Affichage des articles dont le libellé est Marie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marie. Afficher tous les articles

vendredi 4 décembre 2015

"Jésus et l'Islam" sur ARTE

Une programmation intéressante sur ARTE

En ces temps troublés, une info qui pourrait intéresser tous ceux qui cherchent à ne pas tomber dans des jugements et amalgames sommaires et à se documenter au maximum sur une religion placée, au grand dam de beaucoup de ses fidèles, au centre d'une actualité dramatique. 

ARTE (re)passe le 8 décembre 2015, en soirée, la série "Jésus et l'Islam", les trois premières parties étant consacrées à  "La crucifixion selon le Coran", "Les gens du Livre"  et "Fils de Marie".

Le 9 décembre à 23 h  , suite avec "L'exil du Prophète" et "Mahomet et la Bible" et, le jour suivant, à 22 h 25,  les deux derniers volets: "La religion d'Abraham" et "Le livre de l'islam".


Capture d'écran ARTE




lundi 15 décembre 2014

"La vie des Maîtres"

Un livre qui interpelle

N'est-il pas surprenant de lire dans la préface d'un livre,  préface par ailleurs étonnamment rédigée par son traducteur, que l'ouvrage en question a été publié en français sans l'autorisation de son auteur, du moins dans un premier temps ? C'est pourtant ce qu'y indique le traducteur Louis Colombelle (pseudonyme du polytechnicien Jacques Weiss) dans l'édition parue en 1972 chez Robert Laffont, mention que l'on retrouve bien évidemment dans des éditions plus récentes en livre de poche. 

Ce livre, paru précédemment en français dans la collection "Les portes de l'étrange - écrits ésotériques"  , a eu il y a peu, grâce à un vendeur de la Fnac, le privilège d'un "coup de coeur du vendeur" au sein de cette enseigne. Fidèles à l'objet de ce blog, nous en évoquons quelques aspects ici.


Le "coup de coeur du vendeur" (2014) à la Fnac pour l'édition de poche

A vrai dire, l'on peut regretter que les illustrations successives des couvertures de ces éditions en format de poche puissent laisser à penser qu'il va être question de bouddhisme, ce qui n'est pas vraiment le cas, et à ce titre, l'on peut préférer les couvertures plus neutres des versions initiales parues chez Laffont.

Edition française 1972

Quoiqu'il en soit, il est précisé dans une sorte d'avant-propos, que ce livre a été écrit au début du 20e siècle en "anticipant sur les progrès spirituels indispensables pour éviter l'effondrement de notre civilisation matérialiste à outrance". Il y est également indiqué "que ce livre a pu paraître une pure fiction, mais depuis lors les esprits ont assez évolué pour le prendre plus au sérieux" et qu'il "a connu une très grande audience auprès d'un public désireux de progresser dans une voie alliant la science et la religion". 

Le traducteur indique également que c'est en 1928 qu'on lui fit cadeau d'un exemplaire de l'édition originale américaine de La vie des Maîtres, que finalement, sans réponse de l'auteur et des éditeurs, il traduisit en 1937 et qu'il en fit circuler une douzaine de copies dactylographiées, avant de passer à la publication de sa première édition française en 1946. Puis, en 1947, une voix intérieure l'informa que s'il partait sans tarder pour les Etats-Unis, il lui serait donné de rencontrer l'auteur; il donna suite à cet "appel" et put effectivement rencontrer Spalding à New-York et s'entretenir avec lui.

Cependant, à la question de savoir si l'ouvrage était une fiction ou le récit d'une aventure réellement vécue,  Spalding aurait répondu qu'il appartenait à chacun de prendre dans le livre ce qui est bon pour lui et de croire ce qui est approprié à son degré d'évolution.

Le contexte du récit

Dès la première page, Spalding indique qu'il s'agit d'un résumé d'expériences vécues avec les Maîtres, en vue de montrer les grandes vérités fondamentales de leur enseignement.

L'on apprend qu'il s'agit en l'occurrence d'une troisième expédition, consacrée aux recherches métaphysiques, et que la mission comprend des hommes de science avertis, engagés dans des travaux de recherche, qui, arrivés complètement sceptiques, repartiront, nous dit-on, complètement convaincus et convertis. Cela amènera même trois d'entre eux à retourner dans cette contrée du monde pour y rester "jusqu'à ce qu'ils fussent capables de vivre la vie des Maîtres et d'accomplir les mêmes oeuvres qu'eux".

Noël  1894 : départ de l'expédition

Avant d'entamer le récit du voyage, l'auteur relève une "similitude frappante entre la vie et la doctrine de Jésus de Nazareth et celles dont ces Maîtres donnent quotidiennement l'exemple. On considère comme impossible à l'homme de tirer directement son pain quotidien de l'Universel. Ils ont triomphé de la mort au point que nombre d'entre eux vivent depuis plus de cinq cent ans".

Le petit groupe arrive donc à Potal (Inde), point de départ de l'expédition le 22 décembre 1894. Le matin du 24 décembre, date prévue pour le départ, le "Maître", à qui l'auteur a donné le pseudonyme d'Emile, leur tient un discours, dont voici un passage:

"Nous sommes au matin de Noël. Ce jour vous rappelle certainement la naissance de Jésus de Nazareth, le Christ. Vous devez penser qu'il fut envoyé pour remettre les péchés et et qu'il symbolise le grand Médiateur entre vous et votre Dieu. Vous faites appel à Jésus comme intercesseur auprès d'un dieu sévère, parfois coléreux, assis quelque part dans un endroit appelé ciel. Je ne sais pas où se trouve ce ciel, sinon dans votre propre conscience. Il ne vous paraît possible d'atteindre Dieu que par l'intermédiaire de son fils moins austère et plus aimant, l'Etre grand et noble que nous appelons tous le Béni, et dont ce jour commémore la venue au monde.

Pour nous ce jour signifie bien davantage. Il ne rappelle pas seulement la venue au monde de Jésus le Christ, mais il symbolise la naissance du Christ dans chaque conscience humaine. Le jour de Noël signifie la naissance du grand maître et éducateur qui a libéré l'humanité des servitudes et des limitations matérielles. [...] Il est venu vers nous pour mieux nous faire comprendre la vie, ici, sur terre. Il nous a montré que toutes les limitations matérielles viennent de l'homme, et qu'il ne faut jamais les interpréter autrement. Il est venu nous convaincre que son Christ intérieur, par lequel il accomplissait ses oeuvres puissantes est le même qui vit en vous, en moi, et dans tous les humains. En appliquant sa doctrine, nous pouvons accomplir les mêmes oeuvres que lui, et de plus grandes.[...] Tous les hommes ne font qu'un. Chacun est capable d'accomplir les mêmes oeuvres que Jésus et le fera en son temps. Rien n'est mystérieux dans ces oeuvres. Le mystère ne réside que dans l'idée matérielle que les hommes s'en font" [...].

Premier phénomène insolite : une téléportation

Le groupe se met donc en route pour Asmah, distant d'environ cent cinquante kilomètres, le trajet nécessitant en ce temps-là cinq jours de route. Emile, lui, est resté à Potal avec l'un des membres du groupe comme témoin à ses côtés, précisant cependant au groupe qu'il les accueillerait à Asmah à leur arrivée.  

Effectivement, à leur grande stupéfaction, à leur arrivée à Asmah cinq jours plus tard, vers quatre heures de l'après-midi, Emile était là. Et de leur expliquer:

"Je voudrais attirer plus spécialement votre attention sur le fait que l'homme est sans borne quand il évolue dans son vrai domaine. Il n'est pas sujet aux limitations du temps et de l'espace. Quand il se connaît, il n'est pas obligé de traîner en chemin pendant cinq jours pour parcourir cent cinquante kilomètres. Dans son vrai domaine, l'homme peut franchir instantanément toutes les distances, si grandes soient-elles. Il y a quelques instants, j'étais dans le village que vous avez quitté depuis cinq jours. Mon corps y repose encore. Le camarade que vous avez laissé dans ce village vous dira que j'ai causé avec lui jusqu'à quatre heures moins quelques minutes, lui disant que je partais pour vous recevoir, car vous deviez être sur le point d'arriver. Votre camarade voit encore là-bas mon corps, qui lui paraît inanimé. J'ai simplement fait cela pour vous montrer que nous pouvons quitter nos corps pour aller vous retrouver n'importe où et n'importe quand. [...] Mon corps restera là-bas jusqu'à la tombée de la nuit. Ensuite je l'amènerai ici, et votre camarade se mettra en route par le même chemin que vous".

Effectivement, lorsqu'il eut rejoint le reste du groupe à Asmah, le témoin qui était resté à Potal pour observer Emile, confirma qu'il avait parlé avec Emile jusque vers quatre heures de l'après-midi du jour où celui-ci devait accueillir le groupe à Potal. A ce moment-là, raconta le témoin, alors qu'Emile lui avait dit qu'il devait se rendre au rendez-vous, son corps devint aussitôt inerte, gisant comme endormi sur une couchette. Il resta dans cette position pendant environ trois heures, puis devint progressivement indistinct et disparut. Cela correspondait bien à l'heure où le groupe était accueilli à Asmah.  

Dans la foulée, une autre expérience incroyable...

Le déplacement  suivant consistait en un aller-retour d'Asmah vers un petit village situé à 35 kms de là. Après une journée de marche assez difficile sous la conduite d'un autre personnage dénommé du pseudonyme de Jast, le groupe arriva à destination dans la soirée, fatigué et affamé. Peu après, à moment donné, Jast proposa au groupe de l'accompagner et certains membres du groupe le suivirent donc à l'autre extrémité de la clairière qui entourait le village et pénétrèrent dans la jungle. 

Très rapidement ils virent une forme humaine étendue par terre qu'ils prirent d'abord pour un cadavre avant de remarquer que plutôt que la mort, cette forme évoquait un corps en sommeil. En s'approchant encore, ils constatèrent avec stupéfaction que la figure était celle de Jast, ce même Jast qu'ils étaient en train d'accompagner... Soudain, alors que Jast s'en approcha, le corps s'anima et se leva et, de fait, le corps et Jast restèrent debout face à face pendant un instant; le constat s'imposait: les deux étaient Jast... Puis, le Jast, celui qui était leur accompagnateur, disparut [on croit comprendre qu'il s'agit d'une dématérialisation], et il ne resta qu'un seul être debout devant eux ! 

Et de comprendre ultérieurement que cette façon très particulière de procéder permettait de protéger un village tout en permettant à son auteur d'assumer simultanément une autre activité, en l'occurrence le service du groupe, et ceci sous leurs yeux ...

Une extraordinaire aventure, un défi à notre logique actuelle

Avec ces deux étonnants récits, le lecteur n'en est qu'aux premières pages du livre. Par la suite, l'on verra Emile matérialiser une substance ressemblant à de l'argile, la modeler pour lui donner la forme d'un être humain d'une quinzaine de centimètres, pour enfin lui insuffler la vie; l'on verra cette statuette s'animer et se mettre à évoluer sur la table jusqu'à ce qu'Emile, tout en discourant sur la responsabilité du créateur, lui retire à nouveau la vie... 

Il est fait part au lecteur également de l'existence de mystérieuses tablettes, racontant l'histoire d'une ancienne civilisation très avancée vieille de "plusieurs centaines de mille ans", tablettes que cherche à décrypter le groupe de scientifiques ...

Autre épisode extraordinaire: alors que le groupe était dans le désert de Gobi à la recherche de villes vieilles de plus de 200 000 ans, englouties sous les sables, une bande de brigands à cheval attaque leur campement mais se trouve finalement mise en déroute par une sorte de matérialisation d'images mentales de nombreux cavaliers se mettant à leur trousse ...

Suivront également des narrations de facultés incompréhensibles pour notre logique actuelle: lévitation, télépathie, résurrection, guérisons et rencontres insolites ... dont plusieurs entretiens avec le Maître Jésus ... et même une intervention conjointe de Jésus et du Bouddha alors qu'un gouverneur local de tradition bouddhiste se montra très menaçant pour le groupe ...

Authentique vécu ou fiction ? 

Comment définir cet ouvrage en quelques lignes ? Avant tout, il convient sans doute de garder à l'esprit que l'action se situe à la fin des années 1890 et qu'elle concerne des scientifiques occidentaux sans doute largement imprégnés de culture chrétienne de cette époque, ce qui devait probablement également être le cas pour une grande partie des lecteurs potentiels de ce récit. Fort probablement, l'auteur emploierait-il aujourd'hui une terminologie quelque peu différente sur certains aspects alors que la physique quantique semble également arriver à la conclusion que nous sommes tous reliés .... 

Des considérations sur notre conception de Dieu, sur notre nature réelle bien différente de ce que nous en percevons, sur l'existence sur la planète d'êtres plus avancés que nous et capables de réaliser ce que nous considérons comme des mystères ou des "miracles", sur ces étonnantes réalisations potentiellement également à notre portée avec une approche différente, et que nous pourrons réaliser nous-mêmes un jour...

En vrac aussi, de nombreux thèmes tels que: les liens entre civilisations et religions, la mort qui peut être vaincue, la Vie Eternelle,  l'Amour, la "Substance Universelle",  notre propre divinité, la "Vérité" à interpréter correctement, comment arriver à la "maîtrise", le "AUM", le "JE SUIS", ect ... Des enseignements ou des développements repris sous différents angles tout au long du récit, réponses aux questionnements du groupe ...

Qu'en penser ?  La réalité des phénomènes décrits par Baird T. Spalding ne semblera probablement  envisageable qu' à la lumière d'une approche et d'une compréhension "différentes". Reste qu'en l'absence de plus amples détails et de données géographiques plus précises, doutes et incertitudes peuvent demeurer (et ce fut même le cas pour le traducteur), d'autant plus que l'auteur ne garantit pas formellement la véracité de son récit, renvoyant en quelque sorte le lecteur à son intuition...   

Mais, comme il est dit dans l'ouvrage, il est bien possible que nous ayons encore des mentalités de pygmées face une autre réalité ou Réalité qui nous dépasse ...


vendredi 14 mars 2014

Statue de la Vierge de Jalhay (Belgique) : un nouveau "miracle" ?

Une statue de la Vierge fait parler d'elle en Belgique

C'est chez des particuliers dans le hameau de Sart-lez-Spa  faisant partie de la commune de Jalhay (non loin de Verviers), qu'une statue en plâtre de la Vierge suscite depuis quelque temps un émoi considérable. Les médias commencent à en parler et il semble qu'on se bouscule désormais chez ce couple de retraités pour voir cette statue qui, d'après les témoignages, semble s'illuminer ou rayonner une certaine lumière dans le noir absolu.  

Cette statue en plâtre, d'une trentaine de centimètres de haut, représenterait la Vierge de Banneux, appellation donnée après des apparitions de Marie réputées avoir eu lieu huit fois dans la localité de Banneux (aujourd'hui centre de pèlerinage) à Mariette Beco entre le 15 janvier et le 2 mars 1933. A noter que Banneux n'est éloignée que de 25 kms de Jalhay.

Capture d'écran

Ce phénomène "lumineux" à Jalhay aurait débuté mi janvier 2014. Certains visiteurs qui ont pu prendre la statue de Sart-lez-Spa entre leurs mains, ont parlé de picotements dans les mains, ce qui pourrait signifier, si cela est vérifié, que cette statue dégage également une certaine énergie.

 Sources : RTL.be / lefigaro.fr / lameuse.be /lesoir.be / leparisien.fr

 
Capture d'écran

Bien sûr, comme l'on peut s'en douter, ce mystérieux phénomène, s'il est avéré, va provoquer différentes réactions. Certains y voient là un signe ou un miracle de Marie, d'autres y cherchent déjà une explication rationnelle et cela rappelle l'épisode des statues de divinités hindoues qui "buvaient du lait" et pour lesquelles l'une des explications rationnelles avancées était la capillarité, ce qui peut s'avérer étrange pour des statues dont certaines étaient en métal ... 

Une explication ésotérique ? 

A condition que ce phénomène soit réellement avéré, et pour l'instant il semble l'être puisque même des journalistes en témoignent et que les autorités religieuses locales s'y penchent, il sera peut-être possible de le rapprocher de ces "miracles" qui se manifestent actuellement un peu partout dans le monde, dans toutes les traditions religieuses que ce soit le christianisme, le bouddhisme, l'hindouisme ou même l'islam (d'une autre nature)...


Le lecteur intéressé trouvera sur ce blog différents posts consacrés à ces phénomènes, dont le précédent concernait la statue de la Vierge de Ghaziabad en Inde (voir notre post du 19 décembre 2013) et d'autres le phénomène de la statue du Christ à Medjugorje (posts du 20 juin 2012 et du 15 août 2012) ou encore des statues hindoues qui buvaient du lait (posts du 29 janvier 2012 et du 5 février 2012).  [voir mot-clé miracles] 

Le lecteur ouvert d'esprit pourra également y trouver une explication ésotérique proposant que tous ces phénomènes sont sciemment manifestés par ces êtres qui s'apprêtent à émerger publiquement et qui sont connus depuis des siècles ou des millénaires par la tradition ésotérique sous le nom de Maîtres de Sagesse. 

Mais avant d'assimiler le phénomène de Jalhay à ces "miracles" manifestés par les Maîtres de Sagesse, peut-être faut-il encore faire preuve de prudence et patienter un peu afin d'avoir plus de détails sur le caractère incontestable et authentique des faits.

Mise à jour du 3 mai 2014 :
Soucieux de donner un éclairage ésotérique aux sujets traités, du moins chaque fois que cela est possible, nous signalons qu'un article paru dans la revue de mai 2014 de Share International et de sa version française Partage International indique que le Maître [l'un des Maîtres de Sagesse] de Benjamin Creme confirme qu'il s'agit d'un miracle manifesté par Maitreya.     

jeudi 19 décembre 2013

Ghaziabad (Inde) : "miracle" de la statue de la Vierge (2)

La statue "miraculeuse" de Ghaziabad



Gros-plan sur la statue de Ghaziabad /photo mars 2013 webm. prana infos
Lors de notre avant-dernier post du  6 avril 2013 nous avions évoqué cette information relayée par quelques médias et donnée également en décembre 2012 par la revue Partage International. Il s'agissait d'une statue de la Vierge qui, le 14 juillet 2012, a versé des larmes de sang pendant trois jours.

En synthèse, l'on peut dire que l'événement se serait produit dans la chapelle de la communauté des Carmelites, à Mariam Nagar, sur une statue ramenée quelques mois plus tôt du Centre St Paul à New Delhi.

Ainsi en ce mois de juillet 2012, vers 11 h 30, alors qu'elle nettoyait la chapelle, Sunita, une aide, remarqua les larmes de sang qui s'écoulaient de la statue. Elle essaya de les essuyer, mais le flux persista. La nouvelle s'est répandue rapidement et plus de quatre mille personnes, de diverses religions, ont pu constater le phénomène. Les autorités de l'Eglise ont transféré la statue à la St Mary's Assumption Church de Mariam Nagar, à Ghaziabad.

Les analyses du sang ont montré que celui-ci était du groupe B+.

L'église de Ghaziabad



Ayant voyagé près de six mois en Inde, nous avions voulu nous rendre compte par nous-même du phénomène lors de notre premier passage à Delhi, fin mars 2013. Une fois à Ghaziabad, à une trentaine de kilomètres de New Delhi, il a fallu que notre chauffeur de taxi demande un certain nombre de fois avant de trouver l'endroit où était conservée la statue. Nous publions ici quelques photos de la statue, dans son emplacement actuel dans l'église.


Au fond à droite, la statue de la Vierge

























Pourquoi y prêter attention ? Quelle interprétation ?

Si probablement des personnes doutent de l'authenticité de ce phénomène, d'autres, notamment des chrétiens, y voient là un "miracle" attribué à Marie.  

Si nous nous y intéressons ici, c'est parce que ce phénomène s'inscrit dans toute une série de "signes extraordinaires" qui touche toutes les religions, incluant le bouddhisme, l'islam, l'hindouisme, mais aussi dans toute une série de signes n'ayant absolument rien à voir avec les religions, parmi lesquels l'on peut citer les agroglyphes (crop-circles), les cercles de lumière, et bien d'autres ...  C'est un peu comme si quelque chose, une force invisible, voulait attirer notre attention et susciter un questionnement par rapport à nos croyances actuelles ...que nous ayons une religion ou non, que nous intéressions simplement aux différentes formes de spiritualité (spiritualité n'étant pas synonyme de religion) ou que nous nous disions athée ...

C'est donc une vision plus ésotérique qui nous intéresse ici.

Une interprétation ésotérique

Depuis plus de trente ans, à la fois peintre, ésotériste, écrivain et conférencier, Benjamin Creme s'efforce de délivrer à ceux qui sont assez ouverts et veulent bien l'entendre, une compréhension "différente" de la vie et de ce que nous sommes réellement.

Nous ne donnerons ici que deux ou trois indications extrêmement succinctes en rapport avec le sujet de ce post.

Selon la tradition ésotérique préservée par les Maîtres de Sagesse (dont l'un d'entre eux est en contact télépathique permanent avec Benjamin Creme), tout est énergie, sous une forme ou une autre. Nous avons parfaitement conscience de l'existence des règnes minéral, végétal, animal et humain et nous considérons généralement le règne humain comme le summum, l' "aboutissement de la vie". Cependant ce que nous ignorons, c'est qu'il existe au-dessus du règne humain, un autre règne encore plus évolué, plus élevé en fréquence vibratoire et donc pas ou peu visible à nos yeux.

Tout en écartant volontairement toute référence "religieuse" de ce concept, l'on peut dire que, pour chacun d'entre nous, quelles que soient par ailleurs ses croyances actuelles, notre être véritable est en réalité "spirituel". En réalité, nous sommes tous une "âme" immortelle, parfaite sur le plan de l'âme, qui lors de sa naissance sur le plan physique descend dans la matière, elle-même d'une fréquence vibratoire très basse, et prend un corps physique qui lui servira de "véhicule" de sa naissance à sa mort sur le plan physique. Ainsi au fil de nombreuses incarnations, tantôt dans un corps d'homme, tantôt dans un corps de femme, cette entité "spirituelle", cette âme incarnée que nous sommes se meut dans la matière, apprend par ses erreurs et se perfectionne, visant également à spiritualiser la matière.

Au fur et à mesure de son évolution sur d'innombrables vies, la fréquence vibratoire de l'entité (l'âme incarnée) que nous sommes augmente, nous amenant ainsi à un niveau de conscience supérieur. D'après la tradition ésotérique, à moment donné, l'entité en incarnation atteint la perfection et son corps est désormais composé de particules sub-atomiques, en fait de lumière. A ce moment-là, l'âme incarnée que nous sommes a acquis la maîtrise de son corps physique et de ses corps émotionnel et mental; elle est libérée des incarnations sur le plan physique et rejoint le règne supérieur. Nous devenons un Maître de Sagesse. De par sa maîtrise du plan physique, celui-ci a la possibilité de réaliser des choses que nous ne comprenons pas et que nous appelons des "miracles". Désormais le Maître de Sagesse peut choisir de rester encore un temps sur Terre pour apporter son aide d'une façon ou d'une autre à ses frères humains ou aux règnes inférieurs, ou peut faire le choix de continuer sa propre évolution sur d'autres planètes encore plus évoluées.    

Ainsi donc, chacun d'entre nous deviendra un jour un Maître de Sagesse. Ainsi selon la tradition ésotérique, Jésus, lui-même disciple déjà très avancé du Christ (terme à comprendre dans son sens ésotérique) il y a deux mille ans, est devenu un Maître dans une incarnation ultérieure. De même pour Marie, la mère de Jésus.

Alors, dira-t-on, à supposer que cela soit vrai, quel rapport avec les surprenants phénomènes que nous pouvons constater à travers le monde, statues au comportement irrationnel ou autres ?

D'après Benjamin Creme, qui tient ses informations de l'un des Maîtres de Sagesse, ces signes sont créés volontairement afin d'attirer notre attention et annoncent l'émergence publique prochaine, dans le respect du libre arbitre de l'humanité, d'un groupe de Maîtres de Sagesse. Ce groupe de Maîtres aura à sa tête le plus avancé d'entre eux, l'Instructeur mondial (sans aucune connotation "religieuse") venu pour tous les hommes quelles que soient leurs croyances, comme cela a déjà été le cas à de nombreuses reprises dans la longue histoire de l'humanité.

Pour en savoir plus sur cette vision non conventionnelle des choses, il conviendrait bien sûr de lire les différents ouvrages de Benjamin Creme. L'on peut aussi se reporter au site web de la revue Partage International ou de Share International.

Pour consulter des extraits de la revue Partage International de décembre 2012


samedi 6 avril 2013

Inde : une statue de la Vierge qui verse des larmes de sang

Un signe "miraculeux"

Nous voici en Inde depuis près de deux semaines et ce nouveau voyage nous a déjà donné l'occasion de vérifier non loin de New Delhi, à Ghaziabad, une information donnée il y a quelques mois  par la revue Partage International, à savoir l'existence d'une statue de la Vierge qui, le 14 juillet 2012, a versé des larmes de sang pendant trois jours. L'événement se serait produit dans la chapelle de la communauté des Carmelites, à Mariam Nagar, sur une statue ramenée quelques mois plus tôt du Centre St Paul à New Delhi.

Vers 11 h 30, alors qu'elle nettoyait la chapelle, Sunita, une aide, remarqua les larmes de sang qui s'écoulaient de la statue. Elle essaya de les essuyer, mais le flux persista. La nouvelle s'est répandue rapidement et plus de quatre mille personnes, de diverses religions, ont pu constater le phénomène. Les autorités de l'Eglise ont transféré la statue à la St Mary's Assumption Church de Mariam Nagar, à Ghaziabad.

Les analyses du sang ont montrré que celui-ci était du groupe B+.

Le prêtre en charge de l'église nous a indiqué que le phénomène n'a fait l'objet d'aucune publicité de sa part ou de la paroisse.

Nous avons bien sûr pu photographier cette statue, mais pour des raisons techniques nous ne pouvons la publier ici. Nous reprenons donc celle d'un blog indien :  http://tvaraj.com/2012/08/24/marys-statue-shedding-tears-of-blood-in-ghaziabad-india/


Statue de Mariam Nagar / photo tvaraj.com




Sources : Partage International / / http://tvaraj.com/2012/08/24/marys-statue-shedding-tears-of-blood-in-ghaziabad-india/ 



lundi 28 janvier 2013

Fatima le 13 octobre 1917 : un phénomène ovni ?

Des signes dans le ciel

Depuis quelques décennies, on en a observé partout : au-dessus de centrales nucléaires, au-dessus de sites militaires hautement stratégiques, au-dessus de volcans, au-dessus du Capitole à Washington, au-dessus d'un terrain de football à Florence (voir précédent post), très récemment au-dessus d'aéroports (dont l'un ou l'autre a même été momentanément fermé au trafic aérien), au-dessus du site olympique lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Londres en 2012,etc... Bref, ils sont un peu partout.

Ils, ce sont les ovnis et, visiblement, ils ne présentent pas ce caractère d' "envahisseurs" que leur prête une certaine littérature et un certain cinéma; bien au contraire, pourrait-on dire. Bien qu'évoqués dans les médias surtout depuis les années 1940,  ils semblent être présents depuis toujours et certains documents historiques vieux de plusieurs siècles (au minimum) en font clairement état. L'on pouvait donc se poser la question : le fait "religieux" peut-il également avoir une connexion avec le phénomène ovni ?

Fatima le 13 octobre 1917 / Photo Wikipédia - Domaine public
 Fatima

Une connexion ? C'est ce que l'on peut effectivement penser et, à cet égard, le cas de Fatima est symptomatique. Si Fatima est surtout connu comme lieu de pèlerinage, la plupart des personnes se contentent de la version officielle généralement présentée et peu de gens cherchent à creuser au-delà. Pourtant la démarche est intéressante et instructive.

Quelle est la présentation la plus courante de Fatima ? En se référant à Wikipédia (une source parmi d'autres), l'on apprend que :

"Fatima est une petite ville portugaise située dans le district de Santarèm.

La ville devient célèbre en 1917, quand trois jeunes bergers ont été témoins à plusieurs reprises d'une apparition mariale. Le 13 octobre 1917, 70000 personnes ont assisté au miracle du soleil tournoyant sur lui-même comme un disque d'argent. La Vierge a également délivré aux 3 enfants, le message de Fatima. Ces apparitions ont donné naissance au sanctuaire de Notre-Dame de Fatima, lieu d'un célèbre pèlerinage catholique.

La localité compte 10302 habitants, elle fait partie de la ville de Ourèm dans le district de Santarèm. [...]
Fatima devint célèbre grâce au sanctuaire de  Notre-Dame de Fatima, construit pour commémorer l'apparition de 1917 quand trois jeunes paysans virent la "Vierge du Rosaire", Notre-Dame de Fatima. Les enfants furent témoins de l'apparition dans la Cova da Iria ("Anse d'Irène") près du village d'Aljustrel, à environ 2 kms de Fatima. [...]"

Source: Wikipédia

Un livre de Paul Misraki traite le cas Fatima

Nous n'ignorons évidemment pas qu'il existe sur le sujet un livre fort intéressant écrit par un contre-amiral fançais, Gilles Pinon, réédité il y a quelques années sous un nouveau titre.

Par contre, nous avons ressorti de notre bibliothèque un livre, de loin antérieur, aux pages jaunissantes, que nous évoquerons ici. Il s'agit d'un ouvrage, rédigé par  Paul Misraki et intitulé "Des signes dans le ciel", dont la première édition a été publiée en 1962 par les éditions Plon sous le titre "Les extra-terrestres" et qui a été réédité en 1978 aux Editions Robert Laffont.

Qui était Paul Misraki ? Empruntons juste quelques indications à Wikipédia (que l'on aurait intérêt à consulter pour en savoir davantage sur lui):

"Paul Misraki (de son vrai nom Paul Misrachi) né le 28 janvier 1908 à Constantinople et mort le 29 octobre 1998 à Paris , est un compositeur et auteur français. Sociétaire de la SACEM pendant plus de 60 ans, il a reçu l'insigne de l'Ordre de Chevalier des Arts et Lettres, ainsi que deux fois le Grand Prix de la Chanson de la SACEM , en 1964 et 1982. [...]

Son parcours personnel a amené Paul Misraki à écrire de nombreux livres qui jalonnent sa recherche du Spirituel par tous les chemins possibles : phénomènes paranormaux, extra-terrestres, approfondissement de son catholicisme (il s'est converti en 1933). [...]

Il a traduit le best-seller mondial "La Vie après la vie" de Raymond Moody, traduction et préface de Paul Misraki, Editions Robert Laffont 1977. Puis a préfacé "Lumières nouvelles sur la vie après la vie" de Raymond Moody, Editions Robert Laffont 1978. "

Source : Wikipédia

La foule à Fatima, le 13 octobre 1917 / Wikipédia -Domaine public
                           

Fatima, vue sous l'angle ovni

La quatrième de couverture du livre de Paul Misraki, où un chapitre est consacré à Fatima, nous met dans le bain:

"Les soixante-dix mille pèlerins venus prier la Sainte Vierge à Fatima , le 13 octobre 1917, virent le soleil tournoyer sur lui-même en changeant de couleur, puis, comparable à "un disque plat et poli" se précipiter vers la terre par une course en zigzag avant de regagner le ciel. Or, les témoins de ce spectacle extraordinaire en fournirent des descriptions en tous points semblables à celles que présentent, depuis une trentaine d'années, les observateurs d'O.V.N.I. ...

Ce point de jonction entre un phénomène spatial inexpliqué et une manifestation d'inspiration religieuse est loin de constituer un cas unique. Des interventions de "roues volantes", de "boucliers de feu", de "nuées lumineuses", figurent dans les écrits traditionnels de toutes les cultures, aussi bien monothéistes que polythéistes; on les retrouve dans les livres hindous comme dans les mythes gréco-latins, dans le Coran comme dans la Bible.

Si l'on choisit de prendre au sérieux cette persistance à travers les siècles et les civilisations, on demeure médusé devant la profondeur et la cohérence des enseignements ainsi glanés, pareils aux pièces d'un puzzle réunies pour donner un tableau tout à fait sensé de l'histoire du monde."

Source : Quatrième de couverture de "Des signes dans le ciel"  Ed. Robert Laffont 1978

Que s'est il passé à Fatima ce 13 octobre 1917 ?   

Nous nous référerons donc aux pages 91 à 105 du livre, dont nous ferons une synthèse et reprendrons certains passages.

Petit historique préliminaire :

Le 13 mai 1917, trois petits bergers, deux fillettes et un garçon, reviennent des champs. Une Dame de Lumière d'une grande beauté s'est montrée à eux, flottant au-dessus de la cime d'un chêne vert. L'apparition a parlé: elle demandait notamment aux pastoureaux de revenir en ce même lieu le 13 du mois suivant.

(Pour mémoire, les apparitions à Lourdes ont eu lieu près de 60 ans auparavant, en 1858)   

Le 13 juin, une escorte accompagne les enfants à leur rendez-vous, la Cova da Iria. Arrivés sur le site, les enfants tombent à genoux et une légère vapeur blanche se forme autour d'eux; la lumière du jour et la température perdent de leur intensité, une brise fraîche souffle.

"On ne distingua aucune "belle dame", mais l'aînée des enfants, Lucia, parlait comme si elle s'adressait à quelqu'un, puis écoutait d'inaudibles réponses. Les villageois, eux, ne percevaient, selon leurs dires, qu'un léger bourdonnement ...
Au moment où Lucia signala le départ de la Dame, il se passa quelque chose : les branches du chêne vert s'inclinèrent comme entraînées dans la direction indiquée par la petite fille." 

Le 13 juillet, devant plusieurs centaines de personnes, scénario sensiblement identique, le départ de la visiteuse céleste étant toutefois ponctué d'une détonation brutale, audible de tous. Lucia déclare ensuite que la "Dame" lui a confié un certain nombre de secrets. On essaya également de faire avouer aux enfants qu'il s'agissait d'une supercherie.

Le 13 août, les enfants sont retenus par les autorités locales et ne peuvent assister au rendez-vous.
Ce jour-là, à la Cova : "Pourtant, une sorte de coup de tonnerre retentit, semblable à l'éclatement d'un foguete (pétard), suivi d'un éclair. La nuée blanche s'élève du sol, et tout se passe comme si les enfants étaient là. Et cela dure une dizaine de minutes.

Quatre jours plus tard, les trois petits, rendus à leurs occupations ordinaires, voient tout à coup le vallon s'illuminer de la teinte jaune d'or qui précède généralement les apparitions, et voici que se montre la "Dame". Lucia se jette à genoux et la supplie de faire en sorte que son entourage puisse la croire quand elle raconte ce qu'elle a vu. La Dame - au dire de Lucia, naturellement - promet pour le mois d'octobre un prodige éclatant. "

Le 13 septembre, 20000 à 30000 personnes sont présentes avec les enfants. A nouveau, une vapeur blanche entoure les enfants et un certain nombre des personnes présentes, pas toutes, "aperçoivent un globe lumineux traversant majestueusement le ciel, venant d'orient et se dirigeant vers le chêne vert. Puis il cesse d'être visible. Dix minutes plus tard, la séance terminée, le même globe reparaît et s'éloigne vers le ciel".

Corpuscules blancs [ "Fils de la Vierge", "Angel's Hair"] ? 

[...] "On constate alors qu'une pluie de corpuscules blancs, comparables à de minces flocons de neige, tombe du ciel et se désagrège au moment de toucher le sol." 

[...] "De semblables pluies blanches se reproduisirent par la suite, à la Cova da Iria, notamment le 13 mai 1918, jour anniversaire de la première apparition, et le 13 mai 1924."

Le 13 octobre 1917   

Vient enfin ce 13 octobre 1917, "date fixée pour l'accomplissement du prodige destiné à servir de "preuve" à la véracité des récits de la petite Lucia."

Est présente une foule estimée à 50000 - 70000 personnes, majoritairement des croyants, mais aussi de simples curieux, des sceptiques, des journalistes anticléricaux, dont " l'un deux, rédacteur en chef du journal socialiste O Seculo (le Siècle) donnera par la suite un témoignage particulièrement significatif, de par son absolue impartialité".

[...]  "A dix heures, le ciel était couvert de nuages noirs, et la pluie tombait dru; mais nul ne songea à rebrousser chemin. Les photographies prises ce jour-là montrent le pittoresque de cette multitude hérissée de parapluies. Un peu avant l'heure habituelle des apparitions, et bien que le temps ne se fût guère amélioré , Lucia demande que l'on fermât ces parapluies; la supplique, transmise de bouche en bouche, fut rapidement exaucée.

A treize heures trente, heure officielle - mais midi, heure locale - les nuages commencèrent à se disperser. Les enfants tombent en extase; la coutumière nuée blanche, par trois fois, se forme et s'élève au-dessus d'eux. Au bout de quelques instants, Lucia s'écrie brusquement : "Regardez le soleil !" Surpris, les assistants qui scrutaient anxieusement le chêne vert dans l'espoir d'y apercevoir quelque chose ou quelqu'un font volte-face. Le prodige annoncé, alors, s'accomplit.  

"Je pus voir le soleil, écrira l'un des assistants, semblable à un disque à bords nets, à l'arête vive, lumineux et brillant., mais n'imposant aux yeux nulle fatigue. J'entendis des gens le comparer à un disque d'argent mat; mais cette image ne me parut pas exacte, car il s'agissait d'une couleur plus claire, active et riche, avec des chatoiements, comme l'orient d'une perle. Ce disque n'avait aucun lien de ressemblance avec la lune telle que l'on peut la voir par une nuit transparente et pure: il se voyait comme un astre vivant. A la différence de la lune, il n'était pas sphérique; il apparaissait comme un disque plat et poli, qu'on aurait taillé dans la nacre d'une coquille (...) et se distinguait nettement avec un bord taillé en arête comme une planche à dessin."
Or, ce soleil argenté, discoïde et plat, ne devait pas se trouver à une très grande altitude; car, au dire d'un autre témoin,
" les nuages qui, légers, couraient de l'est à l'ouest, ne masquaient pas la lumière de l'astre, de sorte qu'on éprouvait l'impression que (ces nuages) passaient derrière le soleil, non devant."
L' "astre" se trouvait donc à ce  moment-là entre les nuages et la terre.

Soudain , le soleil frémit et bascula, puis se mit à tourner sur lui-même, en faisant jaillir dans toutes les directions des gerbes de lumière qui changeaient de couleur à intervalles réguliers. Tout le paysage s'en trouva coloré : "Mais, Madame, vous êtes jaune ! " s'écria, raconte-t-on, un des assistants, avant que la dame ne devînt verte, puis bleue, puis cramoisie, en même temps que son entourage. 

Après deux ou trois minutes, le disque parut demeurer quelques secondes en suspens, puis il reprit son mouvement giratoire et multicolore. Enfin, devenu rouge-sang, il se mit à descendre, par une série de bonds successifs en zigzag  dont chacun le rapprochait de la terre, où la chaleur ne cessait d'augmenter. Enfin, après un dernier balancement plus lent, le disque remonta rapidement vers le ciel, à ce moment-là complètement débarrassé de nuages. Et tout redevint normal en un instant; le Soleil, immobile en plein ciel, brillait de son éclat insoutenable, empêchant la foule de continuer à le regarder.

Les vêtements de ceux qui, depuis le matin, avaient pataugé sous la pluie, étaient entièrement secs."


Pourtant, bien sûr, aucun observatoire sur Terre n'a signalé une quelconque anomalie du soleil ce jour-là. Et pourtant les spectateurs présents sur place avaient vu !

Il n'est évidemment pas possible de reproduire ici l'entière réflexion de Paul Misraki sur le sujet. Par contre, reprenons deux passages de la fin de ce chapitre :

"Bien mieux, cette Dame de Lumière était manifestement au courant des croyances religieuses des petits Portugais, puisqu'elle leur tenait des propos en rapport avec ces croyances... Elle prétendait se nommer Notre-Dame du Rosaire, parlait de son Fils, "que les péchés des hommes offensaient", et se répandait en discours édifiants, recommandant le repentir, la pénitence et la prière.

Il existe donc des rapports inextricables entre ce quelque chose qui ressemble à une Dame lumineuse (visible pour de très rares individus), cette autre chose qui se présente sous la forme de disques colorés (visibles d'un beaucoup plus grand nombre) et enfin la propagation à travers les siècles d'une certaine doctrine morale: doctrine qui, nous le verrons, n'est pas de celles qui vont universellement" de soi" "

Source : Des signes dans le ciel , de Paul Misraki / Editions Robert Laffont


La question peut se poser : existerait-il donc une sorte de philosophie cosmique, de sagesse cosmique, qu'à travers les âges l'on essaye de nous faire comprendre sous divers truchements, à un rythme très lent du fait du rythme de développement "moral" de l'humanité, mais à un niveau chaque fois plus élevé de la spirale ?
A notre sens, il conviendrait aussi de se poser la question : qui est/était Marie ? Voir à ce sujet, nos deux posts consacrés à Medjugorje.

mercredi 15 août 2012

Medjugorje : un autre regard

Deux voyages en Croatie et Bosnie en 2007 et 2008 nous ont amenés à nous intéresser, parmi d'autres lieux d'intérêt de cette région des Balkans, à Medjugorje, localité connue pour ses apparitions mariales. Il nous a paru intéressant d'évoquer cet endroit avec, bien sûr, le regard particulier de ce blog.   

Medjugorje : sur la colline des apparitions / photo webm. prana infos

La genèse de Medjugorje en quelques mots  

Si, pour se faire une opinion personnelle sur Medjugorje, l'on tente de réunir une très large documentation,  l'on aboutit très vite à un gros dossier, comportant bien sûr des points de vue divers et contradictoires. S'agissant ici non pas de faire une étude exhaustive (pour laquelle nous n'aurions d'ailleurs pas compétence), mais d'attirer l'attention sur l'un ou l'autre aspect avec un éclairage particulier, nous nous contenterons de résumer en quelques lignes l'essentiel du minimum à connaître.


C'est le 24 juin 1981, à l'époque de la Yougoslavie communiste, que débute la saga Medjugorje qui a beaucoup fait parler d'elle et qui continue toujours à faire couler beaucoup d'encre. C'est en effet ce jour-là que des jeunes de cette petite bourgade située en Bosnie-Herzégovine ont indiqué y avoir aperçu la Vierge Marie. Les apparitions se sont ensuite poursuivies pendant des années dans divers endroits de la localité, mais également dans d'autre villes où se trouvaient les "voyants", nous dit-on.

Bien évidemment, ces événements avaient tout pour déplaire au pouvoir politique alors en place, mais il s'est avéré que l'Eglise elle-même s'est montrée très divisée sur l'authenticité du phénomène Medjugorje, sur fond de rivalité interne au niveau local,entre autres.

L'on a également attribué à Marie des "messages" qui auraient été donnés par l'intermédiaire de ces jeunes, désormais adultes, dont certains verraient toujours encore régulièrement la Vierge qui délivrerait toujours encore des messages à travers eux...

De plus, l'on a l'impression qu'au fil du temps, ces "messages" semblent avoir fait l'objet d'une "normalisation" quant à leur contenu, comme si on voulait les faire correspondre à des dogmes de l'institution.

Des points de vue contradictoires

N'ayant nulle envie ou intention d'entrer dans une quelconque polémique, ni de nous enfermer dans des débats dogmatiques qui peuvent convenir ou non, voici quelques points de vue pour dresser un très rapide état des lieux.

L'on ne s'étonnera guère que Medjugorje compte de fervents partisans parmi certains groupes religieux catholiques qui y organisent pélerinage sur pélerinage; de même que l'on ne s'étonnera guère de l'opposition de personnes ou groupes rationalistes, ou même, d'autres détracteurs pratiquants catholiques qui parlent de supercherie ou de "conflit d'intérêt".

Dans un article du 23 juin 2011, le journal La Croix rapporte les propos de J. Bouflet présenté comme "historien, auteur d'ouvrages sur Medjugorje, consultant et postulateur pour diverses causes de canonisation" :
 "Si je suis convaincu qu'il s'est passé quelque chose la première semaine, je suis tout aussi persuadé que le phénomène a été faussé ensuite par les fransiscains qui se le sont approprié en le déplaçant notamment dans l'église paroissiale.  

Aujourd'hui, même s'il y a une ferveur incontestable, les voyant(e)s ne sont plus du tout crédibles. L'une a souvent menti, deux autres, exilés aux Etats-Unis, vivent des apparitions grâce aux conférences et se sont considérablement enrichis. [...]"
Source :  http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Joachim-Bouflet-Les-voyants-ne-sont-plus-credibles-_NG_-2011-06-23-667039

En gros, pour différentes raisons, l'Eglise ne reconnaît pas les apparitions de Medjugorje, mais n'interdit pas à ses fidèles d'y aller à titre individuel.

Fin 2009, l'archevêque de Vienne (Autriche), également cardinal, s'étant rendu à Medjugorje s'est attiré les foudres de l'évêque du lieu, en l'occurrence celui de Mostar (ville voisine d'une trentaine de kms), amenant le premier cité à justifier (par communiqué du 5 janvier 2010) sa visite privée et exprimer le souhait de "voir le lieu à l'origine de beaucoup de fruits positifs" et d' "intégrer le "phénomène de Medjugorje" dans la pastorale normale de l'Eglise".
Source :  http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Le-cardinal-Schoenborn-appelle-a-reflechir-aux-fruits-de-Medjugorje-_NG_-2010-01-04-544682
   
Et l'on croit pouvoir lire entre les lignes que peu importe l'authenticité ou non, du moment que cela peut accroître les effectifs qui ont tendance à baisser dangereusement ...

Dans un autre article du 23 juin 2011 de La Croix intitulé  Medjugorje, après tente ans d' "apparitions" , l'auteur de l'article parlant des fransiscains indique :

"Les fransiscains chargés d'animer la paroisse, où ils sont présents depuis sept siècles, admettent que Medjugorje attire une population parfois marginale qui vient chercher un sens à une vie déboussolée.

Ils affichent aujourd'hui une volonté ferme de contrôler les interprétations parfois ésotériques qui circulent autour des apparitions et tiennent à encadrer les activités religieuses ainsi que le programme pastoral des groupes. [...] "
Source :  http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Medjugorje-apres-trente-ans-d-apparitions-_NG_-2011-06-23-666988

Une interprétation ésotérique ?

Même s'il y fait très chaud l'été, Medjugorje semble présenter une ambiance relativement détendue, voire décontractée, en tous cas agréable, où les pèlerins expriment bien entendu différents degrés de ferveur avec des caractéristiques propres aux différentes nationalités. De plus, il est possible qu'il y règne une énergie particulière, indéfinissable.

Ciel d'une fin d'après-midi de l'été 2008 à Medjugorje / photo  webm. prana infos
 
Peu enclin à l' "encadrement", parmi les différentes interprétations possibles, c'est justement l'interprétation ésotérique qui nous intéresse plus spécialement sur ce blog. Mais y a t'il le début d'un indice qui permettrait de penser à une explication plus ésotérique ?

Motif lumineux sur une façade au pied de la colline des apparitions / photo webm. prana infos
                                                     

Dans un post du 20 juin 2012 intitulé Marie : une apparence et des apparitions hors normes, nous avions évoqué un livre du pacifiste américain James Twyman : Le Secret du Disciple Bien Aimé. L'auteur y raconte notamment comment, à sa grande surprise, la belle jeune femme qu'à Belgrade il avait pris pour une étudiante serbe, en réalité Marie, lui apparut à nouveau sous la même apparence sur une colline de Medjugorje et poursuivit leur précédente conversation en guise d'enseignement.    

Un passage clé de cette conversation à Belgrade, tel que rapporté par l'auteur:

"Il y a beaucoup plus à découvrir, dit-elle. Ne fais pas confiance à ce que tu vois immédiatement avec tes yeux car la vérité réside au-delà du regard. Regarde derrière les apparences et tu percevras quelque chose qui est beaucoup plus près de la vérité."

 Et lorsque le surlendemain, à Medjugorje, James Twyman l'interrogea sur son apparence physique, aussi réelle que la sienne, elle lui dit:
"Dieu travaille toujours de telle manière que nous puissions comprendre. A six enfants croates qui connaissaient seulement leur catéchisme, je suis apparue comme la Reine de la Paix, tenant un rosaire. A toi... tu peux voir que c'est différent. Mais le message est toujours le même. Je suis venue pour rappeler les gens vers Dieu, pour leur demander de convertir leurs vies. Mais les gens ne comprennent pas ce que cela signifie. Souvent ils croient que cela veut dire sacrifice et pénitence, mais en réalité, cela signifie accepter l'amour au-delà de la peur. Se sacrifier, se nier soi-même ne fait pas disparaître la peur, mais l'engendre et l'encourage. Dieu vous demande seulement d'abandonner les blocages qui vous ont tenu éloignés de l'amour...qui vous ont empêché de réaliser que vous êtes un avec le Divin. Vous n'avez jamais été séparés, pas même un instant, excepté dans votre imagination. C'est le moment d'en finir avec ces idées et de retourner à la source. Alors vous réaliserez que l'amour est votre héritage...que vous êtes un Enfant de Dieu."
 
"Ce même message est exprimé par plusieurs personnes et de multiples façons. Et ceci est l'essence de ce que tu as entendu: quand vous découvrez le Divin en l'autre, et en toute personne, alors vous le découvrez en vous-mêmes. Vous recherchez souvent Dieu dans l'extraordinaire, dans les phénomènes fantastiques. Mais le miracle n'est pas à l'extérieur de vous, il est à l'intérieur. Vous, vous tous, êtes le miracle, et quand vous portez votre attention sur l'essence de l'autre, vous percevez la vôtre. Ceci est le message de Dieu, et cela a toujours été mon message. Vous trouverez Dieu dans l'ordinaire, dans le sourire d'un enfant, en regardant, sans crainte, dans les yeux de quelqu'un que vous n'avez jamais rencontré, en tenant la porte ouverte, quelques secondes de plus, alors que vous attendez que quelqu'un rentre. Voilà comment l'amour se révèle dans votre vie, voilà comment vous trouverez la porte tant recherchée."

" [...] Je ne suis pas réservée à un groupe en particulier ou une religion, précisa t'elle. Je suis pour le monde entier, même si beaucoup trouveront leur propre chemin pour se rattacher à moi. La forme n'est pas importante, c'est l'énergie qui l'est. C'est l'énergie que j'apporte qui est importante et n'importe qui y a accès. Si l'humanité est capable de faire le changement vers l'énergie féminine, alors la paix commencera à se répandre à travers la planète entière. Mais si vous recherchez le pouvoir et la domination, alors vous manquerez cette incroyable opportunité, et vous continuerez à vivre dans le conflit. "      (voir post du 20 juin 2012)

Ce livre restituant le vécu, le ressenti et la compréhension personnels de James Twyman donne déjà un éclairage différent, fort intéressant. Refermons le et penchons nous sur un phénomène visible de tous, à toute heure.

Le surprenant phénomène de la statue du Christ 

Statue du Christ ressuscité à Medjugorje / photo webm. prana infos
Entre l'église et le cimetière, dans une zone agréablement aménagée, a été mise en place en 1998 une statue de facture contemporaine, de grande taille, dite du Christ ressuscité, don d'un sculpteur slovène. C'est un endroit qui, selon les heures, peut être très calme ou pris d'assaut par des groupes de pèlerins.

Pour quelle raison ? Outre qu'il est agréable et qu'il n'est pas rare d'y voir des pèlerins chanter, prier, méditer  ou simplement se reposer, la statue du Christ présente la particularité de laisser s'écouler sur le genou droit un liquide ayant l'apparence d'une huile que de nombreuses personnes recueillent sur un mouchoir en papier ou des supports en tissu ou en papier.
Les gouttes se forment au-dessus d'une micro-fissure de la statue, marquent un temps d'arrêt comme pour se renforcer, puis coulent lentement vers le bas, gagnant en vitesse au fur et à mesure de la descente.


Tel que nous avons pu le constater en 2007 et 2008, et comme le confirment nos vidéos (que nous ne souhaitons pas mettre en ligne), le phénomène est constant, soutenu et l'on ne peut parler de simple suintement.

Coulée de l'huile sur la statue du Christ à Medjugorje / photo webm. prana infos
                                                   
Quelle est la cause de ce phénomène ? Quel sens lui donner ? 

La question a été posée dans le courrier des lecteurs de la revue Partage International, source que, pour notre part, nous tenons en très haute estime. Il semble donc que ce phénomène soit manifesté par le Maître qui fut Marie, et qu'elle même et le Maître Jésus soient encore "à l'oeuvre" de nos jours à Medjugorje "pour attirer l'attention du monde sur la réalité des Maîtres" (ce qui ne signifie évidemment aucunement que cela le soit à travers les "voyants", peut-être bien au contraire puisqu'il semble que généralement le Maître qui fut Marie ne délivre pas de message en de telles circonstances [précision du webmestre] ).

Nous arrêterons là ces quelques éléments de réflexion sur Medjugorje, porteurs d'un éclairage différent. Pour en savoir plus sur les Maîtres de Sagesse, ces hommes et femmes qui nous ont précédés sur le chemin de l'évolution et dont certains s'apprêteraient à émerger publiquement avec à leur tête le Christ (terme à comprendre dans son sens ésotérique, très différent), le lecteur intéressé pourra se reporter à la revue Partage International ou à son site web qui en publie des extraits et permet également de très intéressantes recherches thématiques sur une très vaste gamme de sujets couvrant les différents aspects de ce qu'on appelle la vie. 

Voir le site Partage International 

mercredi 20 juin 2012

Marie: une apparition et des apparences hors normes

Précisions préliminaires

Dans notre précédent post nous avions évoqué l'ouvrage, apparemment épuisé, de James Twyman : Le Secret du Disciple Bien-Aimé. Il y sera encore fait référence aujourd'hui.

Il se trouve que, au moins par certains aspects, le récit de James Twyman, du moins la partie qui nous intéresse, pourrait faire penser aux Maîtres de Sagesse, souvent évoqués sur ce blog, tels que présentés depuis environ 30 ans par Benjamin Creme et la revue Partage International. Cependant, afin d'éviter toute confusion dans l'esprit des lecteurs du blog, il est  précisé que ce sont deux sources différentes, totalement indépendantes et n'ayant absolument aucun rapport entre elles.

Le webmestre tient à indiquer également qu'il a pu assister à un événement avec James Twyman à Lausanne, en 2008, et échanger quelques mots avec lui, sans toutefois avoir pu véritablement s'entretenir avec lui et lui demander un certain nombre de précisions. Cela étant, de par l'objet du blog, il nous a paru évident que ce récit pouvait faire l'objet d'un post, un peu à la façon d'un compte-rendu de lecture, dans lequel nous nous en tiendrons cependant exclusivement à l'aspect factuel de ce que rapporte son auteur.

Un bien étrange récit

C'est un récit bien surprenant que nous livre James Twyman dans Le Secret du Disciple Bien Aimé ( paru en français en 2000 aux Editions des 3 monts).

Pacifiste américain engagé, il avait été invité en mars 1997 par un groupe local à donner un concert pour la paix à Belgrade. Par ailleurs,par un autre canal, il lui avait également été dit qu'il devrait se rendre à Medjugorje, où il avait d'ailleurs déjà achevé un précédent périple. 

James Twyman,à Lausanne en 2008


Voyage à Belgrade

Ce voyage à Belgrade avec le père John (voir post précédent), avait un double objectif: pour JT (James Twyman) : le concert pour la paix, et, pour le père John, planter un poteau de la paix au Kosovo, au Champ des merles.

Grosse déception à leur arrivée à Belgrade: l'organisateur leur apprend que le concert est annulé, faute d'accord des instances gouvernementales. Après une fin de journée agitée lors de leur arrivée (phénomène leur semblant relever de l'agression psychique), le lendemain ils optent tous deux pour un autre hôtel, situé au centre-ville. 

Alors qu'ils devisaient tous deux sur la suite à donner à leurs missions respectives, dix minutes à peine après leur installation dans ce nouvel hôtel, ils entendirent une musique qui venait de la rue, en l'occurence un air des Beatles, qui s'amplifia et les poussa à aller voir sur le balcon ce qui se passait. Ils aperçurent ainsi une foule immense, manifestant contre Milosevic, en dansant et en chantant. Aussitôt ils descendirent et se joignirent à la foule, dans ce "carnaval" anti-Milosevic qui, chaque jour, semblait désarçonner le gouvernement, d'après les récits que leur en firent alors plusieurs étudiants.

Devant un grand immeuble gouvernemental entouré par des rangées de soldats, la foule, dans une démarche se voulant résolument pacifiste, forma des rangées, qui, l'une après l'autre, avancèrent vers les soldats, chaque individu étendant alors son bras jusqu'à toucher leur bouclier, puis les regardant droit dans les yeux en souriant, jusqu'à ce que tout le monde fût passé.

Dans la manifestation, une jeune étudiante...

Le lendemain, la manifestation repassa encore devant l'hôtel, et JT (James Twyman), seul cette fois-ci, se joignit à nouveau à la foule, désireux cette fois-ci de garder plus de distance et de seulement observer. Au bout d'un moment, il remarqua une jeune femme blonde, marchant à ses côtés. Elle semblait isolée et il ressentit une envie irrésistible de lui parler, alors qu'il avait pourtant décidé de ne pas s'impliquer.

Il la trouva "lumineuse", la plus belle femme qu'il avait jamais vue, écrit-il. Il essaya d'attirer son attention, mais elle ne sembla pas le remarquer. A vrai dire, on croit comprendre qu'il tenta, sans succès, ce qu'on qualifierait actuellement de "drague"... 

Toujours dans cette même démarche, alors qu'il était en train de se présenter, elle l'interrompit, en le tutoyant, lui disant qu'elle savait d'où il venait, mais qu'elle s'interrogeait sur sa présence ici. Interloqué par cette répartie inattendue et submergé par cette étrange énergie qu'elle dégageait, il parvint pourtant à lui demander son nom.

- " Mon nom est Maria".   

De manière irrationnelle, subjugué, profondément amoureux d'elle, il se demanda quand même qui elle était, d'où elle venait, et s'interrogea sur ce soudain phénomène d'attraction.

" [...] Il y a beaucoup plus à découvrir, dit-elle. Ne fais pas confiance à ce que tu vois immédiatement avec tes yeux car la vérité réside au-delà du regard. Regarde derrière les apparences et tu percevras quelque chose qui est beaucoup plus près de la vérité."

" [...] Il y a une vérité que tu ne peux pas voir, continua-elle, ici ou n'importe où. Tu regardes autour de toi et tu vois des étudiants qui semblent combattre pour leurs droits. Mais cela est une perspective très étroite, une très petite image, comparé à ce qui se passe réellement. Ils se recherchent vraiment eux-mêmes mais ils ne s'en rendent pas compte. Ils n'ont pas appris à regarder à l'intérieur pour découvrir la réalité, donc ils la cherchent dans le monde. Le monde finira par les décevoir et ils seront forcés de regarder plus profondément. Alors ils verront avec des yeux différents et comprendront ce qui réside au-delà de leurs sens."

Quelques instants plus tard, malgré le désir de JT de la retenir encore, Maria prit congé de lui et disparut dans la foule, non sans lui avoir promis préalablement qu'il la reverrait; promesse que JT jugeait invraisemblable: en effet, comment retrouver une inconnue dans un tel contexte ?

Finalement, le soir même, décision fut prise qu'il irait à Medjugorje avec le poteau pour la paix, dans l'espoir d'y pouvoir le planter, et que le père John se rendrait au Kosovo pour y planter un poteau de substitution, de petites dimensions, faute d'obtention d'accord pour le grand.

A Medjugorje

Le surlendemain, sur une colline de Medjugorje, en Bosnie, JT planta donc ce poteau à un endroit donné. Le même jour, remonté sur la colline en fin d'après-midi et arrivé près du poteau, il s'assit pour méditer. A moment donné, il entendit quelqu'un marcher sur le sol rocailleux et aperçut la silhouette d'une femme. Quelques instants plus tard, elle était près de lui, debout à 3 mètres, portant une veste en daim marron, un jean et des bottes en cuir, ses longs cheveux raides et blonds flottant derrière sa nuque.

- "Bonjour. Tu te rappelles de moi ? dit-elle en souriant"     

Interloqué et n'en croyant pas ses yeux, JT reconnut Maria, l'étudiante serbe, rencontrée à Belgrade. A nouveau, la même sensation d'attraction. Un moment de silence, et JT réalisa ce qui se passait. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Maria était en fait Marie, celle qui est vénérée sous divers noms...

S'asseyant près de lui, pour répondre à sa surprise, elle lui rappela qu'à l'âge de douze ans, il avait demandé à devenir un instrument de paix. Lorsque JT l'interrogea sur son apparence physique, aussi réelle que la sienne, elle lui dit:

"Dieu travaille toujours de telle manière que nous puissions comprendre. A six enfants croates qui connaissaient seulement leur catéchisme, je suis apparue comme la Reine de la Paix, tenant un rosaire. A toi... tu peux voir que c'est différent. Mais le message est toujours le même. Je suis venue pour rappeler les gens vers Dieu, pour leur demander de convertir leurs vies. Mais les gens ne comprennent pas ce que cela signifie. Souvent ils croient que cela veut dire sacrifice et pénitence, mais en réalité, cela signifie accepter l'amour au-delà de la peur. Se sacrifier, se nier soi-même ne fait pas disparaître la peur, mais l'engendre et l'encourage. Dieu vous demande seulement d'abandonner les blocages qui vous ont tenu éloignés de l'amour...qui vous ont empêché de réaliser que vous êtes un avec le Divin. Vous n'avez jamais été séparés, pas même un instant, excepté dans votre imagination. C'est le moment d'en finir avec ces idées et de retourner à la source. Alors vous réaliserez que l'amour est votre héritage...que vous êtes un Enfant de Dieu."  

"Ce même message est exprimé par plusieurs personnes et de multiples façons. Et ceci est l'essence de ce que tu as entendu: quand vous découvrez le Divin en l'autre, et en toute personne, alors vous le découvrez en vous-mêmes. Vous recherchez souvent Dieu dans l'extraordinaire, dans les phénomènes fantastiques. Mais le miracle n'est pas à l'extérieur de vous, il est à l'intérieur. Vous, vous tous, êtes le miracle, et quand vous portez votre attention sur l'essence de l'autre, vous percevez la vôtre. Ceci est le message de Dieu, et cela a toujours été mon message. Vous trouverez Dieu dans l'ordinaire, dans le sourire d'un enfant, en regardant, sans crainte, dans les yeux de quelqu'un que vous n'avez jamais rencontré, en tenant la porte ouverte, quelques secondes de plus, alors que vous attendez que quelqu'un rentre. Voilà comment l'amour se révèle dans votre vie, voilà comment vous trouverez la porte tant recherchée."

" [...] Je ne suis pas réservée à un groupe en particulier ou une religion, précisa t'elle. Je suis pour le monde entier, même si beaucoup trouveront leur propre chemin pour se rattacher à moi. La forme n'est pas importante, c'est l'énergie qui l'est. C'est l'énergie que j'apporte qui est importante et n'importe qui y a accès. Si l'humanité est capable de faire le changement vers l'énergie féminine, alors la paix commencera à se répandre à travers la planète entière. Mais si vous recherchez le pouvoir et la domination, alors vous manquerez cette incroyable opportunité, et vous continuerez à vivre dans le conflit. "

L'obscurité étant tombée, Marie s'apprêtait à partir. Elle ajouta encore:

"La raison pour laquelle je suis avec toi sous cette forme est que tout mon enseignement est contenu dans celle-ci. Trouve Dieu dans l'ordinaire. Recherche le Divin en chacun, et à l'intérieur de toi même. Voilà comment la transformation commence. Voilà comment tu te rappelleras qui tu es: le Moi Sacré que Dieu perçoit. Reviens ici demain, et nous parlerons un peu plus. Il y a encore tellement de choses que tu dois apprendre , en particulier au sujet de celui qui vient... le porteur de lumière."

Puis elle se retourna et disparut derrière le sommet de la colline.

Le lendemain matin, il remonta sur la colline et aperçut Maria / Marie déjà assise près du poteau de la paix, qui l'invita à s'asseoir près d'elle. S'en suivit un enseignement sur la "réalité", celle-ci n'étant pas limitée au monde physique, mais, bien au contraire, revêtue par de nombreux niveaux de réalité, tout aussi réels que celui-ci. 

Et encore : "[...] J'ai revêtu ce corps afin de t'enseigner une leçon particulière. La leçon terminée, le corps disparaîtra. [...]

Il fut aussi question de Jean, de Jésus, du retour du Christ, de la nature féminine de Dieu, de l'énergie de compassion et de paix, de la grande transformation qui s'annonce...

"Chacun de nous vient sur Terre avec des dons particuliers et il est de notre responsabilité de les utiliser avec sagesse et pour le bien de l'humanité. C'est comme une pièce de théâtre avec de nombreux rôles et costumes. Chaque personnage a un texte spécifique qu'il est supposé dire avec le plus de conviction possible. Certains acteurs ont plus de textes que d'autres mais cela ne veut pas dire qu'ils soient plus importants. Quand la pièce est terminée et que le rideau tombe, il n'y a plus de différence entre eux. Une fois les costumes enlevés et le maquillage effacé, rien ne les distingue les uns des autres."

A la fin de l'entretien JT formula à Marie la demande de prendre une photo d'elle, ce qu'elle accepta. La photo prise, elle prit congé et s'éloigna.

Des mois plus tard

Nous arrêterons là ce compte-rendu partiel en signalant simplement que, des mois plus tard, alors que JT cherchait avec grande difficulté à être présent dans un camp de réfugiés près de Skopje, en Macédoine, à l'occasion d'une méditation mondiale pour la paix, et y réussit de façon surprenante, Marie lui apparut encore sous les traits, successivement, en quelques minutes, d'une vielle femme édentée, rampant sur ses mains et ses genoux, ensuite d'un homme d'un certain âge, puis d'une petite fille assise toute seule près d'une tente et, enfin, d'une jeune femme; l'occasion de lui rappeler son enseignement.



Remarques complémentaires du webmestre

Gardons à l'esprit que le livre restitue le vécu, le ressenti et la compréhension personnels de James Twyman d'événements s'étant déroulés dans les années 1995-2000; à ne pas confondre cependant avec la compréhension ésotérique du rôle de Marie, de Jésus, et plus généralement des Maîtres de Sagesse, telle qu'elle est transmise par Benjamin Creme, qui s'inscrit dans le cadre des "Enseignements de la Sagesse Eternelle".

Le livre étant épuisé, nous nous sommes permis de citer quelques extraits. En illustration de ce post, l'on trouvera un montage reprenant la couverture du livre, ainsi que de deux pochettes de CD de JT. Sur l'une de celles-ci, JT a repris la reproduction au crayon de la photo de Marie (sous l'apparence de l'étudiante), reproduction que nous avons volontairement plus ou moins masquée.

Par ailleurs, la photo de James Twyman nous a été gracieusement transmise par un photographe professionnel de Lausanne, dont nous avons malheureusement égaré le nom. S'il tombe sur ce post, qu'il veuille bien nous rappeler ses coordonnées afin de pouvoir lui attribuer la paternité de cette photo.

mardi 12 juin 2012

Bosnie, Kosovo : des dessous méconnus d'un conflit ?


Ce post fait suite à celui du 23 avril 2012 évoquant le conflit en ex-Yougoslavie qui a dégénéré en guerre en avril 1992, et, en même temps, est à rapprocher d'un prochain post consacré à un récit relatant un évènement sortant de l'ordinaire, ayant eu lieu dans cette région du monde, et susceptible de mettre à mal certaines croyances religieuses étriquées. 

Conflits et guerres

Probablement n'avons nous généralement qu'une vue relativement limitée de l'origine et de la nature réelles de certains conflits. A ce titre, d'un certain point de vue, il est certainement permis de considérer les deux guerres mondiales du siècle passé comme un seul conflit s'étendant de 1914 à 1945. Quant aux racines profondes des conflits et guerres, sans doute nous échappent-elles bien souvent. L'on peut d'ailleurs s'interroger sur celles de ce conflit israélo-palestinien qui n'en finit plus de durer et la question peut se poser s'il ne faut pas les situer dans un très lointain passé, dans une époque extrêmement ancienne...

Y aurait-il donc également un éclairage particulier pour l'ex-Yougoslavie ?

Sans doute avons nous encore en mémoire les terribles images présentées tous les soirs aux journaux télévisés, de ce conflit étendu à différents pays, consécutivement à l'agression serbe. Peut-être les noms du Kosovo et de la Bosnie ont-ils été associés plus spécialement à cette horreur, sans que les tenants et les aboutissants puissent être mis en évidence, même si, en apparence, ils semblaient clairement relever de la recherche de pouvoir de l'un ou l'autre dirigeant, et d'un nationalisme exacerbé, peut-être instrumentalisé.

Comme l'indique ce passage emprunté à Wikipédia : " [...] C'était justement lors de la commémoration des 600 ans de la bataille du Kosovo, le 28 juin 1989, que Slobodan Milosevic, en tant que nouveau président de la Serbie, fait un discours ayant pour but d'exalter le nationalisme serbe, discours qui marqua un tournant tragique dans l'histoire de la Yougoslavie." (Source : Wikipédia)

Le Kosovo et la bataille de Kosovo Polje

Sans vouloir entrer dans une analyse complexe, juste quelques indications pour se faire une petite idée, en se référant à l'une ou l'autre source, la première étant une référence incontestable,  Le Monde diplomatique :

Le Monde diplomatique indique dans un article encore en ligne que  , " l'histoire du Kosovo est source de deux lectures, l'une albanaise, l'autre serbe."

"Les nationalistes serbes ont toujours considéré le Kosovo comme le "berceau" de leur civilisation, leur foyer culturel et religieux puisque c'est sur ce territoire qu'est fondé en 1219 l'archevêché de Pec. Plus de 1500 églises et monastères seront construits par la suite.[...]"  

"Les Kosovars albanais estiment que le Kosovo fit partie de la nation albanaise bien avant l'arrivée des Slaves dans la région aux VI et VIIe siècles. [...]
    
" [...] Le 28 juin 1389 à la bataille de Kosovo Polje, au Champ aux Merles, l'empire Ottoman défait le royaume de Serbie. La région devient le symbole de la tragédie nationale et de la lutte contre les Turcs. Cette bataille a également pris une dimension mythique car, selon la légende, un messager divin se présenta au prince serbe Lazar, la veille de la bataille, lui donnant le choix entre le royaume terrestre et la victoire de son armée ou le royaume céleste et la défaite. Lazar choisissant le royaume des Cieux, l'armée serbe et son prince périrent dans la bataille, ainsi investie d'un sens religieux. [...]" 

Source :   http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/kosovo/histoire

Bosnie et bataille du Kosovo : un second éclairage  

Une deuxième source intéressante à nos yeux, au vu de la thématique de ce blog, est constituée par un livre du pacifiste américain James Twyman, livre intitulé Le Secret du Disciple Bien-Aimé (Les Editions des 3 Monts - 2000), livre apparemment épuisé.

Pacifiste engagé, il s'était rendu en 1994 dans cette ex-Yougoslavie où de façon assez étrange il est entré en contact avec une communauté secrète et mystique encore active à ce moment précis dans cette contrée, entre Croatie et Bosnie, et dont on croit comprendre, après lecture également de son précédent livre de 1996: L'émissaire de la Lumière (Ed. J'ai lu ; Ariane Editions), qu'il s'agirait de "la branche la plus secrète et insaisissable de l'Ordre du Disciple Bien-Aimé fondé par Saint Jean", en quelque sorte en charge d'une mission ésotérique à travers les siècles .  

Dans Le Secret du Disciple Bien-Aimé, James Twyman rapporte également qu'à moment donné il a croisé la route du père John (  un prêtre un peu en marge de l'Eglise ?) et qu'à travers leurs échanges, ils sont arrivés à des conclusions, ou fortes présomptions, étonnantes. A savoir que les branches les plus ésotériques de cette communauté se sont retirées dans la clandestinité, et que, plus tard, plusieurs composantes de cette communauté furent déclarées hérétiques et massacrées par l'Eglise.

Quelques extraits clés de leurs conversations:

"Par exemple, la seule nation à avoir fait de cette société ésotérique sa religion officielle fut la Bosnie. Ils furent appelés Bogomils, ce qui signifie "amoureux de Dieu". Les Cathares et les Chevaliers du Temple étaient aussi membres de cet ordre, ils furent aussi massacrés."    

"[...] En fait, à proprement parler, ils ne se nommaient pas eux-mêmes Bogomils. Ils s'appelaient simplement chrétiens, et n'avaient ni hiérarchie, ni pape. Les hommes et les femmes étaient égaux. Leur foi et leur vie se déroulait simplement . En conséquence, ils étaient une menace pour l'église institutionnelle, et dans cette perspective, ils devaient disparaître. La Bosnie, comme vous le savez, est prise en étau entre la Croatie et la Serbie. Les croates catholiques et les serbes orthodoxes ont terriblement persécuté les Bogomils, et ces persécutions se poursuivent encore de nos jours. [...]"

"[...]  Au fur et à mesure que l'Eglise grandissait et gagnait en influence, il devenait de plus en plus difficile pour la hiérarchie de savoir ce que faisait sa contrepartie plus secrète. Pierre avait eu les paroles de Jésus pour confirmer le rôle de Jean, mais que pouvait-il se passer mille ans plus tard alors que l'Eglise était devenue une institution politique corrompue ? Les quelques centaines d'années qui suivirent, l'Eglise lança de nombreuses croisades pour détruire ces communautés. C'est ce qui les poussa à opérer clandestinement, et c'est ce qu'elles ont fait jusqu'à nos jours."

De plus, "Comme le dit Jésus dans l'Evangile, la lignée de Jean attendrait la Seconde Venue du Christ" .

La bataille du Kosovo : quelle interprétation ?

Dans son ouvrage (paru aux Editions des 3 monts, et traduit de l'anglais par Laurence Tayoro), James Twyman  a également inséré (pages 81 à 84) un extrait d'un rapport soumis par le père John, et intitulé : La signification réelle de la bataille du Kosovo. Bien que le livre soit épuisé, ne pouvant le reproduire intégralement ici pour des raisons évidentes de droits (mais il est disponible en anglais sur le web)  voici cependant les passages les plus significatifs, en espérant que Jean-Claude Genel, qui a également préfacé le livre, ne nous en tiendra pas rigueur :

"La bataille du Kosovo eut lieu le 28 juin 1389 entre la Coalition Chrétienne dirigée par le Tsar Lazar de Serbie et les forces Musulmanes turques menées par le Roi Murad. Le Tsar Lazar n'était pas seulement un grand chef, il était aussi très spirituel, un saint homme. Cette histoire, racontée à l'école à chaque enfant serbe depuis de multiples générations, relate un événement extraordinaire.

La nuit précédant la bataille, le prophète Elijah apparut au Tsar Lazar sous la forme d'un faucon gris et lui donna un message de la Sainte Vierge, Marie: il pouvait remporter une grande victoire matérielle ou spirituelle. C'était son choix. S'il choisissait la victoire matérielle et le Royaume sur Terre, lui et ses troupes seraient triomphants sur le champ de bataille. S'il choisissait la victoire spirituelle et le Royaume des Cieux, alors ils mourraient tous. Etant un homme d'une profonde foi chrétienne, le Tsar n'hésita pas et choisit la victoire spirituelle. Le lendemain, la bataille fut perdue et le Tsar Lazar ainsi que le Roi Murad furent tués.

La signification de la victoire spirituelle promise était la mort et la défaite du nationalisme ethnique et religieux afin de construire quelque chose de plus fort: une culture musulmane et chrétienne dans les Balkans. Le choix du Tsar Lazar à l'égard d'une grande victoire spirituelle conduisait éventuellement à l'éclosion de diverses cultures religieuses et ethniques vivant ensemble dans la paix et le respect mutuel. Cela était ressenti plus intensément en Bosnie, et à Sarajevo, où la cathédrale catholique romaine, la vieille mosquée, la vieille église orthodoxe serbe et le temple juif séfarade étaient environ à deux cent mètres les uns des autres. Ainsi Sarajevo devint un modèle d'espoir pour le futur de l'humanité et un rempart contre le fanatisme et le fondamentalisme religieux. 

La mauvaise interprétation de cet événement par les nationalistes serbes, et leur réaction négative à la défaite matérielle, les ont conduits depuis à essayer de faire machine arrière - comme si la bataille n'avait jamais eu lieu, comme si les musulmans n'avaient jamais été au Kosovo, comme si les centaines d'années d'éclosion culturelle et l'héritage unique de la cohabitation des musulmans et des chrétiens n'avaient jamais existé, comme si le Tsar Lazar avait choisi la victoire matérielle plutôt que spirituelle.

Le monument de la Bataille du Kosovo au "Champ des Merles" devint plutôt un symbole du nationalisme ethnique et religieux serbe. Les valeurs prônées par le Tsar Lazar dans son choix pour une victoire spirituelle furent répudiées. La Serbie se détourna du voeu et du choix de son plus grand chef spirituel, ainsi que de la promesse que la Sainte Mère lui avait faite.

Ceci les éloigna de l'accomplissement de leur destinée spirituelle pour laquelle le Tsar Lazar s'était sacrifié. Par mégarde, les serbes devinrent les agents des forces des ténèbres avec qui ils s'étaient inconsciemment alliés. Leur nation se transforma en un portail béant où la malveillance put s'installer, à leur propre détriment et celui du monde entier. [...]

Et le père John de faire remarquer encore dans ce rapport que la première guerre mondiale fut déclenchée par l'assassinat de l'Archiduc Ferdinand à Sarajevo par un nationaliste serbe, le 28 juin 1914, date anniversaire de cette bataille du Kosovo, entraînant de fait le grand conflit de 1914-1945 !

Commentaires du webmestre

Simples hasards de dates, ou, y a t'il des leçons à tirer de ces événements ? Pour notre part, nous ignorons quel est le degré d'exactitude de cette seconde interprétation, mais il nous a semblé intéressant d'essayer de donner un éclairage différent, complémentaire à celui de Wikipédia et celui du Monde diplomatique, déjà fort instructif. A chacun d'essayer de reconstituer le puzzle.