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mardi 4 décembre 2018

" Et si la mort n'existait pas " : une vidéo toute récente

Le sens de la mort à reconsidérer ?

Peut-être nous est-il arrivé un jour ou l'autre de songer que, dès le jour de notre naissance, s'est mis en route quelque part, en coulisse, un invisible sablier régissant la durée de notre incarnation, implacable compte à rebours dont le fondement et le déroulement nous échappent pour l'essentiel. 

Si la naissance d'un enfant est généralement accueillie dans la joie dans les familles, la survenue de la mort, pourtant considérée comme inéluctable, est, elle, souvent entourée d'incompréhension, de crainte et de tristesse. Pourquoi en est-il ainsi ?  Faut-il craindre la mort ou, au contraire, se préparer à l'aborder très sereinement ? 

Nous avons abordé à plusieurs reprises sur ce blog la thématique de la mort, des Expériences de Mort Imminente (EMI ou NDE), de la réincarnation et également publié (novembre 2011) un remarquable et très inspirant texte de Benjamin Creme [ La vie après la mort et la renaissance] relatant, du point de vue ésotérique, ce qui se passe au moment de la mort et au-delà ...

                                                                                * *

Dans ce même domaine, voici donc une vidéo toute récente intitulée " Et si la mort n'existait pas ? " basée sur les témoignages d'expérienceurs et sur les recherches de nombreux scientifiques. 

Les personnes ayant vécu une EMI n'ont généralement plus peur de la mort et en arrivent à considérer que la mort n'est pas triste, que la mort n'est pas une fin en soi, au point que certaines auraient préféré ne pas revenir dans leur corps physique. 

Comme le dit le Dr Moody: " Quand les personnes reviennent, elles disent que ce qu'elles ont compris  à travers cette expérience c'est que le sens de la vie est d'apprendre à aimer."

On relèvera aussi que les enfants, qui ont l'avantage de ne pas encore être conditionnés par des considérations religieuses ou philosophiques, font dans la restitution de leur vécu/ressenti lors d'EMI, une description qui rejoint celle des adultes. Autre fait remarquable: les aveugles de naissance peuvent découvrir "visuellement" leur corps, lors d'EMI.  

Au-delà de la conception matérialiste de la vie:  "Je suis dans le "hors-temps" où la seconde et l'éternité sont la même chose" indique l'un des intervenants de la vidéo.

Finalement, n'est ce pas une bonne nouvelle que d'apprendre de la part de scientifiques que les esprits décédés ne sont pas localisés dans les cimetières mais que, au contraire, non seulement la conscience survit à l'arrêt du cerveau et à la mort de notre corps physique, mais que, selon toute vraisemblance,  c'est la conscience qui permet à la matière de se manifester ?  

Ce que d'une certaine façon le Pr Pin Van Lommel confirme de cette façon:
"Il a été scientifiquement démontré qu'au cours de l'EMI une conscience élargie était éprouvée, indépendamment de l'activité cérébrale. Cela modifie notre compréhension de la mort, avec une conclusion quasi inévitable: au moment de la mort physique, la conscience va continuer d'exister dans une autre dimension, dans un monde invisible et immatériel."

Ce sont en tous cas les conclusions nouvelles auxquelles sont arrivés depuis une vingtaine - trentaine d'années de nombreux scientifiques qui ne partagent plus la vision de la science matérialiste sur ces sujets. On comprend bien que désormais l'instauration de nouveaux paradigmes est en marche et c'est ainsi que des centaines de scientifiques ont déjà signé le "Manifeste pour une science post-matérialiste" initié par Mario de Beauregard. Bref, une révolution scientifique est en cours sous nos yeux ... 




                                               


Une suite à cette première vidéo est prévue, sous le titre: "Et si l'âme existait vraiment ? " . L'on trouvera ci-dessous un lien vers l'appel du 17/09/2018 de la réalisatrice Valérie Seguin pour la réalisation d'un financement participatif.

Vers l'appel de la réalisatrice pour la deuxième partie



Lire le Manifeste pour une science post-matérialiste



Manifesto for a Post-Materialist Science

mardi 26 avril 2016

Yogananda - Le film

"Yogananda", le film qui retrace la vie de Paramahansa Yogananda

Il existe quelques grands classiques de la spiritualité; l'un d'entre eux est "La Vie des Maîtres", écrit par Baird Spalding, et nous lui avions déjà consacré un post le 15 décembre 2014. 


 "Autobiographie d'un Yogi" de Paramahansa Yogananda en constitue très certainement un autre dans cette catégorie de littérature très particulière consacrée à la spiritualité. 

Couverture du livre paru aux Editions Adyar

Né le 5 janvier 1893 à Gorakhpur, en Inde, et décédé le 7 mars 1952, Yogananda est généralement considéré comme un yogi et un gourou. Il n'est guère difficile de trouver des biographies traitant de sa vie et de son oeuvre, mais il nous semble intéressant de mettre un lien vers celle du site Shakti  qui  donne une vue synthétique ainsi que des informations plus ésotériques sur cet avatar indien qui a parcouru le monde en son temps.  

Voir sur le site Shakti le texte consacré à Yogananda

Voilà maintenant qu'un film en projet depuis plusieurs années a abouti tout récemment, puisqu'il vient de sortir en salle en ce printemps 2016.

Source: Jupiter Films

La documentation officielle de Jupiter Films, relative au film, donne les indications suivantes:

" Le film retrace la vie de Paramahansa Yogananda qui a fait connaître dans les années 1920 des techniques du yoga et de la méditation en Occident. 
Son livre "Autobiographie d'un Yogi", best-seller mondial, a été une source d'inspiration pour d'innombrables yogis et des personnalités comme George Harrison, Russel Simmons ou encore Steve Jobs.

En évoquant le voyage de l'âme comme un rejet de l'égo et des illusions du monde matériel, le film nous immerge dans l'irréel. Cette oeuvre raconte finalement l'histoire de l'humanité elle-même: les épreuves auxquelles tous les êtres sont confrontés pour se libérer des souffrances et rechercher un bonheur durable."

Un film qui ne restera sans doute pas longtemps à l'affiche dans les villes où il sera programmé, mais qui mérite probablement d'être vu.

dimanche 15 novembre 2015

"Le Prophète" : sortie du film d'animation le 2 décembre 2015

"Le Prophète": un film d'animation d'après l'oeuvre de Khalil Gibran

Une fois n'est pas coutume, nous nous intéresserons à un film d'animation, pour petits et grands, réalisé d'après l'oeuvre du même nom du grand poète Khalil Gibran né le 6 janvier 1883 à Bécharré, au Liban, dans une très ancienne famille chrétienne et décédé à New York le 10 avril 1931.  

Il est dit que son grand-père  était prêtre du rite maronite. Autre information intéressante: après avoir émigré aux Etats-Unis avec sa famille, il revient, seul, au Liban en 1897 pour faire ses études à l'Ecole de la Sagesse à Beyrouth. Il a également séjourné à Paris où il a fréquenté un certain nombre de personnalités du monde des Arts. C'est en 1910 qu'il se fixe définitivement à New-York où il s'adonne à la poésie et à la peinture.

Après son décès, son corps est rapatrié au Liban et déposé dans la crypte du monastère de Mar Sarkis, à Bécharré.

Capture d'écran de la bande-annonce (Pathé Films)

A en croire la fin de la courte bande-annonce du film, l'on peut considérer que le propos du film retiendra l'attention de tous ceux qui s'intéressent aux spiritualités:

"Chère Almitra, je vais te dire un secret.
Je me suis souvent envolé loin d'ici. Nous ne sommes emprisonnés ni par les murs, ni par le corps; nous sommes des esprits, libres comme l'air.
Pour être libre, il faut briser les liens avec lesquels on s'est soi-même enchaîné.
Quand l'amour te fait signe, il faut le suivre, même si la route est difficile et abrupte.
Les mots sont mes ailes et toi, tu es mon messager."

 
Photo du film (site Pathé Films)

Synopsis

Sur l'île fictionnelle d'Orphalese, Almitra, une petite fille de huit ans , rencontre Mustafa, prisonnier politique assigné à résidence. Contre toute attente, cette rencontre se transforme en amitié. Ce même jour, les autorités apprennent à Mustafa sa libération. Des gardes sont chargés de l'escorter immédiatement au bateau qui le ramènera vers son pays natal. 

Sur son chemin, Mustafa partage ses poèmes et sa vision de la vie avec les habitants d'Orphalese. Almitra, qui le suit discrètement, se représente ces paroles dans des séances oniriques visuellement éblouissantes. Mais lorsqu'elle réalise que les intentions des gardes sont beaucoup moins nobles qu'annoncées, elle fait tout son possible pour aider son ami. Arrivera-t-elle à le sauver ? 
(Source: Pathé Films)



Le livre  Le Prophète

Publié en 1923 et composé de vingt-six textes poétiques, son recueil Le Prophète est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements New Age.  (Source: Wikipédia)

Khalil Gibran: Le Prophète est son chef d'oeuvre. Il en avait rédigé une première version en arabe à l'âge de quinze ans; deux fois, dans la suite, il avait remanié et amplifié celle-ci. C'est après la troisième version en arabe qu'il avait réécrit le texte en anglais, texte qu'il devait encore retravailler quatre fois avant de le confier à l'impression parce que, disait-il, "je voulais être tout à fait sûr que chaque mot fût vraiment le meilleur que j'eusse à offrir." (Source: Le Prophète / Traduit par Camille Aboussouan / 19e édition / Casterman / 1977 )


Un extrait du livre

"Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez- nous des Enfants.

Et il dit:
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

(Source: Le Prophète / Traduit par Camille Aboussouan / 19e édition / Casterman / 1977 )


mercredi 28 octobre 2015

Que se passe-t-il au moment de la mort et après la mort ?

Des rites funéraires variables à travers le monde

Curieux constat: aussitôt né dans un corps physique, l'être humain est en quelque sorte soumis à un  inéluctable et longtemps invisible compte à rebours dont la date ultime lui est généralement inconnue, du moins pour le commun des mortels. 

Un usage très répandu en Europe veut que les familles, du moins les catholiques, aillent au cimetière, à un certain moment de l'année, pour se recueillir sur les tombes de leurs défunts, et, par la même occasion, fleurir les tombes, alors que d'autres religions rendent hommage aux défunts d'une façon différente et selon un autre calendrier.
 
Stand commercial proposant un cercueil décoré à Munich en 2009 / photo prana infos


En fait, le monde connaît une grande diversité de pratiques et de rituels à la fois pour gérer ce "départ" du plan physique et pour rendre hommage aux morts. Dans cette mosaïque de peuples et de cultures que constitue l'Inde, l'un des géants démographiques de la planète, certaines religions pratiquent la crémation, d'autres l'enterrement et, autre coutume, les Parsis exposent les corps de leurs défunts au sommets des "tours du silence" où les vautours se chargeront de les "nettoyer". Au Tibet voisin, un rituel a encore cours qui consiste à découper les corps afin de les livrer aux vautours et en Indonésie, des momifications sont encore pratiquées. Traditions et rituels hérités du passé, parmi bien d'autres encore...

Des compréhensions différentes du phénomène de la mort

Large palette de concepts et de compréhensions pour ce que nous appelons la mort et l'après-vie... Très schématiquement, en Occident, parmi les grands courants: le courant matérialiste pour lequel il n'y a rien après la mort, les courants religieux considérant que nous avons une âme survivant à la mort et qui parlent de Jugement dernier, de paradis et d'enfer ou de Résurrection. Enfin, différents courants religieux (tels le bouddhisme ou l'hindouisme), ésotériques ou new-âge, pour qui la réincarnation est une évidence (même si les concepts respectifs de la réincarnation peuvent être assez éloignés les uns des autres).    



Conception chrétienne relevée dans un cimetière en Alsace / photo prana infos


"Qui suis-je ? "    Qui sommes-nous réellement ?

La méconnaissance de "qui nous sommes réellement" est-elle à l'origine de tant de compréhensions différentes de la mort ? Si les uns considèrent que nous sommes, pour un temps limité, un corps physique, appelé à disparaître ensuite dans le "néant", les autres affirment au contraire que nous avons également une âme qui survit à la mort et qui ensuite est soumise aux pérégrinations et différentes options décrites par les diverses religions.

Mais, avons nous une âme ou, comme l'indique la tradition ésotérique, sommes-nous en réalité une âme qui, engagée dans un très long parcours évolutif et soumise à la loi du karma, s'incarne périodiquement de façon à progresser lentement, de vie en vie, tantôt dans un corps masculin, tantôt dans un corps féminin, dans le but d'acquérir la maîtrise de la matière et de nos différents corps constitutifs et de devenir un "Maître" libéré de la nécessité de se réincarner sur Terre ?

A quelques jours de la Toussaint, il nous a paru judicieux de reprendre intégralement un post déjà publié précédemment sur ce blog, un texte donnant des indications très précises, provenant d'une source extrêmement élevée et offrant un éclairage tout à fait exceptionnel de cet événement qui nous attend tous et que nous avons sans doute déjà tous vécu de multiples fois ... dans des conditions plus ou moins sereines ...

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Reprise d'un article initialement publié sur ce blog le 1er novembre 2011.
                                                                
                                                               
"Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement.

[...] Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience."

Ces quelques lignes issues du texte qui va suivre posent le problème: notre conception de la mort est elle infondée et à reconsidérer ? Les explications données proviennent d'une source supérieure, disons pour faire simple, des Maîtres de Sagesse qui ont travaillé par l'intermédiaire d'Helena Blavatsky et d'Alice Bailey, et dont l'un d'entre eux a, à ce jour encore, un lien télépathique permanent avec Benjamin Creme, artiste et ésotériste anglais. Le texte, extrait de La Mission de Maitreya -tome 1- (Partage Publication) , est gracieusement mis à disposition lors des conférences de Benjamin Creme ou lors des conférences et événements organisés par des lecteurs français de la revue Partage International. 

La vie après la mort et la renaissance


"L'attitude de nos contemporains  face à ce phénomène récurrent que nous appelons la mort constitue une des plus grandes tragédies de notre temps. Pour la plupart, nous portons sur la mort un regard empreint de peur et de dégoût, cherchant par tous les moyens à lui résister, et prolongeant, souvent bien au-delà de son utilité, l'activité du corps physique, comme garantie de la "vie".

Notre peur de la mort n'est en fait que la peur de l'inconnu, la peur d'une dissolution complète et définitive, la peur de ne plus être. En dépit des multiples témoignages  rassemblés au fil des ans par un grand nombre de groupes spirituels, attestant que la vie se poursuit après la mort, sous une forme ou sous une autre; en dépit de l'acceptation intellectuelle répandue que la mort n'est que l'éveil à une vie nouvelle et plus libre; en dépit de la croyance croissante en la réincarnation, et malgré les enseignements reçus, à travers les âges, des Instructeurs les plus sages, notre approche de ce grand passage continue d'être empreinte de peur et d'agitation.

Ce qui rend cette attitude si tragique est qu'elle est tellement éloignée de la réalité qu'elle est source de bien des souffrances inutiles. Notre peur de la mort n'est autre que la peur de voir notre identité anéantie. C'est cela qui nous terrifie. Si nous pouvions réaliser et expérimenter le fait que cette identité est un Etre immortel, ne pouvant ni mourir, ni être anéanti, notre peur de la mort disparaîtrait. Si, de plus, nous réalisions que ce que nous appelons la mort est en fait l'entrée dans une lumière nouvelle dont la clarté nous confère une conscience plus aiguë de notre identité, et nous révèle certains aspects plus élevés de notre Etre jusque là occultés, toute notre attitude envers la mort changerait, pour notre plus grand bien.

Un voyage sans fin

La mort et la vie sur le plan physique seraient alors considérées comme les étapes d'un cheminement sans fin vers la perfection, la mort n'étant qu'une porte d'accès vers un champ d'expérience beaucoup plus vaste. Libérée des limitations du plan physique, notre conscience verrait s'ouvrir à elle de nouvelles et vastes perspectives de connaissance, d'intelligence et de beauté jusque-là inaccessibles.
Dans un proche avenir, les Maîtres et leurs disciples enseigneront la vérité au sujet de cette expérience que nous appelons la mort, et ainsi offriront à chacun une liberté nouvelle. Nous apprendrons à accepter la mort pour ce qu'elle est: la restitution de nos véhicules à leur source initiale, "les cendres à la cendre et la poussière à la poussière", et une ouverture à une vie nouvelle, plus riche de significations. Nous en viendrons à comprendre que ce moment unique et important est en fait, une suite ordonnée d'étapes à travers lesquelles l'âme se retire successivement de chacun des véhicules qu'elle a créés.

Le processus de la mort commence lorsque l'âme retire son énergie du corps physique dense.Cela peut prendre plus ou moins de temps. Une série de crises cardiaques ou l'aggravation continue d'une maladie peuvent signifier que l'âme a amorcé ce processus. Dès que la mort survient, les corps subtils - les corps astral et mental situés au sein du véhicule éthérique - se retirent du corps physique dense. Ceci peut, également, se faire plus ou moins rapidement, et les Maîtres conseillent d'attendre trois jours avant la mise en terre, ou de préférence la crémation, ceci pour être assuré que le corps éthérique s'est bien complètement retiré de sa contrepartie physique.

Dès lors, la conscience de l'individu subsiste à l'intérieur du corps éthérique qui, à son tour, se verra également abandonné. Les particules de substance constituant ce corps retournent alors dans l'océan d'énergie éthérique qui nous entoure. La rapidité de ce processus de désintégration dépend du karma individuel.

Une fois le véhicule éthérique rejeté, l'enveloppe astrale de la personne lui confère une conscience sur l'un des sept sous-plans du plan astral, celui qui s'harmonise le mieux à sa nature astrale, sous-plan sur lequel elle vivra un certain temps, afin d'être confrontée aux désirs qui ont imprégné son corps astral durant sa vie terrestre et aux filets desquels elle se laisse encore prendre.

Bien souvent, cette confrontation va l'absorber à un tel point que la vie sur ce plan devient pour elle une réalité. Si sa conscience est surtout focalisée sur l'astral et très peu sur le mental, une telle personne peut vivre sur le plan astral pendant une longue période - notion de temps toute relative si l'on considère que le temps réel tel que nous le percevons sur le plan physique cesse d'exister en même temps que le cerveau.

Sur le plan astral, chacun fait ce que normalement il aurait fait en incarnation. Mais bien que cette vie sur le plan astral ait l'apparence de la réalité, tout comme la vie sur le plan physique dense, elle n'en est pas moins une illusion. Tous nos espoirs, nos peurs, notre agressivité, nos haines, nos jalousies et nos vices constituent de puissantes formes-pensées qui, tôt ou tard, doivent être dissoutes.

C'est pourquoi le seul enfer qui existe est celui que nous nous sommes nous-mêmes créés sur le plan astral. L'enfer auquel nous sommes confrontés est celui de nos propres désirs, de notre propre cruauté, de notre séparatisme, de nos ressentiments et de nos peurs qui demeurent sur le plan astral. C'est pour cette raison que les Maîtres ne cessent de nous répéter d'apprendre à contrôler nos pensées et nos réactions émotionnelles.

Pour cette même raison, il est important qu'au moment de la mort, le niveau de conscience soit aussi élevé que possible, afin que les derniers réflexes nerveux servent à propulser la conscience à travers les niveaux de l'astral et du mental inférieur jusqu'aux sphères mentales les plus élevées, de la manière la plus rapide et la plus consciente possible. D'où l'importance d'une préparation délibérée à la mort. A l'avenir, nous apprendrons comment mourir consciemment, comment gérer ce "passage".

Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement. Elle perçoit simultanément deux mondes: celui des formes qu'elle vient de quitter et le monde nouveau qui s'ouvre à elle, lieu de plus grande liberté, où des êtres familiers viennent l'accueillir, mais où elle peut encore partager les sentiments et les pensées de ceux qu'elle a laissés derrière elle.

Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience. Ainsi, sur le plan astral, des disciples, des initiés et certains Maîtres interviennent afin de les protéger et de leur faire prendre conscience de leur mort.

Le plan astral 

Après la mort du corps physique, la personne défunte séjourne sur le plan de l'astral qui correspond au niveau de développement qu'elle a atteint au cours de sa vie terrestre. A ce niveau subtil d'existence, notre faculté de perception est libérée des processus de la pensée et du raisonnement qui sont le fait du cerveau physique. Toute connaissance et expérience peut alors être directement vue, entendue, touchée et connue dans sa pleine signification. Perception, connaissance et beauté sont simultanément appréhendées et engendrent une sensation de joie et une libération inconnue sur le plan terrestre.

Sur les sous-plans de l'astral supérieur, cette expérience directe revêt un caractère plus extatique. Elle provoque des émotions plus nobles et plus raffinées, correspondant aux niveaux astraux supérieurs du centre du coeur, aux plus hauts niveaux de l'astral. Un être parvenu à un certain degré d'évolution avant sa mort fait sur ces plans  l'expérience d'une joie indicible et d'une extase presque constante . Il perçoit toute la beauté et l'harmonie qui sont, sur ce plan, l'expression de bouddhi, c'est à dire l'amour-sagesse. En fait, bouddhi est un état de ravissement qui peut être expérimenté sur le plan physique lorsqu'au cours de la méditation, on parvient à un degré élevé de contact bouddhique.

Un être qui a atteint un certain niveau de concentration mentale reste peu de temps sur le plan astral, car son véhicule astral est alors si raffiné et harmonieux qu'il se dissout rapidement, afin que ses particules puissent retourner dans le réservoir de matière ou d'énergie astrale, tout comme les particules du corps éthérique sont retournées au plan éthérique.

L'expérience vécue sur le plan mental est d'une nature différente, plus mentale. Là, le ravissement laisse place à la connaissance et à la sagesse. L'expérience spécifique de ce plan n'est plus seulement la joie extatique mais plutôt l'intelligence du sens profond des choses, de leur véritable signification. L'être suffisamment évolué, doté d'un niveau d'intuition élevé, peut alors comprendre cela, ainsi que le Dessein et la Volonté de Dieu.

Pour les êtres plus évolués, l'existence sur le plan mental constitue la dernière avant le retour en incarnation. Mais il se peut aussi que le corps mental se dissolve à son tour, l'être entre alors en état de pralaya, en devachan. Cet état d'existence ni mental, ni astral, ni physique, est un état intermédiaire entre la vie et la mort. C'est un état d'être, hors incarnation, où toute pulsion vitale est suspendue. C'est un état d'éternelle béatitude, de paix parfaite.

L'être en pralaya n'est pas inconscient, mais aucun processus d'apprentissage conscient ne peut avoir lieu avant le retour en incarnation. C'est une sorte d'absorption dans l'Absolu, d'où l'on s'abstrait, selon la Loi, lorsque le besoin du groupe le réclame. L'état de pralaya est le monde propre aux âmes, où elles n'ont d'autre but que d'être elles-mêmes. Dépourvue de tout véhicule inférieur, l'âme en pralaya ne fait aucune nouvelle expérience, contrairement à l'existence sur les autres plans. Ainsi les progrès spécifiques ne sont possibles que sur les plans inférieurs.

L'âme vient en incarnation par décision du Logos, en fonction des besoins du groupe et du Plan. C'est pour l'âme un grand sacrifice que de descendre sur le plan physique et de s'incarner. Elle le fait sous l'impulsion de son esprit d'abnégation. Cette volonté altruiste qui émane de l'âme est une puissante source d'inspiration.

L'âme en pralaya n'éprouve aucun besoin de s'incarner. Elle y reste, suivant les cas, de quelques dizaines à plusieurs milliers d'années, jusqu'au moment où un groupe d'âmes en pralaya est envoyé en incarnation, parce que le moment est propice et les circonstances favorables. C'est de cette manière que le corps de l'âme, ou corps causal, s'enrichit de nouvelles expériences. Le corps causal reçoit davantage de connaissances et de conscience de l'âme à mesure que ses véhicules s'affinent.

Les atomes permanents

Cet affinement des véhicules de l'âme (que sont les corps éthérique, astral et mental) s'opère par le truchement de ce que l'on appelle les "atomes permanents". Il s'agit d'atomes de matière physique, astrale et mentale autour desquels s'organisent les corps en vue d'une nouvelle incarnation. Ces atomes permanents gardent la mémoire du taux vibratoire auquel l'individu est parvenu au moment de sa mort.

Si cette personne a fait de grands progrès, les corps de ses incarnations suivantes seront plus raffinés, en harmonie avec la vibration de cet atome permanent qui, grâce au travail magique de l'âme, attirera toujours davantage de matière de nature subatomique. Ainsi, les atomes permanents parviennent à des fréquences vibratoires toujours plus élevées. Et comme un corps attire toujours à lui de la matière ayant un taux vibratoire semblable, les progrès réalisés de vie en vie créeront un corps chaque fois plus raffiné, d'une vibration toujours plus élevée.

Les atomes permanents constituent donc les noyaux qui attirent les particules atomiques dont sont composés, en premier lieu le corps mental, puis le corps astral, enfin le corps physique éthérique, ce après quoi le corps physique dense est "précipité". Les atomes permanents d'un être sont liés au corps causal de l'âme et ne sont influencés par aucune expérience faite hors incarnation.

Le corps causal se situe sur le plus élevé des quatre plans du mental, et on peut le considérer comme une sorte de réservoir de tout ce qui a été perçu, connu et expérimenté dans les domaines du physique, de l'astral et du mental. Une "corde d'argent" relie l'âme et son corps aux trois atomes permanents. Dans ce cordon, la conscience est continue, de telle sorte que lorsqu'il est temps pour l'âme de s'incarner à nouveau, des particules de matière de taux vibratoire analogue sont, magiquement, attirés autour des atomes permanents. Ceux-ci ont conservé la même fréquence que dans la vie qui a précédé, et sont imprégnés de la conscience et de la vibration des énergies de ces niveaux.

Au début des incarnations suivantes, lorsque les véhicules sont prêts, l'âme forme ses enveloppes mentale, astrale et physique. La connaissance et l'expérience accumulées, gagnées au cours d'une succession de vies précédentes, s'écoulent du niveau de l'âme dans le cerveau physique qui en retient tout ce qu'il peut consciemment absorber, utiliser et connaître."


Texte de Benjamin Creme, extrait de La Mission de Maitreya (Partage Publication), tome 1 (dépliant mis gracieusement à disposition lors des conférences de B. Creme).


Voir le site Partage International

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jeudi 24 septembre 2015

Réincarnation: le cas James Leininger

Se peut-il qu'un pilote de chasse abattu par les Japonais en 1945 se soit réincarné en avril 1998 et que, pour la première fois, nous ayons des preuves irréfutables de la réalité de la réincarnation ?  


Réincarnation: un concept qui gagne du terrain ?

La question n'est pas neutre: est-il exact, comme beaucoup le pensent, qu'au cours des premiers siècles, les textes bibliques ont été expurgés de toute référence à la réincarnation ? Et dans l'affirmative, pourquoi ?

Combien sont-ils actuellement en Occident à prendre en compte le concept de réincarnation ? De l'ordre de 30 à 35 % ou peut-être plus ? Et, entre les bouddhistes, les hindous et quelques autres groupes religieux et par ailleurs des groupes plus "ésotériques" ou "new age", qu'entendent-ils, les uns et les autres, par "réincarnation" ?

Indéniablement, cette notion de survivance de l' "âme" après ce que nous appelons la "mort" et l'incarnation ultérieure de l' "âme" dans un nouveau corps physique, tantôt masculin, tantôt féminin,  semble trouver un écho de plus en plus large dans la population en Occident. Signe des temps ?

Il reste pourtant des groupes religieux pour lesquels ce concept est absolument incompatible avec leurs dogmes; sans compter également toutes les personnes pour lesquelles il n'y a strictement rien après la "mort"...

Ces questionnements ne sont pas le propos de l'ouvrage que nous allons évoquer, mais lorsque, fait rarissime, se révèle un cas contemporain présentant tous les signes d'authenticité, il ne peut qu'attirer notre attention. Un enfant américain né en 1998 peut-il donc avoir été ce pilote de chasse mort au combat en 1945 ? Nous proposons ici juste un petit aperçu du livre traitant de ce cas et paru en français sous le titre: "Réincarné".


Le cas James Leininger




Un couple comme tant d'autres... et un heureux événement

C'est une histoire peu banale que vivent  Andrea et Bruce Leininger, tous deux de tradition chrétienne,  et leur fils James en l'an 2000, alors que cette famille américaine vient de déménager peu de temps auparavant à Lafayette (Louisiane), dans le cadre d'une nouvelle mobilité professionnelle.

Né le 10 avril 1998, le petit James présente durant ses deux premières années l'apparence d'un bébé adorable, peu enclin aux pleurs et d'un naturel plutôt heureux et satisfait. Tout semble aller pour le mieux pour le bambin et la petite famille.

La nuit où tout a démarré

Alors que trois semaines plus tôt, James vient de fêter son deuxième anniversaire, rien, en ce tout début du mois de mai 2000, ne laisse entrevoir ce qui va perturber une ambiance jusque là paisible. Ainsi, en pleine nuit, la maisonnée est soudain emplie de cris perçants et de hurlements d'angoisse; accourue au chevet de James, Andrea trouve son fils gesticulant et se débattant sans raison apparente, si ce n'est celle d'un cauchemar, et ce n'est qu'après un certain temps qu'elle peut lui faire retrouver le sommeil.

Deux jours plus tard, même scénario; Bruce ne s'inquiète pas et considère qu'il s'agit d'un phénomène normal chez des petits. Mais les cauchemars se répètent et s'installent dans la durée avec des fois, une ou deux nuits de répit, ces scènes gagnant pourtant en intensité et pouvant se répéter jusqu'à cinq fois par semaine.     

Incompréhension et questionnements

Des semaines après le début des cauchemars, James crie et se débat toujours autant, tout plongé qu'il est dans un sommeil qui semble le tenir sous son emprise. Pourtant, il faut se rendre à l'évidence: tout en se démenant et en faisant mine de vouloir s'extraire de quelque chose, James, à peine âgé de deux ans, hurle bien des mots: "accident d'avion ! avion en feu ! petit bonhomme ne peut pas sortir ! ", paroles qu'il renouvelle calmement en une autre circonstance, alors qu'il s'est réveillé dans les bras de sa mère. De quoi susciter stupeur et incompréhension pour les parents.

Ultérieurement, alors que sa mère lui lit une comptine, James se met soudain sur le dos et, lançant ses jambes vers le plafond,  lui explique à sa façon, tout en mimant un personnage cherchant à s'extraire de quelque chose où il serait coincé : "Petit bonhomme fait comme ça". Et à la question de sa mère sur l'identité du petit bonhomme, la réponse est posée et nette : " Moi " .

Et de le confirmer immédiatement après, dans les mêmes termes et attitudes, à son père, venu les rejoindre. Et aux questions complémentaires de Bruce sur ce qui était arrivé à son avion, les réponses tombent sans hésitation de la part de James: "Y s'est écrasé en feu " ; " On a tiré dessus " ; " Les Japonais ". Que peuvent bien signifier ces paroles dans la bouche d'un enfant d'un peu plus de deux ans ? Comment peut-il savoir ?

Lorsque le lendemain de cet épisode les Leininger accueillent une proche parente, celle-ci, mise au courant des derniers développements, demande à James comment il sait que ce sont les Japonais qui ont tiré sur son avion. La réponse laisse perplexe: " Le grand soleil rouge"  ... le drapeau emblématique du Japon .   

Et les parents de se remémorer un autre épisode étrange intervenu quelques mois plus tôt. Avec James dans la poussette, Andrea achète un modèle réduit d'avion et le lui donne pour l'occuper pendant ses courses. James l'examine attentivement, puis rectifie un commentaire de sa mère: " C'est pas une bombe, maman; c'est un réservoir largab' ". C'est seulement en en discutant avec son mari, qu' elle comprend qu'il parlait d'un "réservoir largable", une réserve supplémentaire de carburant permettant d'accroître le rayon d'action de l'avion. Mais comment peut-il savoir cela ?

Nouveaux éléments troublants

Un soir, lors d'une autre séance de comptine, James revient sur ses rêves.
- "Maman, l'avion du petit bonhomme, y s'écrase, y a le feu ..."

Dialogue entre Andrea, Bruce et James, ce soir-là (citation):
- " Qui est le petit bonhomme  ? "
- " Moi "
- " Tu te souviens du nom du petit bonhomme ? "
- " James "
- " Tu te rappelles quel type d'avion c'était ? "
- " Un Corsair "
- " Tu te rappelles d'où ton avion a décollé ? "
- " Un bateau "
- " Tu te rappelles du nom du bateau ? "
- " Natoma "
- " Natoma, hein ? "
- " Natoma "
- " Ca sonne plutôt japonais "
- " Non, c'est américain" , rétorqua James. 

Et encore, un soir d'octobre, lors du coucher de James, en présence des deux parents (citation):
- "Bon, cette nuit, pas de rêve du petit bonhomme, d'accord mon gars ? "
- " Papa, le petit bonhomme s'appelle James"
- " Mon chéri, c'est ton prénom à toi, James " corrigea gentiment Andrea
- " Le petit bonhomme aussi, y s'appelle James "
- " Tu te rappelles du nom de famille du petit bonhomme ? "
- " Non, j'me rappelle pas "
- " Tu te rappelles s'il y avait d'autres personnes avec toi dans ton rêve ? Des amis, par exemple ? "
- " Jack ", fut la réponse de James, après un moment de concentration
- " Tu te souviens du nom de famille de Jack ? "
- " Larsen. Jack Larsen "
- " Est-ce que Jack était l'ami de James ? "
- " C'était un pilote, comme lui

Hypothèse d'une vie antérieure, fortes résistances familiales et début d'une enquête approfondie 

A quel moment a-t-il été tout à fait clair pour son entourage qu'il y avait un rapport entre les cauchemars de James et sa fascination pour les avions ? 

Le caractère extraordinaire de la situation et les données extrêmement précises sorties de la bouche de l'enfant donnent à penser qu'il est en train de vivre quelque chose qui dépasse l'entendement et son présent statut. Au fil des mois, lentement, l'hypothèse de la réincarnation vient à l'esprit du cercle familial.

Andrea elle-même, intuitivement, commence à le pressentir et à l'accepter. D'autant plus que James continue à fournir des renseignements précis, soit de nature technique et relatifs aux avions de combat ou à un environnement de pilote de chasse en temps de guerre, soit sur ses supposés ex-collègues pilotes ou sur sa précédente famille, tout comme des détails très précis et personnels, antérieurs à sa naissance, concernant ses parents actuels....

Si Andréa l'accepte, il en va tout autrement pour Bruce, solidement ancré à la fois à sa formation universitaire et à son éducation religieuse. Son expérience professionnelle de manager habitué à trouver des solutions concrètes, son esprit cartésien tout comme sa fidélité envers sa foi chrétienne, l'empêchent de croire en la réincarnation. S'en suit une espèce de combat cherchant à démontrer à tout prix qu'il ne pouvait en être ainsi, que ce que vit son fils ne peut qu'avoir des causes rationnelles. Ainsi commence une très longue enquête qui va mobiliser les deux parents.

Une enquête "journalistique" à rebondissements, sur des mois et des mois

Corsair et Natoma. Enfin, de premiers éléments précis et tangibles que Bruce se met activement à vérifier. De premières recherches sur internet, il ressort qu'ils existaient bien tous deux: le premier était un avion de chasse utilisé durant la seconde guerre mondiale et le second, le Natoma Bay, un porte-avions américain engagé dans les combats dans le Pacifique à cette même époque. 

Des centaines et des centaines d'heures de recherche plus tard, sur internet ou par contact téléphonique, de recherches généalogiques en archives militaires, en passant par les associations de vétérans du Natoma ou de pilotes de chasse et la participation à leurs réunions, étape par étape, Bruce et Andrea réussissent à contacter le fameux Jack Larsen mentionné par James.

Ancien pilote, il est toujours en vie et se souvient bien de son collègue James M. Huston. Ayant lui-même participé à l'opération qui a coûté la vie à James M. Huston  le 3 mars 1945 à la bataille d'Iwo Jima, il donne de vive voix à Bruce des informations capitales.     

Après bien d'autres développements déjà intervenus entretemps, Andrea a déjà pressenti qu'il pouvait y avoir un lien mystérieux entre leur fils James et ce pilote de chasse, James M. Huston. Leur petit James pourrait-il être la réincarnation de ce James M. Huston disparu ?

Alors que James donne toujours encore, au compte-gouttes, d'autres indices semblant valider de façon croissante l'hypothèse d'une vie antérieure, Bruce s'obstine à la refuser au nom de sa pensée rationnelle et de ses croyances religieuses. 

Un témoin oculaire confirme avoir vu de ses yeux l'avion de James M. Huston s'écraser en mer et apporte un nouvel éclairage, faisant tomber l'une des deux objections majeures de Bruce.

De fil en aiguille, de contacts en contacts, ils entrent en relation avec la soeur de James M. Huston, alors âgée de 84 ans. Avant de se rencontrer  physiquement par la suite, le petit James et elle s'entretiennent  au téléphone et la nature des termes employés par le garçonnet ôtent tout doute à la vieille dame. Et lorsqu'elle envoie des photos de son frère James posant devant un avion "Corsair", une autre objection majeure de Bruce tombe.

Bien  d'autres propos étonnants, voire stupéfiants, de James, relatés dans le livre, se vérifient . En fait, tous sont vérifiés méthodiquement et concordent ! Malgré sa problématique, à bout d'arguments "rationnels", Bruce doit s'avouer vaincu. Qu'allait-il advenir de sa conception de la promesse biblique du salut et du Jour du Jugement dernier alors qu'il a sous les yeux les preuves éclatantes de la survie de l'âme et de son incarnation dans un nouveau corps avec une nouvelle identité ?     

Un jour, assis sur les genoux de son père et feuilletant avec lui un livre consacré à la bataille d'Iwo Jima, James avait reconnu sur une photo l'endroit précis où son avion s'était écrasé et cela s'était également révélé exact par la suite. La diffusion d'une deuxième émission télévisée consacrée au cas Leininger avait suscité un regain d'intérêt, même à l'étranger, et une invitation provenant du Japon parvint à la famille.

C'est ainsi qu'à l'occasion d'un voyage sur les lieux du drame, après une émouvante cérémonie, James put laisser filer son ancienne personnalité de James Huston et commencer à revêtir pleinement celle de James Leininger.  

Deux émissions de télévision majeures aux Etats-Unis 

L'enquête des deux parents a eu des prolongements, le cas parvenant aux oreilles de producteurs d'émission. C'est ainsi que le cas de James Leininger a fait l'objet de deux émissions de télévision diffusées aux Etats-Unis en avril 2004 et la seconde en juillet 2006 ( Good morning, America sur ABC ) .

Depuis lors, le cas a également été évoqué dans de nombreuses émissions dans le monde entier.   






Un livre passionnant, paru chez Dervy, dans la collection Grandes Enquêtes dirigée par Stéphane Allix.
 

vendredi 16 janvier 2015

Une nouvelle WebTV : S17. TV

Une nouvelle télé thématique sur des thèmes tournant autour de l'après-vie

Ce blog ayant consacré un certain nombre de posts à ce que l'on appelle la "mort", l'après-vie, les NDE ou EMI, c'est avec plaisir que nous relayons ce message de Sonia Barkallah.

Nous avons été informés du lancement à partir du 1er février 2015 d'une télé thématique qui a pour ambition de "vulgariser les débats scientifiques autour des questions de notre quotidien, afin de les rendre accessibles au plus grand nombre".



Il s'agit de la concrétisation d'un projet de Sonia Barkallah et de S17 Production qui se propose d'aborder des thèmes comme les " Expériences de Mort Imminente, la conscience et ses états modifiés, la fin de vie, la spiritualité, le temps, la psychologie, la science, la physique quantique ... sous différents formats: conférences, tables-rondes, magazine d'information, chroniques, interviews et documentaires. "

L'on trouvera de plus amples informations et les conditions d'abonnement sur le site  www.s17.tv/
   

lundi 15 décembre 2014

"La vie des Maîtres"

Un livre qui interpelle

N'est-il pas surprenant de lire dans la préface d'un livre,  préface par ailleurs étonnamment rédigée par son traducteur, que l'ouvrage en question a été publié en français sans l'autorisation de son auteur, du moins dans un premier temps ? C'est pourtant ce qu'y indique le traducteur Louis Colombelle (pseudonyme du polytechnicien Jacques Weiss) dans l'édition parue en 1972 chez Robert Laffont, mention que l'on retrouve bien évidemment dans des éditions plus récentes en livre de poche. 

Ce livre, paru précédemment en français dans la collection "Les portes de l'étrange - écrits ésotériques"  , a eu il y a peu, grâce à un vendeur de la Fnac, le privilège d'un "coup de coeur du vendeur" au sein de cette enseigne. Fidèles à l'objet de ce blog, nous en évoquons quelques aspects ici.


Le "coup de coeur du vendeur" (2014) à la Fnac pour l'édition de poche

A vrai dire, l'on peut regretter que les illustrations successives des couvertures de ces éditions en format de poche puissent laisser à penser qu'il va être question de bouddhisme, ce qui n'est pas vraiment le cas, et à ce titre, l'on peut préférer les couvertures plus neutres des versions initiales parues chez Laffont.

Edition française 1972

Quoiqu'il en soit, il est précisé dans une sorte d'avant-propos, que ce livre a été écrit au début du 20e siècle en "anticipant sur les progrès spirituels indispensables pour éviter l'effondrement de notre civilisation matérialiste à outrance". Il y est également indiqué "que ce livre a pu paraître une pure fiction, mais depuis lors les esprits ont assez évolué pour le prendre plus au sérieux" et qu'il "a connu une très grande audience auprès d'un public désireux de progresser dans une voie alliant la science et la religion". 

Le traducteur indique également que c'est en 1928 qu'on lui fit cadeau d'un exemplaire de l'édition originale américaine de La vie des Maîtres, que finalement, sans réponse de l'auteur et des éditeurs, il traduisit en 1937 et qu'il en fit circuler une douzaine de copies dactylographiées, avant de passer à la publication de sa première édition française en 1946. Puis, en 1947, une voix intérieure l'informa que s'il partait sans tarder pour les Etats-Unis, il lui serait donné de rencontrer l'auteur; il donna suite à cet "appel" et put effectivement rencontrer Spalding à New-York et s'entretenir avec lui.

Cependant, à la question de savoir si l'ouvrage était une fiction ou le récit d'une aventure réellement vécue,  Spalding aurait répondu qu'il appartenait à chacun de prendre dans le livre ce qui est bon pour lui et de croire ce qui est approprié à son degré d'évolution.

Le contexte du récit

Dès la première page, Spalding indique qu'il s'agit d'un résumé d'expériences vécues avec les Maîtres, en vue de montrer les grandes vérités fondamentales de leur enseignement.

L'on apprend qu'il s'agit en l'occurrence d'une troisième expédition, consacrée aux recherches métaphysiques, et que la mission comprend des hommes de science avertis, engagés dans des travaux de recherche, qui, arrivés complètement sceptiques, repartiront, nous dit-on, complètement convaincus et convertis. Cela amènera même trois d'entre eux à retourner dans cette contrée du monde pour y rester "jusqu'à ce qu'ils fussent capables de vivre la vie des Maîtres et d'accomplir les mêmes oeuvres qu'eux".

Noël  1894 : départ de l'expédition

Avant d'entamer le récit du voyage, l'auteur relève une "similitude frappante entre la vie et la doctrine de Jésus de Nazareth et celles dont ces Maîtres donnent quotidiennement l'exemple. On considère comme impossible à l'homme de tirer directement son pain quotidien de l'Universel. Ils ont triomphé de la mort au point que nombre d'entre eux vivent depuis plus de cinq cent ans".

Le petit groupe arrive donc à Potal (Inde), point de départ de l'expédition le 22 décembre 1894. Le matin du 24 décembre, date prévue pour le départ, le "Maître", à qui l'auteur a donné le pseudonyme d'Emile, leur tient un discours, dont voici un passage:

"Nous sommes au matin de Noël. Ce jour vous rappelle certainement la naissance de Jésus de Nazareth, le Christ. Vous devez penser qu'il fut envoyé pour remettre les péchés et et qu'il symbolise le grand Médiateur entre vous et votre Dieu. Vous faites appel à Jésus comme intercesseur auprès d'un dieu sévère, parfois coléreux, assis quelque part dans un endroit appelé ciel. Je ne sais pas où se trouve ce ciel, sinon dans votre propre conscience. Il ne vous paraît possible d'atteindre Dieu que par l'intermédiaire de son fils moins austère et plus aimant, l'Etre grand et noble que nous appelons tous le Béni, et dont ce jour commémore la venue au monde.

Pour nous ce jour signifie bien davantage. Il ne rappelle pas seulement la venue au monde de Jésus le Christ, mais il symbolise la naissance du Christ dans chaque conscience humaine. Le jour de Noël signifie la naissance du grand maître et éducateur qui a libéré l'humanité des servitudes et des limitations matérielles. [...] Il est venu vers nous pour mieux nous faire comprendre la vie, ici, sur terre. Il nous a montré que toutes les limitations matérielles viennent de l'homme, et qu'il ne faut jamais les interpréter autrement. Il est venu nous convaincre que son Christ intérieur, par lequel il accomplissait ses oeuvres puissantes est le même qui vit en vous, en moi, et dans tous les humains. En appliquant sa doctrine, nous pouvons accomplir les mêmes oeuvres que lui, et de plus grandes.[...] Tous les hommes ne font qu'un. Chacun est capable d'accomplir les mêmes oeuvres que Jésus et le fera en son temps. Rien n'est mystérieux dans ces oeuvres. Le mystère ne réside que dans l'idée matérielle que les hommes s'en font" [...].

Premier phénomène insolite : une téléportation

Le groupe se met donc en route pour Asmah, distant d'environ cent cinquante kilomètres, le trajet nécessitant en ce temps-là cinq jours de route. Emile, lui, est resté à Potal avec l'un des membres du groupe comme témoin à ses côtés, précisant cependant au groupe qu'il les accueillerait à Asmah à leur arrivée.  

Effectivement, à leur grande stupéfaction, à leur arrivée à Asmah cinq jours plus tard, vers quatre heures de l'après-midi, Emile était là. Et de leur expliquer:

"Je voudrais attirer plus spécialement votre attention sur le fait que l'homme est sans borne quand il évolue dans son vrai domaine. Il n'est pas sujet aux limitations du temps et de l'espace. Quand il se connaît, il n'est pas obligé de traîner en chemin pendant cinq jours pour parcourir cent cinquante kilomètres. Dans son vrai domaine, l'homme peut franchir instantanément toutes les distances, si grandes soient-elles. Il y a quelques instants, j'étais dans le village que vous avez quitté depuis cinq jours. Mon corps y repose encore. Le camarade que vous avez laissé dans ce village vous dira que j'ai causé avec lui jusqu'à quatre heures moins quelques minutes, lui disant que je partais pour vous recevoir, car vous deviez être sur le point d'arriver. Votre camarade voit encore là-bas mon corps, qui lui paraît inanimé. J'ai simplement fait cela pour vous montrer que nous pouvons quitter nos corps pour aller vous retrouver n'importe où et n'importe quand. [...] Mon corps restera là-bas jusqu'à la tombée de la nuit. Ensuite je l'amènerai ici, et votre camarade se mettra en route par le même chemin que vous".

Effectivement, lorsqu'il eut rejoint le reste du groupe à Asmah, le témoin qui était resté à Potal pour observer Emile, confirma qu'il avait parlé avec Emile jusque vers quatre heures de l'après-midi du jour où celui-ci devait accueillir le groupe à Potal. A ce moment-là, raconta le témoin, alors qu'Emile lui avait dit qu'il devait se rendre au rendez-vous, son corps devint aussitôt inerte, gisant comme endormi sur une couchette. Il resta dans cette position pendant environ trois heures, puis devint progressivement indistinct et disparut. Cela correspondait bien à l'heure où le groupe était accueilli à Asmah.  

Dans la foulée, une autre expérience incroyable...

Le déplacement  suivant consistait en un aller-retour d'Asmah vers un petit village situé à 35 kms de là. Après une journée de marche assez difficile sous la conduite d'un autre personnage dénommé du pseudonyme de Jast, le groupe arriva à destination dans la soirée, fatigué et affamé. Peu après, à moment donné, Jast proposa au groupe de l'accompagner et certains membres du groupe le suivirent donc à l'autre extrémité de la clairière qui entourait le village et pénétrèrent dans la jungle. 

Très rapidement ils virent une forme humaine étendue par terre qu'ils prirent d'abord pour un cadavre avant de remarquer que plutôt que la mort, cette forme évoquait un corps en sommeil. En s'approchant encore, ils constatèrent avec stupéfaction que la figure était celle de Jast, ce même Jast qu'ils étaient en train d'accompagner... Soudain, alors que Jast s'en approcha, le corps s'anima et se leva et, de fait, le corps et Jast restèrent debout face à face pendant un instant; le constat s'imposait: les deux étaient Jast... Puis, le Jast, celui qui était leur accompagnateur, disparut [on croit comprendre qu'il s'agit d'une dématérialisation], et il ne resta qu'un seul être debout devant eux ! 

Et de comprendre ultérieurement que cette façon très particulière de procéder permettait de protéger un village tout en permettant à son auteur d'assumer simultanément une autre activité, en l'occurrence le service du groupe, et ceci sous leurs yeux ...

Une extraordinaire aventure, un défi à notre logique actuelle

Avec ces deux étonnants récits, le lecteur n'en est qu'aux premières pages du livre. Par la suite, l'on verra Emile matérialiser une substance ressemblant à de l'argile, la modeler pour lui donner la forme d'un être humain d'une quinzaine de centimètres, pour enfin lui insuffler la vie; l'on verra cette statuette s'animer et se mettre à évoluer sur la table jusqu'à ce qu'Emile, tout en discourant sur la responsabilité du créateur, lui retire à nouveau la vie... 

Il est fait part au lecteur également de l'existence de mystérieuses tablettes, racontant l'histoire d'une ancienne civilisation très avancée vieille de "plusieurs centaines de mille ans", tablettes que cherche à décrypter le groupe de scientifiques ...

Autre épisode extraordinaire: alors que le groupe était dans le désert de Gobi à la recherche de villes vieilles de plus de 200 000 ans, englouties sous les sables, une bande de brigands à cheval attaque leur campement mais se trouve finalement mise en déroute par une sorte de matérialisation d'images mentales de nombreux cavaliers se mettant à leur trousse ...

Suivront également des narrations de facultés incompréhensibles pour notre logique actuelle: lévitation, télépathie, résurrection, guérisons et rencontres insolites ... dont plusieurs entretiens avec le Maître Jésus ... et même une intervention conjointe de Jésus et du Bouddha alors qu'un gouverneur local de tradition bouddhiste se montra très menaçant pour le groupe ...

Authentique vécu ou fiction ? 

Comment définir cet ouvrage en quelques lignes ? Avant tout, il convient sans doute de garder à l'esprit que l'action se situe à la fin des années 1890 et qu'elle concerne des scientifiques occidentaux sans doute largement imprégnés de culture chrétienne de cette époque, ce qui devait probablement également être le cas pour une grande partie des lecteurs potentiels de ce récit. Fort probablement, l'auteur emploierait-il aujourd'hui une terminologie quelque peu différente sur certains aspects alors que la physique quantique semble également arriver à la conclusion que nous sommes tous reliés .... 

Des considérations sur notre conception de Dieu, sur notre nature réelle bien différente de ce que nous en percevons, sur l'existence sur la planète d'êtres plus avancés que nous et capables de réaliser ce que nous considérons comme des mystères ou des "miracles", sur ces étonnantes réalisations potentiellement également à notre portée avec une approche différente, et que nous pourrons réaliser nous-mêmes un jour...

En vrac aussi, de nombreux thèmes tels que: les liens entre civilisations et religions, la mort qui peut être vaincue, la Vie Eternelle,  l'Amour, la "Substance Universelle",  notre propre divinité, la "Vérité" à interpréter correctement, comment arriver à la "maîtrise", le "AUM", le "JE SUIS", ect ... Des enseignements ou des développements repris sous différents angles tout au long du récit, réponses aux questionnements du groupe ...

Qu'en penser ?  La réalité des phénomènes décrits par Baird T. Spalding ne semblera probablement  envisageable qu' à la lumière d'une approche et d'une compréhension "différentes". Reste qu'en l'absence de plus amples détails et de données géographiques plus précises, doutes et incertitudes peuvent demeurer (et ce fut même le cas pour le traducteur), d'autant plus que l'auteur ne garantit pas formellement la véracité de son récit, renvoyant en quelque sorte le lecteur à son intuition...   

Mais, comme il est dit dans l'ouvrage, il est bien possible que nous ayons encore des mentalités de pygmées face une autre réalité ou Réalité qui nous dépasse ...


jeudi 20 novembre 2014

NDE - EMI : une femme revenue à la vie après 45 minutes de mort clinique

Un cas exceptionnel d'Expérience de Mort Imminente aux Etats-Unis

La nouvelle a été reprise un peu partout dans le monde ces derniers jours, y compris en Inde, et même par un certain nombre de médias français, quoique pas forcément les plus importants. Mais, ô surprise, en consultant les articles de nos médias nationaux, l'on constate que si l'on y relate bien l'aspect médical assez particulier de cet événement, la partie de l'information relative à l'aspect NDE -EMI est systématiquement omise.

Ce blog ayant consacré un certain nombre d'articles aux NDE et EMI  ainsi qu'à ce qu'on appelle la "mort" (vue d'un point de vue ésotérique), il nous a paru intéressant de relater brièvement les circonstances de ce cas, telles qu'elles sont connues dans les grandes lignes à ce jour.

Un événement relaté aussi par des médias indiens / Capture d'écran Zeenews.india.com

Après une césarienne, une mort clinique de 45 minutes  

Ruby Graupera-Cassimiro, âgée de 40 ans, déjà mère d'un premier enfant, est admise à l'hôpital de Boca Raton, en Floride, pour une césarienne. L'intervention de ce 23 septembre 2014 ne pose pas de problème particulier et elle donne naissance à une petite fille en parfaite santé. Mais alors que tout semblait bien se passer, la patiente est pourtant victime d'une embolie amniotique entraînant de graves complications. 

Cette situation inattendue et très rare amène le personnel médical à tout essayer pendant près de 2 heures, mais, à moment donné, le coeur lâche. Massage cardiaque, défibrillateur: rien n'y fait et c'est ainsi que la patiente est finalement considérée comme perdue par les médecins qui avisent les proches. 

Et alors qu'ils s'apprêtent à consigner l'heure de décès, 45 minutes après l'arrêt cardiaque, les médecins constatent soudain une impulsion cardiaque sur l'écran de contrôle. A leur grande surprise, le coeur de Ruby Graupera-Cassimiro repart tout seul et la patiente revient à la vie. En moins de 24 heures, l'assistance respiratoire qui avait été maintenue est devenue inutile et aujourd'hui la patiente se porte parfaitement bien.    

Les médecins parlent de miracle et même de double miracle en raison de l'absence de séquelles constatée ultérieurement; de plus la rapidité de la récupération étonne.

Capture d'écran du Deccan Chronicle (Inde)


NDE - EMI: une intense expérience spirituelle

"J'étais morte. Mon mari m'a raconté que mon corps était gris et froid comme de la glace, les lèvres incolores; morte" relate Ruby Graupera-Cassimiro à ABC-News.  Elle indique également qu'elle avait l'impression de flotter à travers un long tunnel. "Je me souviens avoir vu une entité spirituelle dont je pense qu'il s'agissait de mon père. Je me rappelle de cette lumière derrière lui et qu'il y avait encore là d'autres entités." 

Soudain pourtant, une "Force" l'a retenue et elle a su qu'elle ne pouvait aller plus loin. "Il est probable que mon devoir devait être d'être présente ailleurs qu'à cet endroit, en particulier auprès de ma famille et de mon nouveau-né."

Elle-même pense que cette expérience lui a démontré qu'elle ne devait plus avoir peur de la mort. "A travers cette expérience il m'est apparu clairement que nous ne maîtrisons pas complètement notre vie. Le jour où nous mourons réellement, c'est bien le jour où il nous est imparti de partir."     

Sources: ABCnews / Grenzwissenschaft-aktuell / BFMTV
 + captures d'écran Zeenews.india.com et Deccan Chronicle


mardi 1 avril 2014

Krishnamurti : qui était-il ?

Avec l'autorisation du webmestre du site " Shakti ", que nous remercions, nous reprenons ici un article consacré au grand instructeur spirituel que fut Krishnamurti.

Krishnamurti

Introduction

Jiddu Krishnamurti (1895-1986), philosophe et instructeur spirituel, a été un grand défenseur de la liberté humaine.

Sa vie

Krishnamurti est né le 11 mai 1895 à Madanapalle, en Inde, huitième enfant d'une famille brahmane de haute caste.
Sa mère qui vénère Krishna, huitième incarnation de Vishnu, décide de l'appeler "Krishna". Elle meurt lorsqu'il a 10 ans.

On sait peu de choses sur l'enfance de Krishnamurti, sinon qu'il n'avait pas une bonne santé, qu'il était un grand rêveur, pouvant passer des heures à admirer les fleurs et les insectes, et qu'il était considéré dans son village comme un enfant arriéré.

Son père était affilié à la société théosophique bien avant sa naissance. C'est au siège de la société en 1909, à Adyar, que le théosophe Charles Leadbeater rencontre Krishnamurti, alors âgé de 14 ans. Il reconnaît immédiatement en lui un disciple de grande envergure capable de servir de véhicule à l'instructeur mondial, le Seigneur Maitreya, le Christ qui adombra Jésus il y a deux mille ans, ainsi que l'a annoncé en 1889 Helena Blavatsky à un petit groupe de théosophes.
Annie Besant, alors présidente de la société théosophique, rencontre Krishnamurti le 17 novembre 1909 et confirme l'intuition de Leadbeater et décide avec ce dernier de prendre son éducation en main.

En 1910, à 15 ans, Krishnamurti publie son premier livre "Aux pieds du Maître".
En 1911, à 16 ans, il est à la tête de l'Ordre international de l'Etoile d'Orient ayant pour but de préparer l'opinion publique à recevoir l'Instructeur mondial. Un mensuel est édité par la mère de Mary Lutyens qui rédigera une biographie assez détaillée de Krishnamurti.

Entre 1912 et 1921, Krishnamurti poursuit ses études essentiellement à Londres, mais aussi à Paris (Sorbonne) où il donne en français une conférence remarquable à la Société théosophique de Paris.

En 1922, il se rend à Ojaï, vallée montagneuse près de Los Angeles. Après deux semaines de méditation, au cours desquelles il visualise Maitreya, l'Instructeur mondial, il ressent une forte douleur dans la nuque et devient incapable de manger et de dormir, quittant son corps à de nombreuses reprises.
"J'étais tourné vers l'est. Devant moi se trouvait mon corps et au-dessus de ma tête, je vis l'Etoile brillante et claire. Je pus alors ressentir les vibrations du Seigneur Bouddha, je contemplai le Seigneur Maitreya et le Maître K.H.. Je connus un bonheur, un calme et une paix intenses..." Il écrit quelques temps après à Charles Leadbeater: "Je me sens à nouveau en contact avec le Seigneur Maitreya et le Maître K.H. et je n'ai rien d'autre à faire que de les servir", puis à Annie Besant: "J'ai l'impression d'être assis en adoration sur une montagne et que le Seigneur Maitreya est près de moi". Krishnamurti révèle que Maitreya lui a dit: "Apprends à me servir, car c'est seulement sur ce sentier que tu me trouveras."

A partir de ce moment, Krishnamurti se libère. En 1925, au cours d'une rencontre de l'Etoile, alors qu'il parle de l'Instructeur mondial, son visage s'éclaire tout à coup, sa voix devient forte, et il parle en tant que Maitreya lui-même: "Je suis venu pour ceux qui veulent la compassion, le bonheur, ceux qui aspirent à la délivrance, qui désirent ardemment trouver la félicité en toutes choses. Je suis venu afin d'apporter des réformes et non pour abattre par la force, je suis venu non pour détruire mais pour construire." Krishnamurti est adombré, ce dont il parle comme du "processus".

Le 3 août 1929, en présence d'Annie Besant, et devant un auditoire de 3000 personnes, à Ommen (en Hollande), Krishnamurti annonce la dissolution de l'Ordre de l'Etoile, qui compte alors 60000 membres et des biens importants:
"Ce matin, nous allons parler de la dissolution de l'Ordre de l'Etoile. [...] Dès l'instant où vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la vérité [...] Je désire que ceux qui cherchent à me comprendre soient libres..." Il dit encore: "Alors à quoi sert une organisation ? Une organisation va élaborer une doctrine, imposer une interprétation des paroles de Krishnamurti, figer sa pensée, proposer un chemin vers la vérité en faisant de Krishnamurti un gourou alors que l'essentiel est pour lui la compréhension de ce qui est. Ceux qui désirent vraiment comprendre, et sont à la recherche de ce qui est éternel, de ce qui est sans commencement ni fin, marcheront ensemble avec une plus grande ardeur."
La société théosophique se trouve alors dans une grande confusion.

Ainsi que Krishnamurti l'avait prévu, ses anciens amis se séparent de lui.

Il enseigne alors pendant plus de cinquante ans par des conférences, des livres et dans les écoles qu'il fonde.

Krishnamurti meurt le 17 février 1986, aux Etats-Unis, à Pine Cottage, à côté de Los Angeles, à près de 91 ans.

Son enseignement

Une de ses déclarations le résume parfaitement: "Ma seule préoccupation est de rendre les hommes absolument, inconditionnellement libres".

Pour Krishnamurti, "la vérité est en nous". Mais chercher seul n'est pas pour autant impératif, une "collaboration amicale sans aucune autorité" est préconisée.

Une autre déclaration est typique de sa personnalité: "Ce sont les enseignements qui comptent, pas l'instructeur qui les délivre".

Un extrait de son discours de dissolution de l'Etoile donne la manière dont il a souhaité mener son enseignement: "Je ne veux appartenir à aucune organisation spirituelle; ayez l'obligeance de comprendre cela."

L'initié

Le Maître DK parle de Krishnamurti dans un des ouvrages qu'il a transmis à Alice Bailey: "L'état de disciple dans le nouvel âge, tome 2" où il dit:
"En adombrant des disciples partout dans le monde, Il (le Christ) pourra se dédoubler à maintes reprises [...] L'une des premières expériences qu'il fit pour préparer cette forme d'activité fut avec Krishnamurti. Elle ne réussit qu'en partie. Le pouvoir qu'il utilisa fut déformé et mal employé par les personnes de type dévôt dont la Société théosophique est largement composée, et l'expérience fut arrêtée; elle servit néanmoins un dessein fort utile".

Selon les informations données par le Maître de Benjamin Creme (voir "La mission de Maitreya", tome I ou III), Krishnamurti, âme de 2ème rayon, avait une personnalité de 2ème rayon, un corps mental de 4ème rayon et un corps astral de 6ème rayon. Son corps physique de 7ème rayon n'a pas permis un adombrement de longue durée, lui causant de grandes souffrances.
Il a reçu la 4ème initiation à 49 ans.

Bibliographie          

  • "La première et la dernière liberté" de Krishnamurti (propos publiés en 1954), éditions Stock
  • "Krishnamurti, les années de l'éveil" par Mary Lutyens, éditions Arista
  • "Krishnamurti, la porte ouverte" de Mary Lutyens, éditions Arista

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lundi 10 mars 2014

Krishnamurti : Mourir, qu'est ce que cela signifie ?

La mort, selon Krishnamurti

Nous avons réceptionné un passage d'une retranscription d'une causerie donnée par Krihnamurti à Madras le 4 janvier 1986 et traduit, à titre personnel, de l'anglais en français. Avec l'accord de l'auteur de la traduction, qui souhaite rester anonyme et que nous remercions, nous publions cet extrait. A noter que cette causerie a eu lieu très peu de temps avant la mort du grand instructeur spirituel que fut Krishnamurti.


"Mourir, qu'est ce que cela signifie ? Tout abandonner. La mort, avec son rasoir très, très tranchant, vous coupe de vos attachements, de vos dieux, de vos superstitions, de vos désirs de confort - dans la vie à venir, et au-delà. Je vais chercher ce que mourir signifie, parce que c'est aussi important que vivre. Donc, comment puis-je trouver, vraiment, pas théoriquement, ce que mourir signifie ? Je veux vraiment savoir, tout autant que vous. Je m'adresse à vous, donc ne vous endormez pas. Mourir, qu'est ce que cela signifie ? Posez-vous la question à vous-mêmes. Quand nous sommes jeunes, et quand nous sommes très vieux, cette question se pose à nous chaque jour. Mourir, c'est être totalement libre, être totalement détaché de tout ce que l'homme a construit, de tout ce que l'on a construit soi-même - absolument libre. Pas d'attachements, pas de dieux, pas d'avenir, pas de passé. Mourir tout en vivant - quelle beauté, quelle grandeur, quelle force ! Comprenez-vous ce que ça veut dire ? Alors que vous êtes en train de vivre, vous mourez à chaque instant, si bien que, tout au long de votre vie, vous n'êtes attaché à rien. C'est cela, mourir.  

Donc, vivre, c'est mourir. Vous comprenez ? Vivre, c'est abandonner chaque jour tout ce à quoi vous êtes attachés. Etes-vous capables de faire cela ? C'est très simple, mais ça a des implications extraordinaires. Car ainsi, chaque jour est un jour nouveau. Chaque jour, vous vous incarnez et vous mourez. Il y a là une vitalité, une énergie fantastiques, parce que rien ne vous fait peur. Rien ne peut vous blesser. La blessure, ça n'existe pas.

Toutes les choses que l'homme a construites doivent être totalement abandonnées. C'est cela, mourir. Alors, en êtes-vous capables ? Allez-vous essayer ? Pas un jour seulement, mais chaque jour ? Non, vous n'en êtes pas capables; votre cerveau n'est pas entraîné pour cela. Votre cerveau a été trop profondément conditionné, par votre éducation, par votre tradition, par vos livres, par vos professeurs. Il vous faut découvrir ce qu'est l'amour. Amour et mort vont ensemble. La mort vous dit:"Sois libre, non attaché, tu ne peux rien emporter avec toi." Et l'amour vous dit, l'amour vous dit - il n'y a pas de mots pour exprimer cela. L'amour ne peut exister que là où il y a liberté - pas par rapport à votre femme, votre nouvelle maîtresse, votre nouveau mari, mais là où se trouvent la sensation, la force gigantesque, la vitalité, l'énergie de la liberté la plus complète."

Madras, deuxième causerie, 4 janvier 1986 


"What does it mean to die ? To give up everything. Death cuts you off with a very, very sharp razor from your attachments, from your gods, from your superstitions, from your desires for comfort -next life and so on. I'm going to find out what death means because it's as important as living. So how can I find, actually, not theoretically, what it means to die ? I actually want to find out, as you want to find out. I am speaking for you, so don't go to sleep. What does it mean to die ? Put that question to yourself. While we are Young, or when we are very old, this question is always there. It means to be totally free, to be totally unattached to everything that man has put together, or what you have put together - totally free. No attachments, no gods, no future, no past. You don't see the beauty of it, the greatness of it, the extraordinary strength of it - while living to be dying. You understand what that means ? While you are living , every moment you are dying, so that throughout life you are not attached to anything. That is what death means.

So living is dying. You understand ? Living means that every day you are abandoning everything that you are attached to. Can you do this ? A very simple fact, but it has got tremendous implications. So that each day is a new day. Each day you are dying and incarnating. There is a tremendous vitality, energy there because there is nothing that you are afraid of. There is nothing that can hurt. Being hurt doesn't exist.

All the things that man has put together have to be totally abandoned. That's what it means to die. So can you do it ? Will you try it ? Not just for a day; every day. No, Sir, you can't do it; your brains are not trained for this. Your brains have been conditioned so heavily, by your education, by your tradition, by your books, by your professors. It requires finding out what love is. Love and death go together. Death says be free, non-attached, you can carry nothing with you. And love says, love says - there  is no word for it. Love can exist only when there is freedom, not from your wife, from a new girl, or a new husband, but the feeling, the enormous strength, the vitality, the energy of complete freedom."

Madras, second talk, Jan 4, 1986