mercredi 28 octobre 2015

Que se passe-t-il au moment de la mort et après la mort ?

Des rites funéraires variables à travers le monde

Curieux constat: aussitôt né dans un corps physique, l'être humain est en quelque sorte soumis à un  inéluctable et longtemps invisible compte à rebours dont la date ultime lui est généralement inconnue, du moins pour le commun des mortels. 

Un usage très répandu en Europe veut que les familles, du moins les catholiques, aillent au cimetière, à un certain moment de l'année, pour se recueillir sur les tombes de leurs défunts, et, par la même occasion, fleurir les tombes, alors que d'autres religions rendent hommage aux défunts d'une façon différente et selon un autre calendrier.
 
Stand commercial proposant un cercueil décoré à Munich en 2009 / photo prana infos


En fait, le monde connaît une grande diversité de pratiques et de rituels à la fois pour gérer ce "départ" du plan physique et pour rendre hommage aux morts. Dans cette mosaïque de peuples et de cultures que constitue l'Inde, l'un des géants démographiques de la planète, certaines religions pratiquent la crémation, d'autres l'enterrement et, autre coutume, les Parsis exposent les corps de leurs défunts au sommets des "tours du silence" où les vautours se chargeront de les "nettoyer". Au Tibet voisin, un rituel a encore cours qui consiste à découper les corps afin de les livrer aux vautours et en Indonésie, des momifications sont encore pratiquées. Traditions et rituels hérités du passé, parmi bien d'autres encore...

Des compréhensions différentes du phénomène de la mort

Large palette de concepts et de compréhensions pour ce que nous appelons la mort et l'après-vie... Très schématiquement, en Occident, parmi les grands courants: le courant matérialiste pour lequel il n'y a rien après la mort, les courants religieux considérant que nous avons une âme survivant à la mort et qui parlent de Jugement dernier, de paradis et d'enfer ou de Résurrection. Enfin, différents courants religieux (tels le bouddhisme ou l'hindouisme), ésotériques ou new-âge, pour qui la réincarnation est une évidence (même si les concepts respectifs de la réincarnation peuvent être assez éloignés les uns des autres).    



Conception chrétienne relevée dans un cimetière en Alsace / photo prana infos


"Qui suis-je ? "    Qui sommes-nous réellement ?

La méconnaissance de "qui nous sommes réellement" est-elle à l'origine de tant de compréhensions différentes de la mort ? Si les uns considèrent que nous sommes, pour un temps limité, un corps physique, appelé à disparaître ensuite dans le "néant", les autres affirment au contraire que nous avons également une âme qui survit à la mort et qui ensuite est soumise aux pérégrinations et différentes options décrites par les diverses religions.

Mais, avons nous une âme ou, comme l'indique la tradition ésotérique, sommes-nous en réalité une âme qui, engagée dans un très long parcours évolutif et soumise à la loi du karma, s'incarne périodiquement de façon à progresser lentement, de vie en vie, tantôt dans un corps masculin, tantôt dans un corps féminin, dans le but d'acquérir la maîtrise de la matière et de nos différents corps constitutifs et de devenir un "Maître" libéré de la nécessité de se réincarner sur Terre ?

A quelques jours de la Toussaint, il nous a paru judicieux de reprendre intégralement un post déjà publié précédemment sur ce blog, un texte donnant des indications très précises, provenant d'une source extrêmement élevée et offrant un éclairage tout à fait exceptionnel de cet événement qui nous attend tous et que nous avons sans doute déjà tous vécu de multiples fois ... dans des conditions plus ou moins sereines ...

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Reprise d'un article initialement publié sur ce blog le 1er novembre 2011.
                                                                
                                                               
"Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement.

[...] Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience."

Ces quelques lignes issues du texte qui va suivre posent le problème: notre conception de la mort est elle infondée et à reconsidérer ? Les explications données proviennent d'une source supérieure, disons pour faire simple, des Maîtres de Sagesse qui ont travaillé par l'intermédiaire d'Helena Blavatsky et d'Alice Bailey, et dont l'un d'entre eux a, à ce jour encore, un lien télépathique permanent avec Benjamin Creme, artiste et ésotériste anglais. Le texte, extrait de La Mission de Maitreya -tome 1- (Partage Publication) , est gracieusement mis à disposition lors des conférences de Benjamin Creme ou lors des conférences et événements organisés par des lecteurs français de la revue Partage International. 

La vie après la mort et la renaissance


"L'attitude de nos contemporains  face à ce phénomène récurrent que nous appelons la mort constitue une des plus grandes tragédies de notre temps. Pour la plupart, nous portons sur la mort un regard empreint de peur et de dégoût, cherchant par tous les moyens à lui résister, et prolongeant, souvent bien au-delà de son utilité, l'activité du corps physique, comme garantie de la "vie".

Notre peur de la mort n'est en fait que la peur de l'inconnu, la peur d'une dissolution complète et définitive, la peur de ne plus être. En dépit des multiples témoignages  rassemblés au fil des ans par un grand nombre de groupes spirituels, attestant que la vie se poursuit après la mort, sous une forme ou sous une autre; en dépit de l'acceptation intellectuelle répandue que la mort n'est que l'éveil à une vie nouvelle et plus libre; en dépit de la croyance croissante en la réincarnation, et malgré les enseignements reçus, à travers les âges, des Instructeurs les plus sages, notre approche de ce grand passage continue d'être empreinte de peur et d'agitation.

Ce qui rend cette attitude si tragique est qu'elle est tellement éloignée de la réalité qu'elle est source de bien des souffrances inutiles. Notre peur de la mort n'est autre que la peur de voir notre identité anéantie. C'est cela qui nous terrifie. Si nous pouvions réaliser et expérimenter le fait que cette identité est un Etre immortel, ne pouvant ni mourir, ni être anéanti, notre peur de la mort disparaîtrait. Si, de plus, nous réalisions que ce que nous appelons la mort est en fait l'entrée dans une lumière nouvelle dont la clarté nous confère une conscience plus aiguë de notre identité, et nous révèle certains aspects plus élevés de notre Etre jusque là occultés, toute notre attitude envers la mort changerait, pour notre plus grand bien.

Un voyage sans fin

La mort et la vie sur le plan physique seraient alors considérées comme les étapes d'un cheminement sans fin vers la perfection, la mort n'étant qu'une porte d'accès vers un champ d'expérience beaucoup plus vaste. Libérée des limitations du plan physique, notre conscience verrait s'ouvrir à elle de nouvelles et vastes perspectives de connaissance, d'intelligence et de beauté jusque-là inaccessibles.
Dans un proche avenir, les Maîtres et leurs disciples enseigneront la vérité au sujet de cette expérience que nous appelons la mort, et ainsi offriront à chacun une liberté nouvelle. Nous apprendrons à accepter la mort pour ce qu'elle est: la restitution de nos véhicules à leur source initiale, "les cendres à la cendre et la poussière à la poussière", et une ouverture à une vie nouvelle, plus riche de significations. Nous en viendrons à comprendre que ce moment unique et important est en fait, une suite ordonnée d'étapes à travers lesquelles l'âme se retire successivement de chacun des véhicules qu'elle a créés.

Le processus de la mort commence lorsque l'âme retire son énergie du corps physique dense.Cela peut prendre plus ou moins de temps. Une série de crises cardiaques ou l'aggravation continue d'une maladie peuvent signifier que l'âme a amorcé ce processus. Dès que la mort survient, les corps subtils - les corps astral et mental situés au sein du véhicule éthérique - se retirent du corps physique dense. Ceci peut, également, se faire plus ou moins rapidement, et les Maîtres conseillent d'attendre trois jours avant la mise en terre, ou de préférence la crémation, ceci pour être assuré que le corps éthérique s'est bien complètement retiré de sa contrepartie physique.

Dès lors, la conscience de l'individu subsiste à l'intérieur du corps éthérique qui, à son tour, se verra également abandonné. Les particules de substance constituant ce corps retournent alors dans l'océan d'énergie éthérique qui nous entoure. La rapidité de ce processus de désintégration dépend du karma individuel.

Une fois le véhicule éthérique rejeté, l'enveloppe astrale de la personne lui confère une conscience sur l'un des sept sous-plans du plan astral, celui qui s'harmonise le mieux à sa nature astrale, sous-plan sur lequel elle vivra un certain temps, afin d'être confrontée aux désirs qui ont imprégné son corps astral durant sa vie terrestre et aux filets desquels elle se laisse encore prendre.

Bien souvent, cette confrontation va l'absorber à un tel point que la vie sur ce plan devient pour elle une réalité. Si sa conscience est surtout focalisée sur l'astral et très peu sur le mental, une telle personne peut vivre sur le plan astral pendant une longue période - notion de temps toute relative si l'on considère que le temps réel tel que nous le percevons sur le plan physique cesse d'exister en même temps que le cerveau.

Sur le plan astral, chacun fait ce que normalement il aurait fait en incarnation. Mais bien que cette vie sur le plan astral ait l'apparence de la réalité, tout comme la vie sur le plan physique dense, elle n'en est pas moins une illusion. Tous nos espoirs, nos peurs, notre agressivité, nos haines, nos jalousies et nos vices constituent de puissantes formes-pensées qui, tôt ou tard, doivent être dissoutes.

C'est pourquoi le seul enfer qui existe est celui que nous nous sommes nous-mêmes créés sur le plan astral. L'enfer auquel nous sommes confrontés est celui de nos propres désirs, de notre propre cruauté, de notre séparatisme, de nos ressentiments et de nos peurs qui demeurent sur le plan astral. C'est pour cette raison que les Maîtres ne cessent de nous répéter d'apprendre à contrôler nos pensées et nos réactions émotionnelles.

Pour cette même raison, il est important qu'au moment de la mort, le niveau de conscience soit aussi élevé que possible, afin que les derniers réflexes nerveux servent à propulser la conscience à travers les niveaux de l'astral et du mental inférieur jusqu'aux sphères mentales les plus élevées, de la manière la plus rapide et la plus consciente possible. D'où l'importance d'une préparation délibérée à la mort. A l'avenir, nous apprendrons comment mourir consciemment, comment gérer ce "passage".

Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement. Elle perçoit simultanément deux mondes: celui des formes qu'elle vient de quitter et le monde nouveau qui s'ouvre à elle, lieu de plus grande liberté, où des êtres familiers viennent l'accueillir, mais où elle peut encore partager les sentiments et les pensées de ceux qu'elle a laissés derrière elle.

Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience. Ainsi, sur le plan astral, des disciples, des initiés et certains Maîtres interviennent afin de les protéger et de leur faire prendre conscience de leur mort.

Le plan astral 

Après la mort du corps physique, la personne défunte séjourne sur le plan de l'astral qui correspond au niveau de développement qu'elle a atteint au cours de sa vie terrestre. A ce niveau subtil d'existence, notre faculté de perception est libérée des processus de la pensée et du raisonnement qui sont le fait du cerveau physique. Toute connaissance et expérience peut alors être directement vue, entendue, touchée et connue dans sa pleine signification. Perception, connaissance et beauté sont simultanément appréhendées et engendrent une sensation de joie et une libération inconnue sur le plan terrestre.

Sur les sous-plans de l'astral supérieur, cette expérience directe revêt un caractère plus extatique. Elle provoque des émotions plus nobles et plus raffinées, correspondant aux niveaux astraux supérieurs du centre du coeur, aux plus hauts niveaux de l'astral. Un être parvenu à un certain degré d'évolution avant sa mort fait sur ces plans  l'expérience d'une joie indicible et d'une extase presque constante . Il perçoit toute la beauté et l'harmonie qui sont, sur ce plan, l'expression de bouddhi, c'est à dire l'amour-sagesse. En fait, bouddhi est un état de ravissement qui peut être expérimenté sur le plan physique lorsqu'au cours de la méditation, on parvient à un degré élevé de contact bouddhique.

Un être qui a atteint un certain niveau de concentration mentale reste peu de temps sur le plan astral, car son véhicule astral est alors si raffiné et harmonieux qu'il se dissout rapidement, afin que ses particules puissent retourner dans le réservoir de matière ou d'énergie astrale, tout comme les particules du corps éthérique sont retournées au plan éthérique.

L'expérience vécue sur le plan mental est d'une nature différente, plus mentale. Là, le ravissement laisse place à la connaissance et à la sagesse. L'expérience spécifique de ce plan n'est plus seulement la joie extatique mais plutôt l'intelligence du sens profond des choses, de leur véritable signification. L'être suffisamment évolué, doté d'un niveau d'intuition élevé, peut alors comprendre cela, ainsi que le Dessein et la Volonté de Dieu.

Pour les êtres plus évolués, l'existence sur le plan mental constitue la dernière avant le retour en incarnation. Mais il se peut aussi que le corps mental se dissolve à son tour, l'être entre alors en état de pralaya, en devachan. Cet état d'existence ni mental, ni astral, ni physique, est un état intermédiaire entre la vie et la mort. C'est un état d'être, hors incarnation, où toute pulsion vitale est suspendue. C'est un état d'éternelle béatitude, de paix parfaite.

L'être en pralaya n'est pas inconscient, mais aucun processus d'apprentissage conscient ne peut avoir lieu avant le retour en incarnation. C'est une sorte d'absorption dans l'Absolu, d'où l'on s'abstrait, selon la Loi, lorsque le besoin du groupe le réclame. L'état de pralaya est le monde propre aux âmes, où elles n'ont d'autre but que d'être elles-mêmes. Dépourvue de tout véhicule inférieur, l'âme en pralaya ne fait aucune nouvelle expérience, contrairement à l'existence sur les autres plans. Ainsi les progrès spécifiques ne sont possibles que sur les plans inférieurs.

L'âme vient en incarnation par décision du Logos, en fonction des besoins du groupe et du Plan. C'est pour l'âme un grand sacrifice que de descendre sur le plan physique et de s'incarner. Elle le fait sous l'impulsion de son esprit d'abnégation. Cette volonté altruiste qui émane de l'âme est une puissante source d'inspiration.

L'âme en pralaya n'éprouve aucun besoin de s'incarner. Elle y reste, suivant les cas, de quelques dizaines à plusieurs milliers d'années, jusqu'au moment où un groupe d'âmes en pralaya est envoyé en incarnation, parce que le moment est propice et les circonstances favorables. C'est de cette manière que le corps de l'âme, ou corps causal, s'enrichit de nouvelles expériences. Le corps causal reçoit davantage de connaissances et de conscience de l'âme à mesure que ses véhicules s'affinent.

Les atomes permanents

Cet affinement des véhicules de l'âme (que sont les corps éthérique, astral et mental) s'opère par le truchement de ce que l'on appelle les "atomes permanents". Il s'agit d'atomes de matière physique, astrale et mentale autour desquels s'organisent les corps en vue d'une nouvelle incarnation. Ces atomes permanents gardent la mémoire du taux vibratoire auquel l'individu est parvenu au moment de sa mort.

Si cette personne a fait de grands progrès, les corps de ses incarnations suivantes seront plus raffinés, en harmonie avec la vibration de cet atome permanent qui, grâce au travail magique de l'âme, attirera toujours davantage de matière de nature subatomique. Ainsi, les atomes permanents parviennent à des fréquences vibratoires toujours plus élevées. Et comme un corps attire toujours à lui de la matière ayant un taux vibratoire semblable, les progrès réalisés de vie en vie créeront un corps chaque fois plus raffiné, d'une vibration toujours plus élevée.

Les atomes permanents constituent donc les noyaux qui attirent les particules atomiques dont sont composés, en premier lieu le corps mental, puis le corps astral, enfin le corps physique éthérique, ce après quoi le corps physique dense est "précipité". Les atomes permanents d'un être sont liés au corps causal de l'âme et ne sont influencés par aucune expérience faite hors incarnation.

Le corps causal se situe sur le plus élevé des quatre plans du mental, et on peut le considérer comme une sorte de réservoir de tout ce qui a été perçu, connu et expérimenté dans les domaines du physique, de l'astral et du mental. Une "corde d'argent" relie l'âme et son corps aux trois atomes permanents. Dans ce cordon, la conscience est continue, de telle sorte que lorsqu'il est temps pour l'âme de s'incarner à nouveau, des particules de matière de taux vibratoire analogue sont, magiquement, attirés autour des atomes permanents. Ceux-ci ont conservé la même fréquence que dans la vie qui a précédé, et sont imprégnés de la conscience et de la vibration des énergies de ces niveaux.

Au début des incarnations suivantes, lorsque les véhicules sont prêts, l'âme forme ses enveloppes mentale, astrale et physique. La connaissance et l'expérience accumulées, gagnées au cours d'une succession de vies précédentes, s'écoulent du niveau de l'âme dans le cerveau physique qui en retient tout ce qu'il peut consciemment absorber, utiliser et connaître."


Texte de Benjamin Creme, extrait de La Mission de Maitreya (Partage Publication), tome 1 (dépliant mis gracieusement à disposition lors des conférences de B. Creme).


Voir le site Partage International

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jeudi 24 septembre 2015

Réincarnation: le cas James Leininger

Se peut-il qu'un pilote de chasse abattu par les Japonais en 1945 se soit réincarné en avril 1998 et que, pour la première fois, nous ayons des preuves irréfutables de la réalité de la réincarnation ?  


Réincarnation: un concept qui gagne du terrain ?

La question n'est pas neutre: est-il exact, comme beaucoup le pensent, qu'au cours des premiers siècles, les textes bibliques ont été expurgés de toute référence à la réincarnation ? Et dans l'affirmative, pourquoi ?

Combien sont-ils actuellement en Occident à prendre en compte le concept de réincarnation ? De l'ordre de 30 à 35 % ou peut-être plus ? Et, entre les bouddhistes, les hindous et quelques autres groupes religieux et par ailleurs des groupes plus "ésotériques" ou "new age", qu'entendent-ils, les uns et les autres, par "réincarnation" ?

Indéniablement, cette notion de survivance de l' "âme" après ce que nous appelons la "mort" et l'incarnation ultérieure de l' "âme" dans un nouveau corps physique, tantôt masculin, tantôt féminin,  semble trouver un écho de plus en plus large dans la population en Occident. Signe des temps ?

Il reste pourtant des groupes religieux pour lesquels ce concept est absolument incompatible avec leurs dogmes; sans compter également toutes les personnes pour lesquelles il n'y a strictement rien après la "mort"...

Ces questionnements ne sont pas le propos de l'ouvrage que nous allons évoquer, mais lorsque, fait rarissime, se révèle un cas contemporain présentant tous les signes d'authenticité, il ne peut qu'attirer notre attention. Un enfant américain né en 1998 peut-il donc avoir été ce pilote de chasse mort au combat en 1945 ? Nous proposons ici juste un petit aperçu du livre traitant de ce cas et paru en français sous le titre: "Réincarné".


Le cas James Leininger




Un couple comme tant d'autres... et un heureux événement

C'est une histoire peu banale que vivent  Andrea et Bruce Leininger, tous deux de tradition chrétienne,  et leur fils James en l'an 2000, alors que cette famille américaine vient de déménager peu de temps auparavant à Lafayette (Louisiane), dans le cadre d'une nouvelle mobilité professionnelle.

Né le 10 avril 1998, le petit James présente durant ses deux premières années l'apparence d'un bébé adorable, peu enclin aux pleurs et d'un naturel plutôt heureux et satisfait. Tout semble aller pour le mieux pour le bambin et la petite famille.

La nuit où tout a démarré

Alors que trois semaines plus tôt, James vient de fêter son deuxième anniversaire, rien, en ce tout début du mois de mai 2000, ne laisse entrevoir ce qui va perturber une ambiance jusque là paisible. Ainsi, en pleine nuit, la maisonnée est soudain emplie de cris perçants et de hurlements d'angoisse; accourue au chevet de James, Andrea trouve son fils gesticulant et se débattant sans raison apparente, si ce n'est celle d'un cauchemar, et ce n'est qu'après un certain temps qu'elle peut lui faire retrouver le sommeil.

Deux jours plus tard, même scénario; Bruce ne s'inquiète pas et considère qu'il s'agit d'un phénomène normal chez des petits. Mais les cauchemars se répètent et s'installent dans la durée avec des fois, une ou deux nuits de répit, ces scènes gagnant pourtant en intensité et pouvant se répéter jusqu'à cinq fois par semaine.     

Incompréhension et questionnements

Des semaines après le début des cauchemars, James crie et se débat toujours autant, tout plongé qu'il est dans un sommeil qui semble le tenir sous son emprise. Pourtant, il faut se rendre à l'évidence: tout en se démenant et en faisant mine de vouloir s'extraire de quelque chose, James, à peine âgé de deux ans, hurle bien des mots: "accident d'avion ! avion en feu ! petit bonhomme ne peut pas sortir ! ", paroles qu'il renouvelle calmement en une autre circonstance, alors qu'il s'est réveillé dans les bras de sa mère. De quoi susciter stupeur et incompréhension pour les parents.

Ultérieurement, alors que sa mère lui lit une comptine, James se met soudain sur le dos et, lançant ses jambes vers le plafond,  lui explique à sa façon, tout en mimant un personnage cherchant à s'extraire de quelque chose où il serait coincé : "Petit bonhomme fait comme ça". Et à la question de sa mère sur l'identité du petit bonhomme, la réponse est posée et nette : " Moi " .

Et de le confirmer immédiatement après, dans les mêmes termes et attitudes, à son père, venu les rejoindre. Et aux questions complémentaires de Bruce sur ce qui était arrivé à son avion, les réponses tombent sans hésitation de la part de James: "Y s'est écrasé en feu " ; " On a tiré dessus " ; " Les Japonais ". Que peuvent bien signifier ces paroles dans la bouche d'un enfant d'un peu plus de deux ans ? Comment peut-il savoir ?

Lorsque le lendemain de cet épisode les Leininger accueillent une proche parente, celle-ci, mise au courant des derniers développements, demande à James comment il sait que ce sont les Japonais qui ont tiré sur son avion. La réponse laisse perplexe: " Le grand soleil rouge"  ... le drapeau emblématique du Japon .   

Et les parents de se remémorer un autre épisode étrange intervenu quelques mois plus tôt. Avec James dans la poussette, Andrea achète un modèle réduit d'avion et le lui donne pour l'occuper pendant ses courses. James l'examine attentivement, puis rectifie un commentaire de sa mère: " C'est pas une bombe, maman; c'est un réservoir largab' ". C'est seulement en en discutant avec son mari, qu' elle comprend qu'il parlait d'un "réservoir largable", une réserve supplémentaire de carburant permettant d'accroître le rayon d'action de l'avion. Mais comment peut-il savoir cela ?

Nouveaux éléments troublants

Un soir, lors d'une autre séance de comptine, James revient sur ses rêves.
- "Maman, l'avion du petit bonhomme, y s'écrase, y a le feu ..."

Dialogue entre Andrea, Bruce et James, ce soir-là (citation):
- " Qui est le petit bonhomme  ? "
- " Moi "
- " Tu te souviens du nom du petit bonhomme ? "
- " James "
- " Tu te rappelles quel type d'avion c'était ? "
- " Un Corsair "
- " Tu te rappelles d'où ton avion a décollé ? "
- " Un bateau "
- " Tu te rappelles du nom du bateau ? "
- " Natoma "
- " Natoma, hein ? "
- " Natoma "
- " Ca sonne plutôt japonais "
- " Non, c'est américain" , rétorqua James. 

Et encore, un soir d'octobre, lors du coucher de James, en présence des deux parents (citation):
- "Bon, cette nuit, pas de rêve du petit bonhomme, d'accord mon gars ? "
- " Papa, le petit bonhomme s'appelle James"
- " Mon chéri, c'est ton prénom à toi, James " corrigea gentiment Andrea
- " Le petit bonhomme aussi, y s'appelle James "
- " Tu te rappelles du nom de famille du petit bonhomme ? "
- " Non, j'me rappelle pas "
- " Tu te rappelles s'il y avait d'autres personnes avec toi dans ton rêve ? Des amis, par exemple ? "
- " Jack ", fut la réponse de James, après un moment de concentration
- " Tu te souviens du nom de famille de Jack ? "
- " Larsen. Jack Larsen "
- " Est-ce que Jack était l'ami de James ? "
- " C'était un pilote, comme lui " 
. 
Hypothèse d'une vie antérieure, fortes résistances familiales et début d'une enquête approfondie 

A quel moment a-t-il été tout à fait clair pour son entourage qu'il y avait un rapport entre les cauchemars de James et sa fascination pour les avions ? 

Le caractère extraordinaire de la situation et les données extrêmement précises sorties de la bouche de l'enfant donnent à penser qu'il est en train de vivre quelque chose qui dépasse l'entendement et son présent statut. Au fil des mois, lentement, l'hypothèse de la réincarnation vient à l'esprit du cercle familial.

Andrea elle-même, intuitivement, commence à le pressentir et à l'accepter. D'autant plus que James continue à fournir des renseignements précis, soit de nature technique et relatifs aux avions de combat ou à un environnement de pilote de chasse en temps de guerre, soit sur ses supposés ex-collègues pilotes ou sur sa précédente famille, tout comme des détails très précis et personnels, antérieurs à sa naissance, concernant ses parents actuels....

Si Andréa l'accepte, il en va tout autrement pour Bruce, solidement ancré à la fois à sa formation universitaire et à son éducation religieuse. Son expérience professionnelle de manager habitué à trouver des solutions concrètes, son esprit cartésien tout comme sa fidélité envers sa foi chrétienne, l'empêchent de croire en la réincarnation. S'en suit une espèce de combat cherchant à démontrer à tout prix qu'il ne pouvait en être ainsi, que ce que vit son fils ne peut qu'avoir des causes rationnelles. Ainsi commence une très longue enquête qui va mobiliser les deux parents.

Une enquête "journalistique" à rebondissements, sur des mois et des mois

Corsair et Natoma. Enfin, de premiers éléments précis et tangibles que Bruce se met activement à vérifier. De premières recherches sur internet, il ressort qu'ils existaient bien tous deux: le premier était un avion de chasse utilisé durant la seconde guerre mondiale et le second, le Natoma Bay, un porte-avions américain engagé dans les combats dans le Pacifique à cette même époque. 

Des centaines et des centaines d'heures de recherche plus tard, sur internet ou par contact téléphonique, de recherches généalogiques en archives militaires, en passant par les associations de vétérans du Natoma ou de pilotes de chasse et la participation à leurs réunions, étape par étape, Bruce et Andrea réussissent à contacter le fameux Jack Larsen mentionné par James.

Ancien pilote, il est toujours en vie et se souvient bien de son collègue James M. Huston. Ayant lui-même participé à l'opération qui a coûté la vie à James M. Huston  le 3 mars 1945 à la bataille d'Iwo Jima, il donne de vive voix à Bruce des informations capitales.     

Après bien d'autres développements déjà intervenus entretemps, Andrea a déjà pressenti qu'il pouvait y avoir un lien mystérieux entre leur fils James et ce pilote de chasse, James M. Huston. Leur petit James pourrait-il être la réincarnation de ce James M. Huston disparu ?

Alors que James donne toujours encore, au compte-gouttes, d'autres indices semblant valider de façon croissante l'hypothèse d'une vie antérieure, Bruce s'obstine à la refuser au nom de sa pensée rationnelle et de ses croyances religieuses. 

Un témoin oculaire confirme avoir vu de ses yeux l'avion de James M. Huston s'écraser en mer et apporte un nouvel éclairage, faisant tomber l'une des deux objections majeures de Bruce.

De fil en aiguille, de contacts en contacts, ils entrent en relation avec la soeur de James M. Huston, alors âgée de 84 ans. Avant de se rencontrer  physiquement par la suite, le petit James et elle s'entretiennent  au téléphone et la nature des termes employés par le garçonnet ôtent tout doute à la vieille dame. Et lorsqu'elle envoie des photos de son frère James posant devant un avion "Corsair", une autre objection majeure de Bruce tombe.

Bien  d'autres propos étonnants, voire stupéfiants, de James, relatés dans le livre, se vérifient . En fait, tous sont vérifiés méthodiquement et concordent ! Malgré sa problématique, à bout d'arguments "rationnels", Bruce doit s'avouer vaincu. Qu'allait-il advenir de sa conception de la promesse biblique du salut et du Jour du Jugement dernier alors qu'il a sous les yeux les preuves éclatantes de la survie de l'âme et de son incarnation dans un nouveau corps avec une nouvelle identité ?     

Un jour, assis sur les genoux de son père et feuilletant avec lui un livre consacré à la bataille d'Iwo Jima, James avait reconnu sur une photo l'endroit précis où son avion s'était écrasé et cela s'était également révélé exact par la suite. La diffusion d'une deuxième émission télévisée consacrée au cas Leininger avait suscité un regain d'intérêt, même à l'étranger, et une invitation provenant du Japon parvint à la famille.

C'est ainsi qu'à l'occasion d'un voyage sur les lieux du drame, après une émouvante cérémonie, James put laisser filer son ancienne personnalité de James Huston et commencer à revêtir pleinement celle de James Leininger.  

Deux émissions de télévision majeures aux Etats-Unis 

L'enquête des deux parents a eu des prolongements, le cas parvenant aux oreilles de producteurs d'émission. C'est ainsi que le cas de James Leininger a fait l'objet de deux émissions de télévision diffusées aux Etats-Unis en avril 2004 et la seconde en juillet 2006 ( Good morning, America sur ABC ) .

Depuis lors, le cas a également été évoqué dans de nombreuses émissions dans le monde entier.   






Un livre passionnant, paru chez Dervy, dans la collection Grandes Enquêtes dirigée par Stéphane Allix.
 

vendredi 14 août 2015

Pérou: les pierres gravées d'Ica, une bibliothèque préhistorique ? ( 2 )

"Biblioteca prehistorica" ?

En 1976, dans son musée à Ica, au Pérou, nous avions pu rencontrer le Dr Javier Cabrera Darquea et nous entretenir avec lui pendant qu'il nous faisait visiter les lieux et nous donnait moult explications. 

Le Dr Cabrera dans son bureau, à Ica, en 1976 / photo webm. prana infos

Cela nous avait amené à consacrer sur ce blog, le 3 mars 2013, un premier article à cette étonnante bibliothèque de pierre(s) qu'il a constituée de son vivant.

C'est à Ica que le Dr Javier Cabrera Darquea avait rassemblé des milliers de pierres gravées semblant raconter une bien étrange histoire, qui, si elle est authentique, remet en cause bien des schémas de pensée, et bien au-delà... 

C'est bien ce qui, déjà à l'époque de notre passage, lui avait valu bien des critiques et ennuis de la part d'une certaine archéologie officielle qui le traitait de faussaire, car bien évidemment ces motifs et dessins gravés ne collaient pas avec les thèses officielles de l'archéologie, il faut bien le reconnaître, et il ne pouvait donc s'agir que de faux, disaient ses détracteurs.

Le Dr Cabrera regrettait que ces mêmes détracteurs refusent de venir étudier scientifiquement ces milliers de pierres en andésite, de tailles variables allant du gros galet au déjà imposant bloc rocheux, aux motifs quelquefois très raffinés, complexes, énigmatiques, bref surprenants.

Nous ne disposons pas d'informations nouvelles depuis lors, mais peut-être, avec un peu de chance, nos pas nous amèneront-ils  encore une fois en Amérique du Sud, de façon à pouvoir revisiter ce musée qui a apparemment fait l'objet d'une rénovation ces dernières années et s'intitule désormais "Museo Cientifico Javier Cabrera".

Ces milliers de pierres gravées interpellent de par leurs motifs ou sujets qui ne cadrent pas avec l'idée que l'on se fait encore généralement des connaissances "scientifiques" qu'aurait pu avoir une civilisation précédente à une époque lointaine, civilisation qui aurait pu s'auto-détruire ou qui serait tombée dans l'oubli.  Pourtant à voir la finesse et la précision des gravures sur bien des pierres, l'on se demande quel intérêt auraient eu des faussaires à traiter une masse aussi impressionnante; alors la question se pose: quelle histoire leurs auteurs ont-ils voulu nous raconter ?

Lors de notre visite chez le Dr Cabrera, d'après notre ressenti, nous avions affaire à un homme très cultivé, parfaitement honnête et intègre. Cependant qu'il soit clair que nous n'avons aucune compétence pour déterminer le degré d'exactitude des thèses du Dr Cabrera, ni la proportion ou le degré d'authenticité de ces étonnantes pierres gravées qui seraient actuellement au nombre de 11 000 (onze mille) entreposées dans le musée ! Alors à chacun d'essayer de se faire son opinion.

Par contre, il nous a semblé intéressant de partager les quelques photos réalisées à l'époque et c'est pourquoi nous publions cette nouvelle série de photos en complément de celles du premier article.  


Vue partielle du musée d'Ica / photo webm. prana infos (1976) 


Photo webm. prana infos (1976)


Photo webm. prana infos (1976)


Dans "L'énigme des Andes" de Robert Charroux [qui s'était rendu à Ica dès avril 1973], la photo suivante est légendée: "Primates d'Ica, mi-hommes, mi-sauriens"


Photo webm. prana infos (1976)


Dans "El mensaje de las piedras grabadas de Ica" , la photo suivante est légendée :"Alticamellus, mamifero con cabeza y cuello de jirafa y cuerpo de carnello, extinguido hace 13 miliones de anos" , ce qui devrait signifier : "Alticamellus, mamifère avec tête et cou de girafe et corps de chameau, race éteinte depuis 13 millions d'années " !

Photo webm. prana infos (1976)

Les deux photos suivantes semblent nous ramener à nouveau dans la série des interventions chirurgicales.



Photowebm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976 )

Photo webm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976)


Photo webm. prana infos (1976)


Photo webm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976)

Sculptures en bois au premier plan  et pierres par centaines / photo webm. prana infos 1976

Pour avoir de plus amples explications (en espagnol), il conviendrait de visiter le site officiel du musée:

ainsi que le livre du Dr Cabrera



jeudi 13 août 2015

Dossier OVNI de la République Fédérale d'Allemagne: décision de justice

A la suite d'un jugement récent rendu en Allemagne, l'actualité relative au phénomène OVNI a sans doute éveillé chez certains quelques espoirs d'en savoir plus sur la position réelle de l'Allemagne sur cette thématique. Mais ces attentes sont-elles réellement justifiées ?  Il était intéressant de connaître le point de vue et les commentaires d'un acteur majeur de l' "information alternative aux confins de la science" en Allemagne. 

Nous reprenons ici une série d'informations données par le site allemand Grenzwissenschaft-aktuell.de, notamment le 26 juin et le 2 juillet 2015 et en proposons une traduction et une synthèse.

Malgré l'attention portée à la traduction de ces articles afin que soit rendu le plus fidèlement possible le texte allemand, il se pourrait qu'une erreur soit intervenue, certains termes et nuances étant difficiles à rendre en français; si cependant une erreur majeure de nature à fausser la bonne compréhension du texte devait être relevée, merci de nous en faire part. 


Le dossier OVNI de la République Fédérale d'Allemagne


Cela fait des dizaines d'années que des chercheurs dans le domaine du phénomène OVNI s'efforcent d'obtenir des informations et d'avoir accès à un éventuel dossier OVNI existant auprès de services et d'institutions d'état. Des requêtes auprès d'administrations jusqu'aux plus hautes sphères ministérielles avaient jusqu'à présent généralement été rejetées avec à peu près ce langage: " Les services et autorités allemands ne se livrent ni à une recherche sur le phénomène OVNI, ni n'exploitent de rapports ou études sur ce thème", comme le disait en dernier lieu, alors en tant que ministre, Wolgang Schaüble, l'actuel ministre des Finances, en réponse à une requête à ce sujet.

Cependant le dossier publié par GreWi comprenant des informations relatives précisément à ces procédures de signalement et dossier OVNI de la République Fédérale d'Allemagne qui, d'après le discours officiel, n'existeraient pas, démontre que la réalité est toute autre.     

Le "Dossier OVNI du Parlement allemand"

Après des années de bataille juridique, la Cour administrative fédérale de Leipzig, en tant que dernière instance dans cette action en justice en vue de prendre connaissance de ce dossier connu sous le terme de "UFO-Akte des Bundestages" [dossier OVNI du Parlement fédéral], vient d'y donner une suite favorable en date du 25 juin 2015.

Cependant il ne s'agit pas de dossier relatif à des projets secrets et officiels de recherche du gouvernement fédéral, de ses ministères ou de l'armée, mais d'un document élaboré par les services scientifiques du Parlement allemand sur cette thématique.

GreWi a pu se procurer ce document de 20 pages, dans sa version intégrale et non expurgée, et, pour la première fois, en a réalisé une synthèse.

Le contexte

Concrètement il s'agit d'un document élaboré par les départements scientifiques sous le titre "Die Suche nach ausserirdischem Leben und die Umsetzung der VN-Resolution  A/33/426 zur Beobachtung unidentifizierter Flugobjekte und extraterrestrischen Lebensformen" , soit "La recherche de vie extraterrestre et la mise en application de la résolution A/33/426 des Nations Unies sur l'observation d'objets volants non identifiés et les formes de vie extraterrestre". Celle-ci a été commanditée en 2009 et finalisée le 23 novembre 2009 par le département spécialisé "WD 8: Umwelt, Naturschutz, Reaktorsicherheit, Bildung und Forschung " (WD 8: Environnement, Protection de la nature, Sécurité nucléaire, Formation et Recherche).

Ce document a donc été élaboré pour un membre du Parlement allemand dont l'attention avait été attirée par Robert Fleischer de "Exopolitik Deutschland" (Exopolitik.org) sur l'existence de cette résolution des Nations Unies A/33/426. Robert Fleischer lui avait également demandé ce qu'il en était de la mise en application de cette résolution et pourquoi elle n'avait jamais été concrétisée.

Ainsi lorsque F. Reitemeyer prit connaissance de l'existence de ce document à travers l'information donnée par Robert Fleischer sur Exopolitik.org, il voulut avoir recours aux textes régissant le droit à la liberté d'information (Recht auf Informationsfreiheit) et demanda d'avoir accès à ce document. Après un refus de l'administration du Parlement allemand, Reitemeyer porta plainte et, dans un premier temps, obtint gain de cause. Dans un deuxième temps, l'affaire vint en appel et le droit à l'accès à ce document lui fut à nouveau refusé. Enfin, en dernière instance, l'affaire fut jugée par la Cour administrative fédérale de Leipzig qui, tout récemment, a définitivement tranché en faveur du plaignant.  


Chapitres 1 à 3

Ainsi, comme l'indique le sommaire, les chapitres de 1 à 3 ne constituent qu'un récapitulatif purement informel de questionnements et de généralités sur le thème de "La vie intelligente dans l'univers", "Recherche d'intelligence extraterrestre - SETI" et "La recherche de planètes en-dehors  de notre système solaire", ces informations étant cependant aisément disponibles pour tout un chacun sous forme de livres ou de contenus de pages web.

Il ne s'agit donc en aucun cas et d'aucune façon de prétendument "connaissances secrètes" d'un  quelconque service gouvernemental, institution ou de l'armée. On y parle de l'âge de l'univers, du nombre d'étoiles, des planètes lointaines et des distances colossales, de la difficulté pour d'éventuelles civilisations extraterrestres de pénétrer dans notre système solaire, du moins à la lumière des connaissances et technologies actuelles. On y évoque le "paradoxe de Fermi" qui questionne sur le fait que nous n'ayons pas encore trouvé de preuves de civilisations extraterrestres ou pourquoi nous n'avons pas encore établi de contact avec eux.

On y discute aussi de l' "équation de Drake" qui cherche à déterminer mathématiquement la probabilité de l'existence d'intelligence extraterrestre. On y parle également de SETI - en fait la recherche d'intelligence extraterrestre- et des institutions qui y sont impliquées. Enfin l'on y évoque aussi l'état [d'à l'époque] de la recherche d'exoplanètes, alors qu'alors il n'avait été découvert que 400 planètes en dehors du système solaire contre environ 2000 aujourd'hui.

Chapitre 4

Il se réfère à la résolution A/33/426 des  Nations Unies en ces termes:
"L'objectif de la résolution A/33/426 de l'assemblée générale des Nations Unies de 1978 est l'étude des objets volants non identifiés (OVNI) ainsi que des formes de vie extraterrestre" et encore "L'assemblée générale invite les états membres  à prendre des mesures appropriées au niveau national en vue de la coordination de la recherche scientifique et l'étude de la vie extraterrestre, y compris des objets volants non identifiés, et à informer le Secrétaire général du résultat et de l'importance des observations et études"   
   
Par contre, en page 7 du document, il est rappelé qu'il s'agit d'une résolution des Nations Unies, mais que ces résolutions ne constituent qu'une recommandation et n'ont juridiquement aucun caractère obligatoire et n'engagent donc pas par rapport à leur mise en oeuvre. De même y est-il souligné que les états membres ne sont qu' "invités" à entreprendre la coordination énoncée. Les auteurs du document considèrent encore que la République Fédérale d'Allemagne n'est à aucun moment tenue de documenter le sujet en entreprenant des rapports, des observations d'OVNI ou de formes de vie extraterrestre et d'en transmettre les données aux Nations Unies.

Plus loin, on peut y lire que la déclaration selon laquelle le gouvernement fédéral ne dispose pas d'éléments qui permettraient une appréciation fiable de la probabilité de l'existence de vie extraterrestre ainsi que d'un atterrissage d'extraterrestres  sur le territoire de la République Fédérale d'Allemagne, tenu pour impossible compte tenu de l'état de nos connaissances scientifiques actuelles, ne signifie cependant pas qu'il n'y ait pas eu dans le passé de recherches à ce sujet.

Et plus loin encore : Le fait qu'aussi bien la Grande-Bretagne que la France se soient penchées sur la question de l'existence des OVNIs et des formes de vie extraterrestre - et ceci dans le plus grand secret - et l'aient rendu public ces dernières années, et même par le biais d'internet, laisse à supposer que des pouvoirs publics allemands ou des ministères se sont également saisis de cette question.

Dans un renvoi en bas de page, il est mentionné que le changement de paradigme politique, en passant ainsi du secret à l'information publique sur les OVNIs, est justifiée en Grande-Bretagne par un souci d'amélioration de la sécurité dans l'espace aérien.

Toujours dans ce document, il est également fait remarquer que, lors de l'adoption de cette résolution A/33/426 en 1978, l'air du temps était encore très imprégné d'une pensée conflictuelle Est - Ouest et que, au moins d'une perspective militaire, il avait pu se faire jour alors la nécessité de suivre les rapports ou les observations d'OVNIs et d'en faire l'investigation. Le développement réel ou supposé de nouveaux matériels volants et de satellites espions par le camp adverse pourrait également avoir constitué dans le passé une motivation suffisante en République Fédérale Allemande pour se préoccuper de tels sujets.

Commentaire de GreWi: il est souligné à la suite de ce paragraphe, qu'après la publication sans précédent de documents secrets OVNIs par le Bundesnachrichtendienst (BND) [ Service fédéral d'information] en 2014, Grenzwissenschaft-Aktuell a pu certifier en exclusivité précisément l'existence de telles études menées par l'armée et des services secrets à la frontière intérieure [d'à l'époque] entre la RFA et la RDA. Il est donc indéniable qu'en Allemagne également il a été procédé à ces études sur les OVNIs, niées par la communication officielle, ainsi que les documents en découlant. Il se pourrait donc que ces documents OVNIs  du BND rendus publics par GreWi ne soient pas les seuls documents existants... 

Chapitre 6

Le document lui-même passe en revue des interpellations parlementaires sur la thématique "OVNIs et extraterrestres". Là aussi, ces interpellations et les réponses correspondantes données sont déjà du domaine public.

Ainsi Peter Altmaier, le secrétaire d'état au Parlement d'à l'époque, déclara le 12 juin 2008, à la suite d'une interpellation du député H. Wolff (FDP) , que le Parlement n'avait pas connaissance de l'existence d'observations de soi-disant OVNIs  extraterrestres en Allemagne et qu'en conséquence il n'existait pas de documents relatifs à l'observation d'OVNIs susceptibles d'être rendus publics.

Commentaire de GreWi: Que ce soit sciemment ou par ignorance, la réponse donnée était évidemment fausse comme l'ont démontré les "UFO-Akten des BND" rendus publics par GreWi en 2014 [ dont il a déjà été question plus haut].

Le député Peter Hettlich (Bündnis 90 / Die Grünen) [alliance écologiste Les Verts] posa une question écrite relative à l'estimation du gouvernement fédéral sur la probabilité de l'existence d'êtres vivants extraterrestres et le degré de vraisemblance d'un atterrissage d'extraterrestres sur le territoire de la République Fédérale d'Allemagne. La réponse donnée le 22 juin 2009 par le secrétaire d'état Jochen Homann fut que le gouvernement fédéral ne disposait pas d'éléments d'information qui pourraient permettre une évaluation fiable de ces probabilités  et que, d'après l'état actuel des connaissances scientifiques, un atterrissage était jugé exclu. 

Fort de cette déclaration, le secrétaire d'état jugea alors également superflu de répondre aux deux questions complémentaires du demandeur. A savoir si, d'une part, le gouvernement fédéral était préparé à un tel atterrissage, y compris une entrée en contact avec des êtres intelligents extraterrestres et quelles lignes directrices, instructions et recommandations ont été établies dans cette perspective et, d'autre part, si les compétences pour un tel événement ont été définies entre la structure fédérale, les états régionaux et les communes et, également, quelles autorités fédérales seraient alors compétentes.  

Commentaire de GreWi:  Bien que le secrétaire d'état ait jugé inutile de répondre à ces questions complémentaires, ces directives ont bel et bien existé et existent toujours. GreWi a d'ailleurs informé dès 2012 sur la "Handhabung von UFO-Meldungen durch deutsche Behörden" [ Modalités de traitement des observations OVNI par l'administration allemande]

Pour finir, les auteurs du document recommandent une liste de vidéos consultables en ligne sur cette thématique, en provenance de la série d'émissions "Alpha-Centauri" du Bayerischen Rundfunk [la télévision régionale de Bavière] et de "Leschs Universum" .

Un " état de la situation en cours" ( Sachstand)

En plus des développements du document mentionné, les "UFO-Akte des Bundestages"  comprennent également une sorte d'état des lieux (Sachstand) sur la thématique "L'Union Européenne et sa gestion de la thématique "objets volants non identifiés" ", finalisé par deux auteurs de l'unité spécialisée "WD 11: Europa". 

Comme l'indique le sommaire de cet "état des lieux", ici aussi il s'agit d'une récapitulation d'informations générales aisément accessibles et connues de longue date des connaisseurs. Il y est question de la définition du concept "UFO" [OVNI], à différencier et à ne pas mettre au même niveau que le terme "objets volants extraterrestres" , de la problématique du bien-fondé de la recherche de dénominations alternatives, du droit de l'espace et de ses fondements en Europe.

Y est mise en avant la position de la France qui, à travers le GEIPAN (Groupe d'études et d'information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés), sous l'égide du CNES (Centre national d'études spatiales), est le seul état membre de l'Union Européenne à documenter officiellement les observations d'OVNIs et à mettre cette documentation à la disposition du public. Bien qu'y soit également évoqué le rapport COMETA de 1999, réalisé par des membres gravitant autour du ministère de la Défense, cet "état des lieux" n'entre malheureusement pas dans les conclusions de ce rapport COMETA, à savoir que les OVNIs sont réels et vraisemblablement d'origine extraterrestre, conclusions qui auraient pourtant été d'un intérêt évident dans le document élaboré.

Le troisième point de l' "état des lieux" expose la façon du Parlement européen d'appréhender la thématique OVNI. Là encore il s'agit généralement d'informations et événements circonstanciés déjà connus, telle que la tentative en 1991 du parlementaire italien d'à l'époque, Tulio Regge (SPE), de parvenir à la création d'un "observatoire européen des OVNIs", tentative vouée à l'échec en l'absence de majorité pour l'adoption d'une résolution finale au Parlement européen.

De même, le quatrième point récapitule des interpellations parlementaires connues ainsi que les réponses qui y ont été apportées, ces dernières n'étant guère fondamentalement différentes de celles données présentement par le gouvernement fédéral.

Le dernier point dénommé "Perspective" ("Ausblick") rentre beaucoup moins dans la problématique OVNI que dans les projets de programmes spatiaux d'à l'époque et dans l'étude du cosmos.  

En résumé

Il se confirme donc finalement ce que Grenzwissenschaft-Aktuell.de  et  Exopolitik.org exposaient dès les premiers compte-rendus relatifs à ces "UFO-Akte des Bundestages", à savoir que le caractère explosif de ce dossier réside moins dans son contenu que dans la conclusion  qu'on peut en tirer, à savoir qu'en Allemagne également des services officiels, les pouvoirs publics et/ou des ministères (incluant l'armée) éprouvent de l'intérêt pour le phénomène OVNI et que celui-ci a été étudié et qu'il l'est probablement toujours encore.

Explosif également parce que cette conclusion logique contredit le discours officiel entretenu depuis des décennies par pas mal de gouvernements fédéraux, qui, jusqu'à ce jour ne cessaient de répéter que de tels études et dossiers n'existaient tout simplement pas. Qu'en réalité, c'est  bien le contraire qui est le cas, cela est attesté non seulement par les nombreux dossiers OVNI et signalements réellement existants découverts et mis en évidence par de nombreux chercheurs du domaine OVNI, mais c'est aussi ce que supposent les experts attitrés des services scientifiques du Parlement.

Reste à savoir pourquoi l'administration du Parlement allemand s'est opposée à la publication de ce document de façon aussi acharnée et en ayant recours à l'expertise d'un grand cabinet d'avocats (dont le montant des prestations est évalué par quelques experts à près de 50 000,00 €) ? La raison se trouve manifestement beaucoup moins dans la teneur des documents que dans l'usage qui pourrait être fait désormais de tous les documents élaborés par les services scientifiques du Parlement. Et là il se pourrait bien qu'il reste un certain nombre de découvertes journalistiques à faire.




mardi 30 juin 2015

Vu en Inde, interpellations humoristiques ou métaphysiques

Questionnements indiens

A travers les clichés que l'on peut en voir ici ou là, l 'Inde, mosaïque de cultures, peut fasciner. Palais de  maharajas, fastes de certaines cérémonies, édifices divers, monuments et paysages exotiques, rues animées et bariolées peuvent contribuer à cette puissante attraction qu'elle peut exercer sur des voyageurs occidentaux.

Mais l'Inde est probablement le pays avec la plus forte densité au monde de temples ou autres édifices religieux. S'entremêlent alors dans nos esprits des images de non-violence (réelle ou supposée), de yoga, d'ayurveda (étiquette peu ou prou un tantinet galvaudée) ou, plus généralement, de spiritualité idéalisée. Pourtant, il n'est de loin pas certain qu 'un voyage de quelques semaines puisse permettre de se faire une véritable idée de la réalité ou non de ces clichés.   

Sans doute, le voyageur expérimenté arrivera-t-il à la conclusion qu'il n'est clairement pas indispensable de venir en Inde pour trouver des réponses à des questions existentielles ou métaphysiques, d'autant plus que ce pays n'a pas résolu bon nombre de problèmes relevant de ce domaine,   malgré qu'il ait connu un certain nombre d'éminentes personnalités dans le domaine des spiritualités, et pas résolu non plus ceux relevant du quotidien pour une multitude de citoyens .

Clairement, à ce jour, l'Inde n'est pas un modèle et prétendre le contraire serait se bercer d'illusions.. Le chemin sera sans doute encore très long... Mais indéniablement l'Inde interpelle quiconque, pour une raison ou une autre, est amené à y venir...

Au hasard des pérégrinations : humour ou métaphysique

En ce premier semestre 2015, à l'occasion d'un périple de quatre mois constituant le septième ou huitième voyage en Inde (si l'on inclue un bref passage en revenant du Laos et de Thailande en 1975) et quarante trois ans après notre première expérience de ce pays en 1972, nous avons relevé, en photos, certaines interrogations ou injonctions qui pourraient probablement concerner tout membre de la communauté humaine, où qu'il vive.

Humoristiques ou se voulant plus profondes, nous les livrons ici, en l'état, avec seulement quelques éventuels commentaires.

A l'arrière d'un auto rickshaw à Hampi / photo webm prana infos (2015)

Situé dans l'état du Karnataka, Hampi est un site absolument extraordinaire avec ses centaines de temples et constructions en pierre richement taillée, dispersés dans un paysage splendide de gros blocs rocheux. Une bonne partie de la visite peut se faire à pied et deux ou trois jours sur place raviront les marcheurs, s'il ne fait pas trop chaud.

Pour les autres, comme un peu partout en Inde, les conducteurs d'auto rickshaw, bien évidemment intéressés par la manne touristique, se proposent de vous faire faire un tour des principaux lieux d'intérêt.

L'un d'entre eux a décoré de façon très originale son taxi-scooter et vante ainsi la suprématie de l'énergie de l'âme sur la connaissance.

Sur la lunette arrière d'une voiture / photo webm. prana infos (2015)

"Où allez-vous passer votre éternité ? Paradis ou enfer" interpelle une inscription sur la lunette arrière d'un véhicule. Mais le temps existe-t-il vraiment ? L'éternité, ne nous y mouvons-nous pas déjà ? Cela peut d'ailleurs paraître d'autant plus cocasse que la notion de temps, vécue au quotidien, est souvent très aléatoire en Inde ...

Comme l'avait mentionné le Facteur Cheval sur le cadran solaire de son Palais Idéal à Hauterives, en France : "Ce n'est pas le temps qui passe, mais nous". Et encore: "Chaque fois que tu me regardes, tu vois ta vie qui s'en va" ...

Alors, en fonction de la compréhension qu'il peut en avoir, n'est ce pas l'être humain qui se fabrique son paradis ou son enfer ?


Sur un ghat de Varanasi / photo webm. prana infos (2015)
"Demandez-vous : qui suis-je ? " indique cette inscription sur un des ghats de Varanasi, ville sacrée de l'hindouisme, au bord du Gange. Il est vrai que tout être humain, quelles que soient ses conceptions philosophiques ou religieuses, devrait se poser cette question: "qui suis-je ?"

Sommes-nous vraiment cette personnalité et cette apparence physique que nous voyons tous les matins en nous regardant dans un miroir ? Sommes-nous réellement uniquement ce corps physique et cette fonction que nous exerçons, que nous soyons employé(e) de bureau ou de commerce, ministre, président de la république, pape, médecin, hôtesse de l'air, prostitué(e), mendiant, etc ....? Ou sommes- nous "autre chose" ?

Un Français d'une cinquantaine d'années, rencontré à Rishikesh, nous disait qu'il avait un cancer et que, d'après ses médecins, il devrait déjà être mort depuis quelques mois ... Du coup, il profitait de cette rémission pour voyager, tout en se préparant au pire, et sachant que, pour lui, il n'y avait strictement rien après la mort.

Beaucoup ne partageront pas cette vision matérialiste de la vie et diront que, bien entendu, nous avons une âme. Suivront alors probablement des déclinaisons de croyances religieuses avec leurs notions de péchés, de paradis et d'enfer. D'autres encore parleront de karma. 

Mais si au lieu de penser que nous avons une âme, nous en venions à penser que nous SOMMES une âme, qui, pour des raisons d'évolution, doit s'incarner encore et encore dans la matière et, pour ce faire, prendre un corps physique qui lui servira de "véhicule" dans cette incarnation précise, puis à nouveau un autre corps dans celle d'après, et ainsi de suite, jusqu'à atteindre ce niveau de conscience qui nous permettra de devenir un Maître de Sagesse et d'être ainsi libérés des loi de la matière ?

Est ce pour nous amener à cette réflexion qu'est posé le " Who am I ?  "  

D'ailleurs, n'était-ce pas un élément essentiel de l'enseignement de Ramana Maharshi, ce grand avatar du sud de l'Inde qui a quitté son corps en 1950 ?

A Auroville, sur le chemin pédestre menant au Matrimandir / photo webm. prana infos (2015)
Auroville, à une dizaine de kilomètres de Pondichery, dans le Tamil Nadu. Cette cité expérimentale, conçue par la "Mère" (une Française, compagne spirituelle de Sri Aurobindo) à partir d'une vision, se veut "le lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités".

En se rendant à pied pour voir de l'extérieur le Matrimandir, cette superbe construction propice à la méditation, le simple visiteur passera par une allée reprenant des pensées de la "Mère". 

Progresser, progresser et progresser encore au fil des incarnations, se dit-on.  Mais :  "Ne pense pas à ce que tu as été, mais uniquement à ce que tu veux être et tu es sûr de progresser"

A Rishikesh, panneau relatif à la Semaine internationale de Yoga / photo webm. prana infos 

A Rishikesh, en mars 2015 / photo webm. prana infos
Lors de notre passage à Rishikesh, souvent considérée comme la capitale mondiale du yoga, l'International Yoga Week  venait juste de se terminer.

"Experience Divinity" et "Tap into your inner God".  Deux panneaux invitent à expérimenter la divinité qui est en nous et à accéder à notre Dieu intérieur.