texte donnant des indications très précises, provenant d'une source extrêmement élevée et offrant un éclairage tout à fait exceptionnel de cet événement qui nous attend tous et que nous avons sans doute déjà tous vécu de multiples fois ... dans des conditions plus ou moins sereines ...

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Reprise d'un article initialement publié sur ce blog le 1er novembre 2011.
                                                                
                                                               
"Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement.

[...] Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience."

Ces quelques lignes issues du texte qui va suivre posent le problème: notre conception de la mort est elle infondée et à reconsidérer ? Les explications données proviennent d'une source supérieure, disons pour faire simple, des Maîtres de Sagesse qui ont travaillé par l'intermédiaire d'Helena Blavatsky et d'Alice Bailey, et dont l'un d'entre eux a, à ce jour encore, un lien télépathique permanent avec Benjamin Creme, artiste et ésotériste anglais. Le texte, extrait de La Mission de Maitreya -tome 1- (Partage Publication) , est gracieusement mis à disposition lors des conférences de Benjamin Creme ou lors des conférences et événements organisés par des lecteurs français de la revue Partage International. 

La vie après la mort et la renaissance


"L'attitude de nos contemporains  face à ce phénomène récurrent que nous appelons la mort constitue une des plus grandes tragédies de notre temps. Pour la plupart, nous portons sur la mort un regard empreint de peur et de dégoût, cherchant par tous les moyens à lui résister, et prolongeant, souvent bien au-delà de son utilité, l'activité du corps physique, comme garantie de la "vie".

Notre peur de la mort n'est en fait que la peur de l'inconnu, la peur d'une dissolution complète et définitive, la peur de ne plus être. En dépit des multiples témoignages  rassemblés au fil des ans par un grand nombre de groupes spirituels, attestant que la vie se poursuit après la mort, sous une forme ou sous une autre; en dépit de l'acceptation intellectuelle répandue que la mort n'est que l'éveil à une vie nouvelle et plus libre; en dépit de la croyance croissante en la réincarnation, et malgré les enseignements reçus, à travers les âges, des Instructeurs les plus sages, notre approche de ce grand passage continue d'être empreinte de peur et d'agitation.

Ce qui rend cette attitude si tragique est qu'elle est tellement éloignée de la réalité qu'elle est source de bien des souffrances inutiles. Notre peur de la mort n'est autre que la peur de voir notre identité anéantie. C'est cela qui nous terrifie. Si nous pouvions réaliser et expérimenter le fait que cette identité est un Etre immortel, ne pouvant ni mourir, ni être anéanti, notre peur de la mort disparaîtrait. Si, de plus, nous réalisions que ce que nous appelons la mort est en fait l'entrée dans une lumière nouvelle dont la clarté nous confère une conscience plus aiguë de notre identité, et nous révèle certains aspects plus élevés de notre Etre jusque là occultés, toute notre attitude envers la mort changerait, pour notre plus grand bien.

Un voyage sans fin

La mort et la vie sur le plan physique seraient alors considérées comme les étapes d'un cheminement sans fin vers la perfection, la mort n'étant qu'une porte d'accès vers un champ d'expérience beaucoup plus vaste. Libérée des limitations du plan physique, notre conscience verrait s'ouvrir à elle de nouvelles et vastes perspectives de connaissance, d'intelligence et de beauté jusque-là inaccessibles.
Dans un proche avenir, les Maîtres et leurs disciples enseigneront la vérité au sujet de cette expérience que nous appelons la mort, et ainsi offriront à chacun une liberté nouvelle. Nous apprendrons à accepter la mort pour ce qu'elle est: la restitution de nos véhicules à leur source initiale, "les cendres à la cendre et la poussière à la poussière", et une ouverture à une vie nouvelle, plus riche de significations. Nous en viendrons à comprendre que ce moment unique et important est en fait, une suite ordonnée d'étapes à travers lesquelles l'âme se retire successivement de chacun des véhicules qu'elle a créés.

Le processus de la mort commence lorsque l'âme retire son énergie du corps physique dense.Cela peut prendre plus ou moins de temps. Une série de crises cardiaques ou l'aggravation continue d'une maladie peuvent signifier que l'âme a amorcé ce processus. Dès que la mort survient, les corps subtils - les corps astral et mental situés au sein du véhicule éthérique - se retirent du corps physique dense. Ceci peut, également, se faire plus ou moins rapidement, et les Maîtres conseillent d'attendre trois jours avant la mise en terre, ou de préférence la crémation, ceci pour être assuré que le corps éthérique s'est bien complètement retiré de sa contrepartie physique.

Dès lors, la conscience de l'individu subsiste à l'intérieur du corps éthérique qui, à son tour, se verra également abandonné. Les particules de substance constituant ce corps retournent alors dans l'océan d'énergie éthérique qui nous entoure. La rapidité de ce processus de désintégration dépend du karma individuel.

Une fois le véhicule éthérique rejeté, l'enveloppe astrale de la personne lui confère une conscience sur l'un des sept sous-plans du plan astral, celui qui s'harmonise le mieux à sa nature astrale, sous-plan sur lequel elle vivra un certain temps, afin d'être confrontée aux désirs qui ont imprégné son corps astral durant sa vie terrestre et aux filets desquels elle se laisse encore prendre.

Bien souvent, cette confrontation va l'absorber à un tel point que la vie sur ce plan devient pour elle une réalité. Si sa conscience est surtout focalisée sur l'astral et très peu sur le mental, une telle personne peut vivre sur le plan astral pendant une longue période - notion de temps toute relative si l'on considère que le temps réel tel que nous le percevons sur le plan physique cesse d'exister en même temps que le cerveau.

Sur le plan astral, chacun fait ce que normalement il aurait fait en incarnation. Mais bien que cette vie sur le plan astral ait l'apparence de la réalité, tout comme la vie sur le plan physique dense, elle n'en est pas moins une illusion. Tous nos espoirs, nos peurs, notre agressivité, nos haines, nos jalousies et nos vices constituent de puissantes formes-pensées qui, tôt ou tard, doivent être dissoutes.

C'est pourquoi le seul enfer qui existe est celui que nous nous sommes nous-mêmes créés sur le plan astral. L'enfer auquel nous sommes confrontés est celui de nos propres désirs, de notre propre cruauté, de notre séparatisme, de nos ressentiments et de nos peurs qui demeurent sur le plan astral. C'est pour cette raison que les Maîtres ne cessent de nous répéter d'apprendre à contrôler nos pensées et nos réactions émotionnelles.

Pour cette même raison, il est important qu'au moment de la mort, le niveau de conscience soit aussi élevé que possible, afin que les derniers réflexes nerveux servent à propulser la conscience à travers les niveaux de l'astral et du mental inférieur jusqu'aux sphères mentales les plus élevées, de la manière la plus rapide et la plus consciente possible. D'où l'importance d'une préparation délibérée à la mort. A l'avenir, nous apprendrons comment mourir consciemment, comment gérer ce "passage".

Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement. Elle perçoit simultanément deux mondes: celui des formes qu'elle vient de quitter et le monde nouveau qui s'ouvre à elle, lieu de plus grande liberté, où des êtres familiers viennent l'accueillir, mais où elle peut encore partager les sentiments et les pensées de ceux qu'elle a laissés derrière elle.

Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience. Ainsi, sur le plan astral, des disciples, des initiés et certains Maîtres interviennent afin de les protéger et de leur faire prendre conscience de leur mort.

Le plan astral 

Après la mort du corps physique, la personne défunte séjourne sur le plan de l'astral qui correspond au niveau de développement qu'elle a atteint au cours de sa vie terrestre. A ce niveau subtil d'existence, notre faculté de perception est libérée des processus de la pensée et du raisonnement qui sont le fait du cerveau physique. Toute connaissance et expérience peut alors être directement vue, entendue, touchée et connue dans sa pleine signification. Perception, connaissance et beauté sont simultanément appréhendées et engendrent une sensation de joie et une libération inconnue sur le plan terrestre.

Sur les sous-plans de l'astral supérieur, cette expérience directe revêt un caractère plus extatique. Elle provoque des émotions plus nobles et plus raffinées, correspondant aux niveaux astraux supérieurs du centre du coeur, aux plus hauts niveaux de l'astral. Un être parvenu à un certain degré d'évolution avant sa mort fait sur ces plans  l'expérience d'une joie indicible et d'une extase presque constante . Il perçoit toute la beauté et l'harmonie qui sont, sur ce plan, l'expression de bouddhi, c'est à dire l'amour-sagesse. En fait, bouddhi est un état de ravissement qui peut être expérimenté sur le plan physique lorsqu'au cours de la méditation, on parvient à un degré élevé de contact bouddhique.

Un être qui a atteint un certain niveau de concentration mentale reste peu de temps sur le plan astral, car son véhicule astral est alors si raffiné et harmonieux qu'il se dissout rapidement, afin que ses particules puissent retourner dans le réservoir de matière ou d'énergie astrale, tout comme les particules du corps éthérique sont retournées au plan éthérique.

L'expérience vécue sur le plan mental est d'une nature différente, plus mentale. Là, le ravissement laisse place à la connaissance et à la sagesse. L'expérience spécifique de ce plan n'est plus seulement la joie extatique mais plutôt l'intelligence du sens profond des choses, de leur véritable signification. L'être suffisamment évolué, doté d'un niveau d'intuition élevé, peut alors comprendre cela, ainsi que le Dessein et la Volonté de Dieu.

Pour les êtres plus évolués, l'existence sur le plan mental constitue la dernière avant le retour en incarnation. Mais il se peut aussi que le corps mental se dissolve à son tour, l'être entre alors en état de pralaya, en devachan. Cet état d'existence ni mental, ni astral, ni physique, est un état intermédiaire entre la vie et la mort. C'est un état d'être, hors incarnation, où toute pulsion vitale est suspendue. C'est un état d'éternelle béatitude, de paix parfaite.

L'être en pralaya n'est pas inconscient, mais aucun processus d'apprentissage conscient ne peut avoir lieu avant le retour en incarnation. C'est une sorte d'absorption dans l'Absolu, d'où l'on s'abstrait, selon la Loi, lorsque le besoin du groupe le réclame. L'état de pralaya est le monde propre aux âmes, où elles n'ont d'autre but que d'être elles-mêmes. Dépourvue de tout véhicule inférieur, l'âme en pralaya ne fait aucune nouvelle expérience, contrairement à l'existence sur les autres plans. Ainsi les progrès spécifiques ne sont possibles que sur les plans inférieurs.

L'âme vient en incarnation par décision du Logos, en fonction des besoins du groupe et du Plan. C'est pour l'âme un grand sacrifice que de descendre sur le plan physique et de s'incarner. Elle le fait sous l'impulsion de son esprit d'abnégation. Cette volonté altruiste qui émane de l'âme est une puissante source d'inspiration.

L'âme en pralaya n'éprouve aucun besoin de s'incarner. Elle y reste, suivant les cas, de quelques dizaines à plusieurs milliers d'années, jusqu'au moment où un groupe d'âmes en pralaya est envoyé en incarnation, parce que le moment est propice et les circonstances favorables. C'est de cette manière que le corps de l'âme, ou corps causal, s'enrichit de nouvelles expériences. Le corps causal reçoit davantage de connaissances et de conscience de l'âme à mesure que ses véhicules s'affinent.

Les atomes permanents

Cet affinement des véhicules de l'âme (que sont les corps éthérique, astral et mental) s'opère par le truchement de ce que l'on appelle les "atomes permanents". Il s'agit d'atomes de matière physique, astrale et mentale autour desquels s'organisent les corps en vue d'une nouvelle incarnation. Ces atomes permanents gardent la mémoire du taux vibratoire auquel l'individu est parvenu au moment de sa mort.

Si cette personne a fait de grands progrès, les corps de ses incarnations suivantes seront plus raffinés, en harmonie avec la vibration de cet atome permanent qui, grâce au travail magique de l'âme, attirera toujours davantage de matière de nature subatomique. Ainsi, les atomes permanents parviennent à des fréquences vibratoires toujours plus élevées. Et comme un corps attire toujours à lui de la matière ayant un taux vibratoire semblable, les progrès réalisés de vie en vie créeront un corps chaque fois plus raffiné, d'une vibration toujours plus élevée.

Les atomes permanents constituent donc les noyaux qui attirent les particules atomiques dont sont composés, en premier lieu le corps mental, puis le corps astral, enfin le corps physique éthérique, ce après quoi le corps physique dense est "précipité". Les atomes permanents d'un être sont liés au corps causal de l'âme et ne sont influencés par aucune expérience faite hors incarnation.

Le corps causal se situe sur le plus élevé des quatre plans du mental, et on peut le considérer comme une sorte de réservoir de tout ce qui a été perçu, connu et expérimenté dans les domaines du physique, de l'astral et du mental. Une "corde d'argent" relie l'âme et son corps aux trois atomes permanents. Dans ce cordon, la conscience est continue, de telle sorte que lorsqu'il est temps pour l'âme de s'incarner à nouveau, des particules de matière de taux vibratoire analogue sont, magiquement, attirés autour des atomes permanents. Ceux-ci ont conservé la même fréquence que dans la vie qui a précédé, et sont imprégnés de la conscience et de la vibration des énergies de ces niveaux.

Au début des incarnations suivantes, lorsque les véhicules sont prêts, l'âme forme ses enveloppes mentale, astrale et physique. La connaissance et l'expérience accumulées, gagnées au cours d'une succession de vies précédentes, s'écoulent du niveau de l'âme dans le cerveau physique qui en retient tout ce qu'il peut consciemment absorber, utiliser et connaître."


Texte de Benjamin Creme, extrait de La Mission de Maitreya (Partage Publication), tome 1 (dépliant mis gracieusement à disposition lors des conférences de B. Creme).


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jeudi 24 septembre 2015

Réincarnation: le cas James Leininger

Se peut-il qu'un pilote de chasse abattu par les Japonais en 1945 se soit réincarné en avril 1998 et que, pour la première fois, nous ayons des preuves irréfutables de la réalité de la réincarnation ?  


Réincarnation: un concept qui gagne du terrain ?

La question n'est pas neutre: est-il exact, comme beaucoup le pensent, qu'au cours des premiers siècles, les textes bibliques ont été expurgés de toute référence à la réincarnation ? Et dans l'affirmative, pourquoi ?

Combien sont-ils actuellement en Occident à prendre en compte le concept de réincarnation ? De l'ordre de 30 à 35 % ou peut-être plus ? Et, entre les bouddhistes, les hindous et quelques autres groupes religieux et par ailleurs des groupes plus "ésotériques" ou "new age", qu'entendent-ils, les uns et les autres, par "réincarnation" ?

Indéniablement, cette notion de survivance de l' "âme" après ce que nous appelons la "mort" et l'incarnation ultérieure de l' "âme" dans un nouveau corps physique, tantôt masculin, tantôt féminin,  semble trouver un écho de plus en plus large dans la population en Occident. Signe des temps ?

Il reste pourtant des groupes religieux pour lesquels ce concept est absolument incompatible avec leurs dogmes; sans compter également toutes les personnes pour lesquelles il n'y a strictement rien après la "mort"...

Ces questionnements ne sont pas le propos de l'ouvrage que nous allons évoquer, mais lorsque, fait rarissime, se révèle un cas contemporain présentant tous les signes d'authenticité, il ne peut qu'attirer notre attention. Un enfant américain né en 1998 peut-il donc avoir été ce pilote de chasse mort au combat en 1945 ? Nous proposons ici juste un petit aperçu du livre traitant de ce cas et paru en français sous le titre: "Réincarné".


Le cas James Leininger




Un couple comme tant d'autres... et un heureux événement

C'est une histoire peu banale que vivent  Andrea et Bruce Leininger, tous deux de tradition chrétienne,  et leur fils James en l'an 2000, alors que cette famille américaine vient de déménager peu de temps auparavant à Lafayette (Louisiane), dans le cadre d'une nouvelle mobilité professionnelle.

Né le 10 avril 1998, le petit James présente durant ses deux premières années l'apparence d'un bébé adorable, peu enclin aux pleurs et d'un naturel plutôt heureux et satisfait. Tout semble aller pour le mieux pour le bambin et la petite famille.

La nuit où tout a démarré

Alors que trois semaines plus tôt, James vient de fêter son deuxième anniversaire, rien, en ce tout début du mois de mai 2000, ne laisse entrevoir ce qui va perturber une ambiance jusque là paisible. Ainsi, en pleine nuit, la maisonnée est soudain emplie de cris perçants et de hurlements d'angoisse; accourue au chevet de James, Andrea trouve son fils gesticulant et se débattant sans raison apparente, si ce n'est celle d'un cauchemar, et ce n'est qu'après un certain temps qu'elle peut lui faire retrouver le sommeil.

Deux jours plus tard, même scénario; Bruce ne s'inquiète pas et considère qu'il s'agit d'un phénomène normal chez des petits. Mais les cauchemars se répètent et s'installent dans la durée avec des fois, une ou deux nuits de répit, ces scènes gagnant pourtant en intensité et pouvant se répéter jusqu'à cinq fois par semaine.     

Incompréhension et questionnements

Des semaines après le début des cauchemars, James crie et se débat toujours autant, tout plongé qu'il est dans un sommeil qui semble le tenir sous son emprise. Pourtant, il faut se rendre à l'évidence: tout en se démenant et en faisant mine de vouloir s'extraire de quelque chose, James, à peine âgé de deux ans, hurle bien des mots: "accident d'avion ! avion en feu ! petit bonhomme ne peut pas sortir ! ", paroles qu'il renouvelle calmement en une autre circonstance, alors qu'il s'est réveillé dans les bras de sa mère. De quoi susciter stupeur et incompréhension pour les parents.

Ultérieurement, alors que sa mère lui lit une comptine, James se met soudain sur le dos et, lançant ses jambes vers le plafond,  lui explique à sa façon, tout en mimant un personnage cherchant à s'extraire de quelque chose où il serait coincé : "Petit bonhomme fait comme ça". Et à la question de sa mère sur l'identité du petit bonhomme, la réponse est posée et nette : " Moi " .

Et de le confirmer immédiatement après, dans les mêmes termes et attitudes, à son père, venu les rejoindre. Et aux questions complémentaires de Bruce sur ce qui était arrivé à son avion, les réponses tombent sans hésitation de la part de James: "Y s'est écrasé en feu " ; " On a tiré dessus " ; " Les Japonais ". Que peuvent bien signifier ces paroles dans la bouche d'un enfant d'un peu plus de deux ans ? Comment peut-il savoir ?

Lorsque le lendemain de cet épisode les Leininger accueillent une proche parente, celle-ci, mise au courant des derniers développements, demande à James comment il sait que ce sont les Japonais qui ont tiré sur son avion. La réponse laisse perplexe: " Le grand soleil rouge"  ... le drapeau emblématique du Japon .   

Et les parents de se remémorer un autre épisode étrange intervenu quelques mois plus tôt. Avec James dans la poussette, Andrea achète un modèle réduit d'avion et le lui donne pour l'occuper pendant ses courses. James l'examine attentivement, puis rectifie un commentaire de sa mère: " C'est pas une bombe, maman; c'est un réservoir largab' ". C'est seulement en en discutant avec son mari, qu' elle comprend qu'il parlait d'un "réservoir largable", une réserve supplémentaire de carburant permettant d'accroître le rayon d'action de l'avion. Mais comment peut-il savoir cela ?

Nouveaux éléments troublants

Un soir, lors d'une autre séance de comptine, James revient sur ses rêves.
- "Maman, l'avion du petit bonhomme, y s'écrase, y a le feu ..."

Dialogue entre Andrea, Bruce et James, ce soir-là (citation):
- " Qui est le petit bonhomme  ? "
- " Moi "
- " Tu te souviens du nom du petit bonhomme ? "
- " James "
- " Tu te rappelles quel type d'avion c'était ? "
- " Un Corsair "
- " Tu te rappelles d'où ton avion a décollé ? "
- " Un bateau "
- " Tu te rappelles du nom du bateau ? "
- " Natoma "
- " Natoma, hein ? "
- " Natoma "
- " Ca sonne plutôt japonais "
- " Non, c'est américain" , rétorqua James. 

Et encore, un soir d'octobre, lors du coucher de James, en présence des deux parents (citation):
- "Bon, cette nuit, pas de rêve du petit bonhomme, d'accord mon gars ? "
- " Papa, le petit bonhomme s'appelle James"
- " Mon chéri, c'est ton prénom à toi, James " corrigea gentiment Andrea
- " Le petit bonhomme aussi, y s'appelle James "
- " Tu te rappelles du nom de famille du petit bonhomme ? "
- " Non, j'me rappelle pas "
- " Tu te rappelles s'il y avait d'autres personnes avec toi dans ton rêve ? Des amis, par exemple ? "
- " Jack ", fut la réponse de James, après un moment de concentration
- " Tu te souviens du nom de famille de Jack ? "
- " Larsen. Jack Larsen "
- " Est-ce que Jack était l'ami de James ? "
- " C'était un pilote, comme lui

Hypothèse d'une vie antérieure, fortes résistances familiales et début d'une enquête approfondie 

A quel moment a-t-il été tout à fait clair pour son entourage qu'il y avait un rapport entre les cauchemars de James et sa fascination pour les avions ? 

Le caractère extraordinaire de la situation et les données extrêmement précises sorties de la bouche de l'enfant donnent à penser qu'il est en train de vivre quelque chose qui dépasse l'entendement et son présent statut. Au fil des mois, lentement, l'hypothèse de la réincarnation vient à l'esprit du cercle familial.

Andrea elle-même, intuitivement, commence à le pressentir et à l'accepter. D'autant plus que James continue à fournir des renseignements précis, soit de nature technique et relatifs aux avions de combat ou à un environnement de pilote de chasse en temps de guerre, soit sur ses supposés ex-collègues pilotes ou sur sa précédente famille, tout comme des détails très précis et personnels, antérieurs à sa naissance, concernant ses parents actuels....

Si Andréa l'accepte, il en va tout autrement pour Bruce, solidement ancré à la fois à sa formation universitaire et à son éducation religieuse. Son expérience professionnelle de manager habitué à trouver des solutions concrètes, son esprit cartésien tout comme sa fidélité envers sa foi chrétienne, l'empêchent de croire en la réincarnation. S'en suit une espèce de combat cherchant à démontrer à tout prix qu'il ne pouvait en être ainsi, que ce que vit son fils ne peut qu'avoir des causes rationnelles. Ainsi commence une très longue enquête qui va mobiliser les deux parents.

Une enquête "journalistique" à rebondissements, sur des mois et des mois

Corsair et Natoma. Enfin, de premiers éléments précis et tangibles que Bruce se met activement à vérifier. De premières recherches sur internet, il ressort qu'ils existaient bien tous deux: le premier était un avion de chasse utilisé durant la seconde guerre mondiale et le second, le Natoma Bay, un porte-avions américain engagé dans les combats dans le Pacifique à cette même époque. 

Des centaines et des centaines d'heures de recherche plus tard, sur internet ou par contact téléphonique, de recherches généalogiques en archives militaires, en passant par les associations de vétérans du Natoma ou de pilotes de chasse et la participation à leurs réunions, étape par étape, Bruce et Andrea réussissent à contacter le fameux Jack Larsen mentionné par James.

Ancien pilote, il est toujours en vie et se souvient bien de son collègue James M. Huston. Ayant lui-même participé à l'opération qui a coûté la vie à James M. Huston  le 3 mars 1945 à la bataille d'Iwo Jima, il donne de vive voix à Bruce des informations capitales.     

Après bien d'autres développements déjà intervenus entretemps, Andrea a déjà pressenti qu'il pouvait y avoir un lien mystérieux entre leur fils James et ce pilote de chasse, James M. Huston. Leur petit James pourrait-il être la réincarnation de ce James M. Huston disparu ?

Alors que James donne toujours encore, au compte-gouttes, d'autres indices semblant valider de façon croissante l'hypothèse d'une vie antérieure, Bruce s'obstine à la refuser au nom de sa pensée rationnelle et de ses croyances religieuses. 

Un témoin oculaire confirme avoir vu de ses yeux l'avion de James M. Huston s'écraser en mer et apporte un nouvel éclairage, faisant tomber l'une des deux objections majeures de Bruce.

De fil en aiguille, de contacts en contacts, ils entrent en relation avec la soeur de James M. Huston, alors âgée de 84 ans. Avant de se rencontrer  physiquement par la suite, le petit James et elle s'entretiennent  au téléphone et la nature des termes employés par le garçonnet ôtent tout doute à la vieille dame. Et lorsqu'elle envoie des photos de son frère James posant devant un avion "Corsair", une autre objection majeure de Bruce tombe.

Bien  d'autres propos étonnants, voire stupéfiants, de James, relatés dans le livre, se vérifient . En fait, tous sont vérifiés méthodiquement et concordent ! Malgré sa problématique, à bout d'arguments "rationnels", Bruce doit s'avouer vaincu. Qu'allait-il advenir de sa conception de la promesse biblique du salut et du Jour du Jugement dernier alors qu'il a sous les yeux les preuves éclatantes de la survie de l'âme et de son incarnation dans un nouveau corps avec une nouvelle identité ?     

Un jour, assis sur les genoux de son père et feuilletant avec lui un livre consacré à la bataille d'Iwo Jima, James avait reconnu sur une photo l'endroit précis où son avion s'était écrasé et cela s'était également révélé exact par la suite. La diffusion d'une deuxième émission télévisée consacrée au cas Leininger avait suscité un regain d'intérêt, même à l'étranger, et une invitation provenant du Japon parvint à la famille.

C'est ainsi qu'à l'occasion d'un voyage sur les lieux du drame, après une émouvante cérémonie, James put laisser filer son ancienne personnalité de James Huston et commencer à revêtir pleinement celle de James Leininger.  

Deux émissions de télévision majeures aux Etats-Unis 

L'enquête des deux parents a eu des prolongements, le cas parvenant aux oreilles de producteurs d'émission. C'est ainsi que le cas de James Leininger a fait l'objet de deux émissions de télévision diffusées aux Etats-Unis en avril 2004 et la seconde en juillet 2006 ( Good morning, America sur ABC ) .

Depuis lors, le cas a également été évoqué dans de nombreuses émissions dans le monde entier.   






Un livre passionnant, paru chez Dervy, dans la collection Grandes Enquêtes dirigée par Stéphane Allix.
 

mardi 30 juin 2015

Vu en Inde, interpellations humoristiques ou métaphysiques

Questionnements indiens

A travers les clichés que l'on peut en voir ici ou là, l 'Inde, mosaïque de cultures, peut fasciner. Palais de  maharajas, fastes de certaines cérémonies, édifices divers, monuments et paysages exotiques, rues animées et bariolées peuvent contribuer à cette puissante attraction qu'elle peut exercer sur des voyageurs occidentaux.

Mais l'Inde est probablement le pays avec la plus forte densité au monde de temples ou autres édifices religieux. S'entremêlent alors dans nos esprits des images de non-violence (réelle ou supposée), de yoga, d'ayurveda (étiquette peu ou prou un tantinet galvaudée) ou, plus généralement, de spiritualité idéalisée. Pourtant, il n'est de loin pas certain qu 'un voyage de quelques semaines puisse permettre de se faire une véritable idée de la réalité ou non de ces clichés.   

Sans doute, le voyageur expérimenté arrivera-t-il à la conclusion qu'il n'est clairement pas indispensable de venir en Inde pour trouver des réponses à des questions existentielles ou métaphysiques, d'autant plus que ce pays n'a pas résolu bon nombre de problèmes relevant de ce domaine,   malgré qu'il ait connu un certain nombre d'éminentes personnalités dans le domaine des spiritualités, et pas résolu non plus ceux relevant du quotidien pour une multitude de citoyens .

Clairement, à ce jour, l'Inde n'est pas un modèle et prétendre le contraire serait se bercer d'illusions.. Le chemin sera sans doute encore très long... Mais indéniablement l'Inde interpelle quiconque, pour une raison ou une autre, est amené à y venir...

Au hasard des pérégrinations : humour ou métaphysique

En ce premier semestre 2015, à l'occasion d'un périple de quatre mois constituant le septième ou huitième voyage en Inde (si l'on inclue un bref passage en revenant du Laos et de Thailande en 1975) et quarante trois ans après notre première expérience de ce pays en 1972, nous avons relevé, en photos, certaines interrogations ou injonctions qui pourraient probablement concerner tout membre de la communauté humaine, où qu'il vive.

Humoristiques ou se voulant plus profondes, nous les livrons ici, en l'état, avec seulement quelques éventuels commentaires.

A l'arrière d'un auto rickshaw à Hampi / photo webm prana infos (2015)

Situé dans l'état du Karnataka, Hampi est un site absolument extraordinaire avec ses centaines de temples et constructions en pierre richement taillée, dispersés dans un paysage splendide de gros blocs rocheux. Une bonne partie de la visite peut se faire à pied et deux ou trois jours sur place raviront les marcheurs, s'il ne fait pas trop chaud.

Pour les autres, comme un peu partout en Inde, les conducteurs d'auto rickshaw, bien évidemment intéressés par la manne touristique, se proposent de vous faire faire un tour des principaux lieux d'intérêt.

L'un d'entre eux a décoré de façon très originale son taxi-scooter et vante ainsi la suprématie de l'énergie de l'âme sur la connaissance.

Sur la lunette arrière d'une voiture / photo webm. prana infos (2015)

"Où allez-vous passer votre éternité ? Paradis ou enfer" interpelle une inscription sur la lunette arrière d'un véhicule. Mais le temps existe-t-il vraiment ? L'éternité, ne nous y mouvons-nous pas déjà ? Cela peut d'ailleurs paraître d'autant plus cocasse que la notion de temps, vécue au quotidien, est souvent très aléatoire en Inde ...

Comme l'avait mentionné le Facteur Cheval sur le cadran solaire de son Palais Idéal à Hauterives, en France : "Ce n'est pas le temps qui passe, mais nous". Et encore: "Chaque fois que tu me regardes, tu vois ta vie qui s'en va" ...

Alors, en fonction de la compréhension qu'il peut en avoir, n'est ce pas l'être humain qui se fabrique son paradis ou son enfer ?


Sur un ghat de Varanasi / photo webm. prana infos (2015)
"Demandez-vous : qui suis-je ? " indique cette inscription sur un des ghats de Varanasi, ville sacrée de l'hindouisme, au bord du Gange. Il est vrai que tout être humain, quelles que soient ses conceptions philosophiques ou religieuses, devrait se poser cette question: "qui suis-je ?"

Sommes-nous vraiment cette personnalité et cette apparence physique que nous voyons tous les matins en nous regardant dans un miroir ? Sommes-nous réellement uniquement ce corps physique et cette fonction que nous exerçons, que nous soyons employé(e) de bureau ou de commerce, ministre, président de la république, pape, médecin, hôtesse de l'air, prostitué(e), mendiant, etc ....? Ou sommes- nous "autre chose" ?

Un Français d'une cinquantaine d'années, rencontré à Rishikesh, nous disait qu'il avait un cancer et que, d'après ses médecins, il devrait déjà être mort depuis quelques mois ... Du coup, il profitait de cette rémission pour voyager, tout en se préparant au pire, et sachant que, pour lui, il n'y avait strictement rien après la mort.

Beaucoup ne partageront pas cette vision matérialiste de la vie et diront que, bien entendu, nous avons une âme. Suivront alors probablement des déclinaisons de croyances religieuses avec leurs notions de péchés, de paradis et d'enfer. D'autres encore parleront de karma. 

Mais si au lieu de penser que nous avons une âme, nous en venions à penser que nous SOMMES une âme, qui, pour des raisons d'évolution, doit s'incarner encore et encore dans la matière et, pour ce faire, prendre un corps physique qui lui servira de "véhicule" dans cette incarnation précise, puis à nouveau un autre corps dans celle d'après, et ainsi de suite, jusqu'à atteindre ce niveau de conscience qui nous permettra de devenir un Maître de Sagesse et d'être ainsi libérés des loi de la matière ?

Est ce pour nous amener à cette réflexion qu'est posé le " Who am I ?  "  

D'ailleurs, n'était-ce pas un élément essentiel de l'enseignement de Ramana Maharshi, ce grand avatar du sud de l'Inde qui a quitté son corps en 1950 ?

A Auroville, sur le chemin pédestre menant au Matrimandir / photo webm. prana infos (2015)
Auroville, à une dizaine de kilomètres de Pondichery, dans le Tamil Nadu. Cette cité expérimentale, conçue par la "Mère" (une Française, compagne spirituelle de Sri Aurobindo) à partir d'une vision, se veut "le lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités".

En se rendant à pied pour voir de l'extérieur le Matrimandir, cette superbe construction propice à la méditation, le simple visiteur passera par une allée reprenant des pensées de la "Mère". 

Progresser, progresser et progresser encore au fil des incarnations, se dit-on.  Mais :  "Ne pense pas à ce que tu as été, mais uniquement à ce que tu veux être et tu es sûr de progresser"

A Rishikesh, panneau relatif à la Semaine internationale de Yoga / photo webm. prana infos 

A Rishikesh, en mars 2015 / photo webm. prana infos
Lors de notre passage à Rishikesh, souvent considérée comme la capitale mondiale du yoga, l'International Yoga Week  venait juste de se terminer.

"Experience Divinity" et "Tap into your inner God".  Deux panneaux invitent à expérimenter la divinité qui est en nous et à accéder à notre Dieu intérieur.