samedi 12 janvier 2013

Des pierres en lévitation à Shivapur (Inde) ?

Un phénomène de lévitation à Shivapur ?

Ce fut notre seconde visite, à quelques années d'intervalle, à Shivapur, petite localité du Maharashtra, dans l'ouest de l'Inde, en ce samedi 3 mai 1980. Arrivés le 27 avril à Mumbai, qui s'appelait encore Bombay à l'époque, pour une visite en individuel de deux mois et demi en Inde, que pouvait bien motiver notre présence en cet endroit éloigné des circuits touristiques ?

A vrai dire, c'est probablement la mention de ce lieu dans un livre d'Andrew Thomas ( paru en France en 1969 sous le titre de "Les secrets de l'Atlantide") qui nous a poussé à revenir une seconde fois à Shivapur où se produisait un phénomène étrange.

En effet, s'y trouve un bâtiment considéré comme un lieu saint  (dargah ou durgah ), vieux de plus de 7 siècles, qui aurait été érigé par Suresh Warkar,un dévôt, à la mémoire de Qamar Ali Derviche, un saint homme de la tradition des Soufis. Devant le bâtiment, non loin de l'entrée, reposent à même le sol, deux grosses pierres de forme arrondie, respectivement d'un poids de 55 et de 41 kgs (chiffres donnés par A. Thomas), que dans certaines conditions, l'on arrive à faire se soulever un bref instant jusqu'à environ deux mètres.


L'une des deux pierres de Shivapur en action (1980) / photo webm. prana infos  


Arrivés sur place, nous jaugeons le poids de l'une des pierres et essayons de la soulever, créant un attroupement autour de nous. L'on nous propose de faire l'expérience par nous-même et l'on nous explique que pour la grosse pierre, il faut que onze hommes entourent la pierre, posent le bout de l'index sur elle et prononcent tous ensemble, en une seule fois, à voix forte, le nom de Qamar Ali Derviche, en "durant" le plus longtemps possible donnant un son tel que "Qamar Ali Darve-e-e-e-e-e-e-sh ".


En essayant de soulever l'une des deux pierres  / photo prana infos (1980)
A moment donné, quelqu'un nous demande si nous croyons en Dieu. Question embarrassante: nous sommes en Inde et bien des croyances locales doivent être entachées de superstitions... Et même, dans un contexte plus occidental, que répondre à une telle question à laquelle l'on pourrait tout aussi bien répondre par la négative que par l'affirmative, selon que l'on est en présence d'une conception très restrictive,voire  dogmatique, ou au contraire très large et ouverte, voire ésotérique ? Si l'on ne peut réellement définir ce terme, qu'entend alors notre interlocuteur par "Dieu" ? Finalement, nous nous souvenons que nous sommes dans un lieu soufi, le soufisme pouvant être considéré comme une composante ésotérique de l'Islam, avec une vision très large de ce concept de Dieu, et nous décidons de répondre par l'affirmative. 

Non familiarisé avec la façon de procéder et sans doute plus préoccupé d'analyser de façon rationnelle chaque seconde de l'expérience plutôt que d'y participer réellement "corps et âme", la première tentative n'est pas fameuse, la pierre ne s'élevant  que d'environ 80 cm. L'on nous redonne des consignes et, ô miracle, la seconde fois la pierre s'élève jusqu'à largement au-dessus de nos têtes pendant que tous les participants prononcent le nom du saint soufi, avant qu'elle ne retombe dès que cesse cette invocation sonore...  


Lors d'une autre expérimentation à quelques instants d'intervalle (1980) / photo webm. prana infos
Le contexte


Ce serait donc bien le fait de poser, pour chacun des onze participants masculins, l'index droit sur le bord de la pierre et de prononcer simultanément à voix haute et à l'unisson le nom de Qamar Ali Derviche qui permettrait de créer une situation qui ressemblerait à un état d'apesanteur et qui créerait ce phénomène de lévitation, malgré le poids de la pierre.

En fait, comme souvent en Inde, il n'est pas simple de recueillir des éléments d'information globaux et fiables et même des Indiens qui en parlent sur internet semblent ignorer qu'il existe deux pierres, et que pour la plus grande des deux il est nécessaire d'être à onze personnes de sexe masculin et que pour la plus petite, il faut être à neuf personnes (et non à sept, comme on a pu le lire).

De même, dommage qu'il n'y ait pas de poids "officiel", car on a pu lire des chiffres fantaisistes ! Pour notre part, nous retiendrons les poids donnés par Andrew Thomas, qui ont d'ailleurs été repris par un article du 27 août 2004 du journal russe Pravda.

Quel rapport avec Qamar Ali Derviche ?

 Il est également difficile d'obtenir une biographie fiable de Qamar Ali Derviche (dont le corps repose dans le sanctuaire), mais l'une des versions qui circule est la suivante. 

Il y a 800 ans, une famille musulmane avec un fils arrive et s'établit dans le proche village de Darodi. A l'endroit de l'actuelle mosquée existait à l'époque un gymnase dans lequel s'exerçaient des lutteurs au moyen de deux grosses pierres. Il s'agissait pour un groupe d'hommes d'entourer une pierre et de la soulever de façon à développer mains, poignets et avant-bras. Les parents du jeune garçon insistaient pour que celui-ci fréquente ce gymnase et participe à ces sports virils.

Mais le garçon, Qamar Ali Darvesh était très différent des autres et ses centres d'intérêt allaient dans une toute autre direction. Il semblait pourvu d'une nature hypersensible et posséder d'étranges pouvoirs paranormaux dès son plus jeune âge. Traité comme le paria du gymnase, il eut à souffrir continuellement des railleries des autres utilisateurs. Son manque d'intérêt pour la compétition ainsi qu'une inaptitude physique le firent considérer comme une mauviette aux yeux de ceux qui avaient des préoccupations plus physiques. 

"Vous pensez que je suis stupide et faible ... et que je ne suis pas capable d'être comme vous" répondit-il un jour. "Laissez-moi vous dire ceci: malgré toute votre force, vous ne serez pas capable de soulever les pierres sans que vous répétiez mon nom." Hazrat Qamar Ali Darvesh décreta alors que la grosse pierre pourrait être soulevée seulement si onze personnes la touchaient du bout du doigt, mais uniquement si son nom était invoqué à voix haute. De même, la pierre plus petite ne pourrait être soulevée que si neuf personnes la touchaient du bout du doigt. A partir de ce moment là, les pierres ne pouvaient être soulevées qu'en se conformant à la manière prescrite et en appliquant cette formule.

Hazrat Qamar Ali Darvesh devint un Soufi, mot grec dérivé de la racine "Sophia", la sagesse. Il s'éteignit à l'âge de 18 ans et fut proclamé saint par la suite. Sa tombe de Shivapur est devenue un lieu de pélerinage depuis cette époque et les pierres sont soulevées par lévitation, dans le respect du cérémonial voulu, par les fidèles ou par tout visiteur masculin du sanctuaire, sans distinction de religion.     

Ainsi, nous dit-on, chacun, croyant ou non, membre d'une quelconque religion, agnostique, païen ou sceptique peut participer à ce rituel de lévitation. L'on fait également remarquer que, sous le sanctuaire, de l'eau jaillit d'un mur de pierre et alimente des bains. Cette eau contient des propriétés curatives, nous dit-on, et des pèlerins viennent s'y baigner régulièrement.

Source: www.indiaprofile.com/pilgrimage/shivapur.htm

Quelle explication ?  

Le phénomène serait-il donc imputable à Qamar Ali Darvesh ?  L'on se doute que les rationalistes, y compris les rationalistes indiens, ne se contentent pas de cette explication et avancent qu'un poids similaire peut aisément être soulevé ,par exemple, par quatre personnes seulement et que le poids est ainsi réparti sur les quatre doigts, rendant la charge tout à fait supportable sans effort démesuré.  

Sauf que, dans le cas précis, pour avoir nous-même essayé, nous n'avons à aucun moment soulevé la pierre par en-dessous, nous contentant de la toucher de côté, et d'ailleurs l'on peut voir sur les photos qu'à moment donné un ou plusieurs participants ne touchent plus rien du tout... 

Revenons au commentaire d'Andrew Thomas :

"[...]  Soudain, on voit le rocher se détacher du sol, perdre tout poids et s'élever en quelques secondes à une hauteur de deux mètres; il reste en l'air pendant un instant et retombe ensuite sur le sol d'un seul coup. La même chose se produit avec la deuxième roche qui est soulevée par un groupe de neuf personnes.

Ce phénomène extraordinaire se produit plusieurs fois par jour à l'étonnement indescriptible de tous ceux qui participent à l'expérience. Normalement, il faudrait six hommes pour soulever la plus grande de ces roches de granit. Il devrait y avoir une explication scientifique de ce phénomène auquel peut participer activement n'importe qui - un musulman, un brahmane, un bouddhiste, un chrétien, un agnostique. Mais aucun de ces gens qui parviennent tous les jours à soulever la roche n'est capable de fournir cette explication.

On a beau rester sceptique, le fait est là: contrairement à toutes les lois de la physique, une lourde pierre s'élève d'elle-même à une hauteur de deux mètres. A notre âge de l'espace où les savants les plus éminents s'efforcent de percer le mystère de la gravitation, ce phénomène étrange mériterait une investigation sérieuse.

Toutes les suppositions sont permises pour expliquer ce soulèvement automatique de la roche. Est-il provoqué par les vagues de son provenant de l'incantation rythmique, par les courants biologiques issus des doigts ou par leurs effets conjoints ? Le fait est que lorsque les paroles "Qamar Ali Derviche" ne sont pas prononcées d'une voix très haute et claire, la pierre ne se soulève pas.

Ce miracle de l'Inde peut servir, de nos jours encore, de démonstration de la méthode qui fut employée dans l'Antiquité pour ériger les pyramides et les autres constructions mégalithiques." 

Source : Les secrets de l'Atlantide , d'Andrew Thomas (Ed. Robert Laffont - 1969) 

Y aurait-il donc eu dans un lointain passé une antique science aujourd'hui disparue, dont nous aurions là une vague survivance ? Lors de notre préparation d'un voyage au Pérou et en Bolivie en 1976, nous avions pu constater que là-bas également existaient des légendes qui faisaient se déplacer des roches dans les airs !

En tous cas, nous ferons un nouveau passage à Shivapur cette année, histoire de revoir le sujet ....


MISE A JOUR 2015  / UPDATE

Finalement, pas de passage à Shivapur en 2013, mais ce ne fut que partie remise puisque, à l'occasion d'un nouveau voyage en Inde, le 7 avril 2015 nous avons repris un taxi depuis Pune pour nous y rendre.

Nous ne reconnaissons pas les lieux, tellement l'environnement a changé. En 1980, l'on pouvait se garer devant le durgah, mais maintenant des échoppes longent la route y menant rendant impossible tout stationnement en dehors des places de parking qu'elles proposent toutes moyennant achat d'un article ou paiement de 50 roupies ...

Finalement, en échange de nos 50 roupies, le commerçant nous remet deux petits bouquets de fleurs que, une fois arrivés au durgah, nous déposons, en guise d'offrandes, près de la tombe du saint soufi.

Durgah de Shivapur / photo webm. prana infos (avril 2015)
Le durgah a lui aussi fondamentalement changé; le saint soufi repose désormais dans un bâtiment en pierre blanche (marbre ?). A noter que l'accès en est interdit aux femmes.

La grande pierre / photo webm. prana infos (avril 2015)


La grande pierre / photo webm. prana infos (avril 2015)


L'espace en terre où étaient posées les deux pierres a été drastiquement réduit et, à notre arrivée, nous n'apercevons que la grande. Renseignements pris, du fait du rétrécissement de la zone où l'on pouvait faire "léviter"  les deux pierres, la plus petite a été remisée dans un local attenant.

La petite pierre / photo webm. prana infos (avril 2015)
Devant la mosquée, plusieurs groupes de personnes s'essayent à faire léviter la grande pierre, mais sans grand succès. 

Essai pour faire léviter la pierre / photo webm. prana infos (avril 2015)


Etant très loin de ce que nous avons pu voir dans le passé, nous interrogeons une personne de garde près de la tombe du saint sur la cause de ces insuccès répétés à faire léviter la pierre. Réponse: "Cela dépend aussi de leur foi" . Peut-être, après tout; mais il nous semble aussi que l'ambiance du lieu n'est plus la même ...

dimanche 6 janvier 2013

Kseniya Simonova : un grand moment d'émotion

L'art éphémère de l' "animation de sable" (sand animation)

Quiconque a pu assister à la réalisation par des moines tibétains d'un mandala de sable, relevant d'ailleurs d'une pratique spirituelle plus qu'artistique, a pu se rendre compte de l'immensité et de la complexité de la tâche, généralement dévolue à plusieurs moines travaillant méticuleusement pendant plusieurs jours. Une fois, le mandala achevé et sa fonction spécifique accomplie, il est détruit, marquant aussi l'aspect éphémère de toute manifestation sur le plan physique.

Si la réalisation d'un tel mandala a un caractère très lent et statique, il en va tout autrement de l'animation de sable réalisée par Kseniya Simonova.

Kseniya Simonova 

Gagnante de l'émission "L'Ukraine a du talent" en 2009, cette Ukrainienne, née en 1985 d'une mère artiste et d'un père précédemment militaire, a acquis l'extraordinaire faculté de donner vie à des tableaux de sable animés.

Alliant célérité, sensibilité, émotion, elle a créé durant la période 2009 à 2011 plus de 200 récits racontés de façon éphémère à travers ses animations de sable réalisées en direct devant un public conquis. A travers sa relation particulière avec le sable, elle  nous livre dans un mouvement continuel de créativité et de transformation, des scènes touchantes et pleines de subtilité. 

Bien que dotée de prédispositions artistiques, elle raconte s'être entraînée pendant des semaines de 23 h à 4 heures du matin, en dehors de ses occupations de femme et de mère. Mais même avec des prédispositions et un tel entraînement, il s'agit probablement d' une prestation peu ordinaire.

A noter que sur certaines videos, on la voit allumer une bougie avant le début de sa prestation et l'éteindre aussitôt après sa prestation. La question peut se poser : bénéficie-t-elle d'une forme de guidance ?

Voici une video de Youtube de TelewizjaNarodowa (au hasard, parmi bien d'autres) qui a surtout l'avantage de regrouper deux tableaux:



Egalement une interview de Kseniya Simonova sur CNN :



et une autre sur Russia Today :




samedi 5 janvier 2013

Une nouvelle ère, une nouvelle année

En guise de voeux

Nous sortons du Kali Yuga, l'âge des ténèbres et nous entrons dans l'ère du Verseau où de nouvelles énergies seront déversées sur le monde.

En guise de voeux pour 2013 et les années suivantes:



lundi 24 décembre 2012

La vie après la mort: l'au-delà nous interpelle

Le paradis existe-t-il ?

Dans notre précédent post, nous avons surtout évoqué les deux articles consacrés par le site du Figaro en novembre 2009 à ce que l'on peut appeler "la vie après la mort" ou "la vie après la vie".

Le 23 novembre 2012, ce média a récidivé en consacrant à nouveau deux articles à cette thématique. Ainsi, le premier, intitulé "La vie après la vie" et co-signé Christophe Doré, Cyril Hofstein et Véronique Prat, nous apprend que concernant les différentes expériences rapportées par des témoins, NDE ou autres  : 

"Les dernières études statistiques, qui remontent à une quinzaine d'années, arrivent à des résultats étonnants: 4% de la population occidentale aurait vécu des expériences transcendantes du même type...soit 2,5 millions de Français, 12 millions d'Américains, 20 millions d'Européens !

En 2001, le prestigieux journal médical Lancet a publié les travaux d'un cardiologue, Pin Van Lommel, où celui-ci détaillait les cas de 344 patients réanimés dans un arrêt cardiaque. 18 % ont rapporté des expériences de mort imminente avec d'étranges similitudes dans leurs témoignages, comme le fait de sortir de leur corps, de traverser un tunnel, de voir des paysages célestes ou de communiquer avec des êtres de lumière. Depuis, de nombreux témoignages ont été recueillis à travers le monde, de façon plus ou moins rigoureuse."

Source: Le Figaro
 http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2012/11/23/01006-20121123ARTFIG00584-la-vie-apres-la-vie.php


"Le paradis existe !" Ce titre faisait la une du magazine Newsweek le 15 octobre 2012 et c'est la sortie d'un livre "Proof of Heaven - A Neurosurgeon's journey into the Afterlife" (à paraître bientôt en France) d'un neurochirurgien américain, le Dr Eben Alexander, qui remet sous les feux de l'actualité le débat de l'après-vie. 

 Ecouter les récits des expérienceurs 

Jean-Jacques Charbonier (novembre 2009) / photo webm prana infos


Egalement le 23 novembre 2012, sous la signature de Christophe Doré et sous le titre "Il faut écouter les gens qui racontent l'au-delà", a été publiée sur le site du Figaro  une interview du Dr Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste-réanimateur, et de Philippe Presles, médecin, spécialiste de la conscience.

A la question " La science refuserait-elle d'admettre qu'elle se trompe quand elle affirme que notre conscience meurt avec nous ?"  voici la réponse du Dr Charbonier:

"La majorité des scientifiques sont curieux, mais dès qu'un phénomène les dérange, ils l'écartent. La théorie qui consiste à dire que le cerveau est un organe qui fabrique de la conscience n'est pas valable à mes yeux car elle n'intègre pas les expériences de mort provisoire et les phénomènes connexes, la médiumnité, la prémonition, la télépathie, les intuitions... Je propose une théorie, celle d'une conscience analytique reliée à nos cinq sens qui nous permet de nous situer dans le temps et dans l'espace. Mais cette conscience analytique fait un tel bruit qu'elle empêche notre conscience intuitive de nous parler... La conscience analytique s'efface avec la mort de notre cerveau et cela débloque tout."  

Source : Le Figaro
 http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2012/11/23/01006-20121123ARTFIG00586-il-faut-ecouter-les-gens-qui-racontent-l-au-dela.php

dimanche 23 décembre 2012

La vie après la mort, ou, la vie après la vie ?

L'au-delà ?  la vie après la mort ?

Ces deux questions représentent l'un des thèmes majeurs abordés en filigrane sur ce blog et les divers éléments de réflexion proposés au fil des posts permettront peut-être de disposer d'un point de vue différent. Si les religions donnent leur vision des choses à travers leurs "credos" respectifs, il n'en reste pas moins que tout individu peut s'interroger sur le sujet en-dehors de toute considération "religieuse".

Mais curieusement, alors que cette thématique nous concerne tous, non seulement en tant qu'individus mais aussi en tant que société d'un siècle donné, voire d'une civilisation, il n'est pas si courant qu'un grand média évoque le thème de la mort et de l'après-vie...   

C'est pourtant ce qu'a fait Le Figaro, encore tout récemment, et l'on peut retrouver sur le site du Figaro quatre articles de novembre 2009 et de novembre 2012, posant quelques unes des questions essentielles. 

C'est ainsi qu'un article intitulé "L'au-delà à l'épreuve de la science", signé M.B.-C. et mis en ligne le 13.11.2009 se termine par ces termes qui pourraient en fait constituer l'introduction du sujet :

"[...] L'homme n'est-il que matière ? Le corps est-il une enveloppe charnelle indépendante de l'âme? Ou l'esprit humain obéit-il, en certaines circonstances, à des formes dont nous ignorons encore tout ?" 

Source: Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2009/11/14/01030-20091114ARTFIG00110--l-au-del-l-epreuve-de-la-science-.php

E.M.I. ou N.D.E. : Le cas Pamela Reynolds

Dans un autre article paru le même jour sous le titre "Les EMI: un véritable défi pour les scientifiques", le même auteur cite un cas bien connu d'une stupéfiante description effectuée après l'intervention par Pamela Reynolds, une chanteuse américaine, à l'équipe médicale qui l'a opérée. Voici quelques extraits de cet article extrêmement intéressant:

"Pam Reynolds, 35 ans, chanteuse, est atteinte d'un anévrisme artériel. Elle se sait en sursis et tente alors l'opération de la dernière chance. Celle-ci nécessite un arrêt cardiaque hypothermique. Nous sommes en 1991.Le procédé est novateur et son issue, incertaine.

Mais Pam n'a plus grand chose à perdre. Dans le bloc opératoire, elle est mise en situation de mort clinique: son coeur est arrêté, son cerveau cesse toute activité. Sa température corporelle chute à 15,5 °C, au lieu des 37,7°C habituels. Le temps est compté. Le chirurgien prend ses outils et commence à découper la calotte crânienne.

C'est à cet instant que Pam se sent s'élever au-dessus de son enveloppe charnelle. Dans une rotation à 180°, elle peut observer son corps inerte, sur lequel se penche l'équipe de médecins. Des détails la frappent. Ses cheveux partiellement rasés. La scie utilisée par le chirurgien ressemble à un outil de dentiste; elle en note la marque : une Midas Rex. Elle écoute les échanges, entend les ordres. Puis, toujours en lévitation, elle quitte la salle pour traverser un tunnel baigné d'une lumière brillante et merveilleusement chaleureuse, qui lui semble à l'origine de l'existence. Elle croit voir des parents et amis décédés. Elle reconnaît un oncle mort qui la reconduit jusqu'à son corps. "Ce fut comme plonger dans une piscine d'eau glacée..." "   

Plus de crainte de la mort

L'auteur de l'article fait état du débat qui s'est instauré sur ces NDE (Near Death Experience) ou EMI (Expérience de Mort Imminente) et cite quelques uns des protagonistes français qui essayent de le faire avancer. Et les témoignages abondent, partout dans le monde, que le témoin expérienceur relève d'une croyance religieuse ou non.

Le Dr  J-J. Charbonier, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet / photo webm. prana infos (2009)

"Les récits des patients présentent d'étonnantes similitudes : impression de décorporation, de flotter hors de son corps, de l'observer d'en haut, conviction d'être mort mais conscient dans un corps immatériel, déplacement le long d'un tunnel lumineux, sentiment de paix et de bien-être , rencontre avec des personnes décédées ou des "êtres de lumière"... L'expérience est souvent décrite comme merveilleuse, lumineuse, avant un retour à contrecoeur dans le "monde des vivants" (une donnée réconfortante pour nos deuils). Elle marque profondément ceux qui l'ont vécue. Une minorité la vit cependant comme effrayante et désespérante."

[...] "De son côté, le Pr Pim Van Lommel a poursuivi son enquête auprès des 344 patients de son étude. Une certitude déjà: ceux qui ont vécu une EMI, quelle que soit leur religion, leur croyance ou leur philosophie avant cette expérience, ont désormais un rapport à la mort très différent. Ils ne la craignent plus."

Source : Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2009/11/14/01030-20091114ARTFIG00110--l-au-del-l-epreuve-de-la-science-.php

dimanche 9 décembre 2012

Pyramides ou pas, à Visoko (Bosnie) ? ( 2 )

"Pyramides" de Visoko : Un bref résumé

En date du 25 octobre 2012 nous avions consacré un post à ces très controversées "pyramides" de Visoko où nous nous étions rendus en 2007 et 2008 à l'occasion d'un voyage en Croatie et en Bosnie.

Cette hypothèse de l'existence de pyramides dans cette petite ville de Bosnie a été rendue publique vers 2005-2006, sous l'impulsion de Semir Osmanagic qui voit dans la forme pyramidale d'une colline la preuve de l'existence d'une pyramide. Cherchant à apporter la confirmation de ses dires, celui-ci crée la "Fondation du parc archéologique de la pyramide bosnienne du soleil" et les fouilles commencent en 2006. 

D'une présumée "pyramide du soleil" on est ensuite passé à une "pyramide de la lune" et à une "pyramide du dragon". Par la suite s'y sont rajoutés, notamment, une "pyramide de l'amour" et un "temple de la Terre" et Osmanagic y a vu tout un complexe de pyramides avec également des hypothèses assez "extraordinaires" ou fantastiques.

Ces théories sont rejetées par la plus grande partie de la communauté scientifique internationale qui considère Osmanagic comme un archéologue auto-proclamé et qui lui reproche une démarche non-scientifique. 

Des précisions utiles à apporter

Dans notre précédent post, nous avions également proposé trois liens pour essayer de se faire une opinion sur ce sujet, à savoir Wikipédia, Bosnian pyramid, un site d'Osmanagic, et le site d'Irna.

Suite à ce post, par courriel, Irna nous a fait part de deux remarques ou compléments d'information que voici:

" - Tout d'abord concernant l'article de la Bundeswehr : bien  qu'apparemment mis à jour cette année, je dirais que la totalité de cet article a été écrit en 2006, et par quelqu'un qui n'a aucune notion ni d'archéologie, ni de géologie. L'article ne fait que reprendre l'argumentaire de M. Osmanagic à cette époque, époque où ce dernier menait une véritable offensive de charme en direction des membres de la SFOR en les invitant systématiquement sur le site. Le fait que l'article soit repris sur le site de la Bundeswehr, comme apparemment toutes les archives de cette revue, n'implique à mon avis absolument pas un quelconque "soutien" de l'armée allemande à ces théories et on ne voit pas bien quelles seraient les compétences des militaires pour évaluer un site archéologique

  - En ce qui concerne le jugement du tribunal de Sarajevo, il ne fait, si j'ai bien compris, que reprocher des vices de forme à la décision du ministère de refuser les permis de fouille en 2007. Par ailleurs, ce tribunal n'a pas compétence pour autoriser des fouilles sur la colline de Visocica, qui est un monument historique classé au niveau "national", sur lequel aucune fouille ne peut avoir lieu sans l'accord de la Commission pour la protection des monuments historiques, qui est une commission de l'Etat dont les décisions l'emportent sur celles de la Fédération croato-bosniaque, et encore plus sur celles du canton de Sarajevo...  [...]
Il y a bien eu quelques "fouilles" cette année à proximité de Visocica, mais à la base de la colline et en-dehors de la zone protégée qui couvre le sommet et la quasi-totalité des pentes." 

Du nouveau ? Définitivement pas de "pyramide" d'après une étude à publier en 2013 ...

Entretemps, le 6 novembre 2012, le site allemand Grenzwissenchaft-aktuell a publié un nouveau post faisant état d'un entretien exclusif avec le Professeur Paolo Debertolis.

Celui-ci y indique avoir étudié les "pyramides bosniennes" pendant deux ans dans le cadre du "Sb Research Group", un projet universitaire multidisciplinaire couvrant différentes disciplines, dont l'équipe est constituée essentiellement de membres de l'Université de Trieste et du Politechnico Milano.

Le  Pr Debertolis y indique également que les géologues de ce groupe ont investigué la "pyramide du soleil" et sont arrivés à la conclusion définitive qu'il ne s'agit pas d'une pyramide, mais d'une forme pyramidale naturelle. Peut-être a-t-elle pu être remodelée dans le passé, mais il ne s'agit pas d'une pyramide, dit-il.

Par contre, pour lui il y a une énigme sous ou à l'intérieur de la colline dans la mesure où, d'après lui, avec son collègue, le Dr Slobodan Mizdrak, ils ont mesuré l'existence d'un "rayon d'énergie" constant et puissant à 2440 mètres sous la colline pyramidale provenant d'un [disque (?)]  métallique parabolique de 800 mètres de diamètre et dont les ondes électromagnétiques se concentreraient à environ 15 mètres au-dessus du sommet de la colline.

Source : Grenzwissenchaft-aktuell

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir, le post de Grenzwissenchaft-aktuell comporte également deux vidéos reprenant des exposés de Paolo Debertolis et de Slobodan Mizdrak.

 http://grenzwissenschaft-aktuell.blogspot.fr/2012/11/grewi-exklusiv-italienischer.html

 
Pour notre part, nous avons évoqué ce thème pour nous être rendus sur place à deux reprises en 2007 et 2008, l'esprit ouvert, mais, sans compétence en la matière, ne souhaitons entrer dans aucune polémique et nous nous en tiendrons là, laissant  au temps et aux études à venir le soin de confirmer ou d'infirmer ces hypothèses.
 

jeudi 6 décembre 2012

Nomination d'un Envoyé spécal pour la protection de la planète

Save Our Planet

Dans notre précédent post nous évoquions la nécessité de se préoccuper de la préservation de la planète plutôt que d'une hypothétique (et infondée) "fin du monde" qui aurait été annoncée par le calendrier maya à une date donnée...

Véritable prise en compte par les pouvoirs publics de la nécessité de préserver la planète ? 

Nous venons de prendre connaissance d'un mail envoyé ce jour par Nicolas Hulot informant qu'il venait d'être nommé Envoyé spécial pour la préservation de la planète par le président de la République.

Un extrait de ce mail :

"Le moment est venu de dépasser le cadre de l'Hexagone et celui du court terme en portant nos convictions auprès des instances et des décideurs internationaux; cette mission d'envoyé spécial pour la préservation de la planète est une opportunité à saisir pour engager une nouvelle dynamique en faveur d'une cause d'intérêt général. A travers cette nomination et au-delà de ma personne, c'est la reconnaissance du rôle de la société civile comme partie prenante et contributrice qui la concerne au premier chef.

Vous le savez, j'ai toujours agi guidé par la recherche de la plus grande efficacité. Quelle que soit la fonction ou son intitulé, ce qui compte pour moi, c'est de mettre toute mon énergie au service de la préservation de la planète. Je mettrai tout en oeuvre pour convaincre les décideurs politiques, économiques et de la société civile, que je serai amené à rencontrer, que la crise écologique n'est pas une crise parmi d'autres, mais bien le dénominateur commun à toutes les crises (économique, financière et sociale). J'ai conscience des difficultés qui m'attendent, mais je suis et je resterai optimiste par nécessité.