mardi 17 novembre 2015

" Laudato Si' " et la "maison commune" du pape François

L'encyclique Laudato si' du pape François : un appel à sauver notre "maison commune"

La planète est en danger et chacun peut désormais en faire le constat. A travers son encyclique Laudato si' rendue publique le 18 juin 2015, le pape François a lancé un appel à changer de cap et livré une analyse pour sauver "soeur Terre".

Mais au-delà de l'aspect strictement environnemental, l'on comprend bien que nous sommes tous reliés et que tout est lié. Une autre prise de conscience à réaliser par l'ensemble de l'humanité ...


Quelques extraits de l'encyclique Laudato si'  


 Le pape François: une figure marquante de notre époque


52 La dette extérieure des pays pauvres s'est transformée en un instrument de contrôle, mais il n'en est pas de même avec la dette écologique. De diverses manières, les peuples en développement, où se trouvent les plus importantes réserves de la biosphère, continuent d'alimenter le développement des pays les plus riches au prix de leur présent et de leur avenir.

La terre des pauvres du Sud est riche et peu polluée, mais l'accès à la propriété des biens et aux ressources pour satisfaire les besoins vitaux leur est interdit par un système de relations commerciales et de propriété structurellement pervers. Il faut que les pays développés contribuent à solder cette dette, en limitant de manière significative la consommation de l'énergie non renouvelable et en apportant des ressources aux pays qui ont le plus de besoins, pour soutenir des politiques et des programmes de développement durable.

Les régions et les pays les plus pauvres ont moins de possibilités pour adopter de nouveaux modèles en vue de réduire l'impact des activités de l'homme sur l'environnement, parce qu'ils n'ont pas la formation pour développer les processus nécessaires, et ils ne peuvent pas en assumer les coûts.

C'est pourquoi il faut maintenir claire la conscience que, dans le changement climatique, il y a des responsabilités diversifiées et, comme l'ont exprimé les Evêques des Etats-Unis, on doit se concentrer "spécialement sur les besoins des pauvres, des faibles et des vulnérables, dans un débat souvent dominé par les intérêts les plus puissants".

Nous avons besoin de renforcer la conscience que nous sommes une seule famille humaine. Il n'y a pas de frontières ni de barrières politiques ou sociales qui nous permettent de nous isoler, et pour cela même il n'y a pas non plus de place pour la globalisation de l'indifférence.    


138 L'écologie étudie les relations entre les organismes vivants et l'environnement où ceux-ci se développent. Cela demande de s'asseoir pour penser et pour discuter avec honnêteté des conditions de vie et de survie d'une société, pour remettre en questions les modèles de développement, de production et de consommation. 

Il n'est pas superflu d'insister sur le fait que tout est lié. Le temps et l'espace ne sont pas indépendants l'un de l'autre, et même les atomes ou les particules sous-atomiques ne peuvent être considérés séparément. 

Tout comme les différentes composantes de la planète - physiques, chimiques et biologiques - sont reliées entre elles, de même les espèces vivantes constituent un réseau que nous n'avons pas encore fini d'identifier et de comprendre. Une bonne partie de notre information génétique est partagée par beaucoup d'êtres vivants. Voilà pourquoi les connaissances fragmentaires et isolées peuvent devenir une forme d'ignorance si elles refusent de s'intégrer dans une plus ample vision de la réalité.   


139 Quand on parle d' "environnement", on désigne en particulier une relation, celle qui existe entre la nature et la société qui l'habite. Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Nous sommes inclus en elle, nous en sommes une partie, et nous sommes enchevêtrés avec elle.

Les raisons pour lesquelles un endroit est pollué exigent une analyse du fonctionnement de la société, de son économie, de son comportement, de ses manières de comprendre la réalité. Etant donné l'ampleur des changements, il n'est plus possible de trouver une réponse spécifique et indépendante à chaque partie du problème. Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. 

Il n'y a pas deux crises séparées, l'une environnementale et l'autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature.        


164 Depuis la moitié du siècle dernier, après avoir surmonté beaucoup de difficultés, on a eu de plus en plus tendance  à concevoir la planète comme une patrie, et l'humanité comme un peuple qui habite une maison commune. Que le monde soit interdépendant ne signifie pas seulement comprendre que les conséquences préjudiciables des modes de vie, de production et de consommation affectent tout le monde, mai surtout faire en sorte que les solutions soient proposées dans une perspective globale, et pas seulement pour défendre les intérêts de certains pays. 

L'interdépendance nous oblige à penser à un monde unique, à un projet commun. Mais la même intelligence que l'on déploie pour un impressionnant développement technologique, ne parvient pas à trouver des formes efficaces de gestion internationale pour résoudre les graves difficultés environnementales et sociales.

Pour affronter les problèmes de fond qui ne peuvent pas être résolus par les actions de pays isolés, un consensus mondial devient indispensable, qui conduirait, par exemple, à programmer une agriculture durable diversifiée, à développer des formes d'énergies renouvelables et non polluantes, à promouvoir un meilleur rendement énergétique, une gestion plus adéquate des ressources forestières et marines, à assurer l'accès à l'eau potable pour tous.


189 La politique ne doit pas se soumettre à l'économie et celle-ci ne doit pas se soumettre aux diktats ni au paradigme d'efficacité de la technocratie. Aujourd'hui , en pensant au bien commun, nous avons impérieusement besoin que la politique et l'économie, en dialogue, se mettent résolument au service de la vie, spécialement de la vie humaine.

Sauver les banques à tout prix, en en faisant payer le prix à la population, sans la ferme décision de revoir et de réformer le système  dans son ensemble, réaffirme une emprise absolue des finances qui n'a pas d'avenir et qui pourra seulement générer de nouvelles crises après une longue, coûteuse et apparente guérison. 

La crise financière de 2007-2008 était une occasion pour le développement d'une nouvelle économie  plus attentive aux principes éthiques, et pour une nouvelle régulation de l'activité financière spéculative  et de la richesse fictive. Mais il n'y a pas eu de réaction qui aurait conduit à repenser les critères obsolètes qui continuent à régir le monde.

La production n'est pas toujours rationnelle, et souvent elle est liée à des variables économiques qui fixent pour les produits une valeur qui ne correspond pas à leur valeur réelle. Cela conduit souvent à la surproduction de certaines marchandises, avec un impact inutile sur l'environnement qui, en même temps, porte préjudice à de nombreuses économies régionales.

La bulle financière est aussi, en général, une bulle productive. En définitive, n'est pas affrontée avec énergie la question de l'économie réelle, qui permet par exemple que la production se diversifie et s'améliore, que les entreprises fonctionnent bien, que les petites et moyennes entreprises se développent et créent des emplois.      


202  Beaucoup de choses doivent être réorientées, mais avant tout l'humanité a besoin de changer. La conscience d'une origine commune, d'une appartenance mutuelle et d'un avenir partagé par tous, est nécessaire. Cette conscience fondamentale permettrait le développement de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie. Ainsi, un grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui supposera de longs processus de régénération, est mis en évidence.


dimanche 15 novembre 2015

"Le Prophète" : sortie du film d'animation le 2 décembre 2015

"Le Prophète": un film d'animation d'après l'oeuvre de Khalil Gibran

Une fois n'est pas coutume, nous nous intéresserons à un film d'animation, pour petits et grands, réalisé d'après l'oeuvre du même nom du grand poète Khalil Gibran né le 6 janvier 1883 à Bécharré, au Liban, dans une très ancienne famille chrétienne et décédé à New York le 10 avril 1931.  

Il est dit que son grand-père  était prêtre du rite maronite. Autre information intéressante: après avoir émigré aux Etats-Unis avec sa famille, il revient, seul, au Liban en 1897 pour faire ses études à l'Ecole de la Sagesse à Beyrouth. Il a également séjourné à Paris où il a fréquenté un certain nombre de personnalités du monde des Arts. C'est en 1910 qu'il se fixe définitivement à New-York où il s'adonne à la poésie et à la peinture.

Après son décès, son corps est rapatrié au Liban et déposé dans la crypte du monastère de Mar Sarkis, à Bécharré.

Capture d'écran de la bande-annonce (Pathé Films)

A en croire la fin de la courte bande-annonce du film, l'on peut considérer que le propos du film retiendra l'attention de tous ceux qui s'intéressent aux spiritualités:

"Chère Almitra, je vais te dire un secret.
Je me suis souvent envolé loin d'ici. Nous ne sommes emprisonnés ni par les murs, ni par le corps; nous sommes des esprits, libres comme l'air.
Pour être libre, il faut briser les liens avec lesquels on s'est soi-même enchaîné.
Quand l'amour te fait signe, il faut le suivre, même si la route est difficile et abrupte.
Les mots sont mes ailes et toi, tu es mon messager."

 
Photo du film (site Pathé Films)

Synopsis

Sur l'île fictionnelle d'Orphalese, Almitra, une petite fille de huit ans , rencontre Mustafa, prisonnier politique assigné à résidence. Contre toute attente, cette rencontre se transforme en amitié. Ce même jour, les autorités apprennent à Mustafa sa libération. Des gardes sont chargés de l'escorter immédiatement au bateau qui le ramènera vers son pays natal. 

Sur son chemin, Mustafa partage ses poèmes et sa vision de la vie avec les habitants d'Orphalese. Almitra, qui le suit discrètement, se représente ces paroles dans des séances oniriques visuellement éblouissantes. Mais lorsqu'elle réalise que les intentions des gardes sont beaucoup moins nobles qu'annoncées, elle fait tout son possible pour aider son ami. Arrivera-t-elle à le sauver ? 
(Source: Pathé Films)



Le livre  Le Prophète

Publié en 1923 et composé de vingt-six textes poétiques, son recueil Le Prophète est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements New Age.  (Source: Wikipédia)

Khalil Gibran: Le Prophète est son chef d'oeuvre. Il en avait rédigé une première version en arabe à l'âge de quinze ans; deux fois, dans la suite, il avait remanié et amplifié celle-ci. C'est après la troisième version en arabe qu'il avait réécrit le texte en anglais, texte qu'il devait encore retravailler quatre fois avant de le confier à l'impression parce que, disait-il, "je voulais être tout à fait sûr que chaque mot fût vraiment le meilleur que j'eusse à offrir." (Source: Le Prophète / Traduit par Camille Aboussouan / 19e édition / Casterman / 1977 )


Un extrait du livre

"Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez- nous des Enfants.

Et il dit:
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

(Source: Le Prophète / Traduit par Camille Aboussouan / 19e édition / Casterman / 1977 )


jeudi 12 novembre 2015

Keep an eye on your environment

Graffiti art à Limburg an der Lahn (Allemagne) / photo prana infos

"L'heure est venue pour chacun de prendre conscience de notre responsabilité envers le sort de la planète. Nous l'avons transformée au point de la rendre méconnaissable. Nous avons désormais le devoir d'y préserver la vie."

Mickaïl Gorbatchev ( Mon manifeste pour la Terre)


mercredi 28 octobre 2015

Que se passe-t-il au moment de la mort et après la mort ?

Des rites funéraires variables à travers le monde

Curieux constat: aussitôt né dans un corps physique, l'être humain est en quelque sorte soumis à un  inéluctable et longtemps invisible compte à rebours dont la date ultime lui est généralement inconnue, du moins pour le commun des mortels. 

Un usage très répandu en Europe veut que les familles, du moins les catholiques, aillent au cimetière, à un certain moment de l'année, pour se recueillir sur les tombes de leurs défunts, et, par la même occasion, fleurir les tombes, alors que d'autres religions rendent hommage aux défunts d'une façon différente et selon un autre calendrier.
 
Stand commercial proposant un cercueil décoré à Munich en 2009 / photo prana infos


En fait, le monde connaît une grande diversité de pratiques et de rituels à la fois pour gérer ce "départ" du plan physique et pour rendre hommage aux morts. Dans cette mosaïque de peuples et de cultures que constitue l'Inde, l'un des géants démographiques de la planète, certaines religions pratiquent la crémation, d'autres l'enterrement et, autre coutume, les Parsis exposent les corps de leurs défunts au sommets des "tours du silence" où les vautours se chargeront de les "nettoyer". Au Tibet voisin, un rituel a encore cours qui consiste à découper les corps afin de les livrer aux vautours et en Indonésie, des momifications sont encore pratiquées. Traditions et rituels hérités du passé, parmi bien d'autres encore...

Des compréhensions différentes du phénomène de la mort

Large palette de concepts et de compréhensions pour ce que nous appelons la mort et l'après-vie... Très schématiquement, en Occident, parmi les grands courants: le courant matérialiste pour lequel il n'y a rien après la mort, les courants religieux considérant que nous avons une âme survivant à la mort et qui parlent de Jugement dernier, de paradis et d'enfer ou de Résurrection. Enfin, différents courants religieux (tels le bouddhisme ou l'hindouisme), ésotériques ou new-âge, pour qui la réincarnation est une évidence (même si les concepts respectifs de la réincarnation peuvent être assez éloignés les uns des autres).    



Conception chrétienne relevée dans un cimetière en Alsace / photo prana infos


"Qui suis-je ? "    Qui sommes-nous réellement ?

La méconnaissance de "qui nous sommes réellement" est-elle à l'origine de tant de compréhensions différentes de la mort ? Si les uns considèrent que nous sommes, pour un temps limité, un corps physique, appelé à disparaître ensuite dans le "néant", les autres affirment au contraire que nous avons également une âme qui survit à la mort et qui ensuite est soumise aux pérégrinations et différentes options décrites par les diverses religions.

Mais, avons nous une âme ou, comme l'indique la tradition ésotérique, sommes-nous en réalité une âme qui, engagée dans un très long parcours évolutif et soumise à la loi du karma, s'incarne périodiquement de façon à progresser lentement, de vie en vie, tantôt dans un corps masculin, tantôt dans un corps féminin, dans le but d'acquérir la maîtrise de la matière et de nos différents corps constitutifs et de devenir un "Maître" libéré de la nécessité de se réincarner sur Terre ?

A quelques jours de la Toussaint, il nous a paru judicieux de reprendre intégralement un post déjà publié précédemment sur ce blog, un texte donnant des indications très précises, provenant d'une source extrêmement élevée et offrant un éclairage tout à fait exceptionnel de cet événement qui nous attend tous et que nous avons sans doute déjà tous vécu de multiples fois ... dans des conditions plus ou moins sereines ...

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Reprise d'un article initialement publié sur ce blog le 1er novembre 2011.
                                                                
                                                               
"Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement.

[...] Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience."

Ces quelques lignes issues du texte qui va suivre posent le problème: notre conception de la mort est elle infondée et à reconsidérer ? Les explications données proviennent d'une source supérieure, disons pour faire simple, des Maîtres de Sagesse qui ont travaillé par l'intermédiaire d'Helena Blavatsky et d'Alice Bailey, et dont l'un d'entre eux a, à ce jour encore, un lien télépathique permanent avec Benjamin Creme, artiste et ésotériste anglais. Le texte, extrait de La Mission de Maitreya -tome 1- (Partage Publication) , est gracieusement mis à disposition lors des conférences de Benjamin Creme ou lors des conférences et événements organisés par des lecteurs français de la revue Partage International. 

La vie après la mort et la renaissance


"L'attitude de nos contemporains  face à ce phénomène récurrent que nous appelons la mort constitue une des plus grandes tragédies de notre temps. Pour la plupart, nous portons sur la mort un regard empreint de peur et de dégoût, cherchant par tous les moyens à lui résister, et prolongeant, souvent bien au-delà de son utilité, l'activité du corps physique, comme garantie de la "vie".

Notre peur de la mort n'est en fait que la peur de l'inconnu, la peur d'une dissolution complète et définitive, la peur de ne plus être. En dépit des multiples témoignages  rassemblés au fil des ans par un grand nombre de groupes spirituels, attestant que la vie se poursuit après la mort, sous une forme ou sous une autre; en dépit de l'acceptation intellectuelle répandue que la mort n'est que l'éveil à une vie nouvelle et plus libre; en dépit de la croyance croissante en la réincarnation, et malgré les enseignements reçus, à travers les âges, des Instructeurs les plus sages, notre approche de ce grand passage continue d'être empreinte de peur et d'agitation.

Ce qui rend cette attitude si tragique est qu'elle est tellement éloignée de la réalité qu'elle est source de bien des souffrances inutiles. Notre peur de la mort n'est autre que la peur de voir notre identité anéantie. C'est cela qui nous terrifie. Si nous pouvions réaliser et expérimenter le fait que cette identité est un Etre immortel, ne pouvant ni mourir, ni être anéanti, notre peur de la mort disparaîtrait. Si, de plus, nous réalisions que ce que nous appelons la mort est en fait l'entrée dans une lumière nouvelle dont la clarté nous confère une conscience plus aiguë de notre identité, et nous révèle certains aspects plus élevés de notre Etre jusque là occultés, toute notre attitude envers la mort changerait, pour notre plus grand bien.

Un voyage sans fin

La mort et la vie sur le plan physique seraient alors considérées comme les étapes d'un cheminement sans fin vers la perfection, la mort n'étant qu'une porte d'accès vers un champ d'expérience beaucoup plus vaste. Libérée des limitations du plan physique, notre conscience verrait s'ouvrir à elle de nouvelles et vastes perspectives de connaissance, d'intelligence et de beauté jusque-là inaccessibles.
Dans un proche avenir, les Maîtres et leurs disciples enseigneront la vérité au sujet de cette expérience que nous appelons la mort, et ainsi offriront à chacun une liberté nouvelle. Nous apprendrons à accepter la mort pour ce qu'elle est: la restitution de nos véhicules à leur source initiale, "les cendres à la cendre et la poussière à la poussière", et une ouverture à une vie nouvelle, plus riche de significations. Nous en viendrons à comprendre que ce moment unique et important est en fait, une suite ordonnée d'étapes à travers lesquelles l'âme se retire successivement de chacun des véhicules qu'elle a créés.

Le processus de la mort commence lorsque l'âme retire son énergie du corps physique dense.Cela peut prendre plus ou moins de temps. Une série de crises cardiaques ou l'aggravation continue d'une maladie peuvent signifier que l'âme a amorcé ce processus. Dès que la mort survient, les corps subtils - les corps astral et mental situés au sein du véhicule éthérique - se retirent du corps physique dense. Ceci peut, également, se faire plus ou moins rapidement, et les Maîtres conseillent d'attendre trois jours avant la mise en terre, ou de préférence la crémation, ceci pour être assuré que le corps éthérique s'est bien complètement retiré de sa contrepartie physique.

Dès lors, la conscience de l'individu subsiste à l'intérieur du corps éthérique qui, à son tour, se verra également abandonné. Les particules de substance constituant ce corps retournent alors dans l'océan d'énergie éthérique qui nous entoure. La rapidité de ce processus de désintégration dépend du karma individuel.

Une fois le véhicule éthérique rejeté, l'enveloppe astrale de la personne lui confère une conscience sur l'un des sept sous-plans du plan astral, celui qui s'harmonise le mieux à sa nature astrale, sous-plan sur lequel elle vivra un certain temps, afin d'être confrontée aux désirs qui ont imprégné son corps astral durant sa vie terrestre et aux filets desquels elle se laisse encore prendre.

Bien souvent, cette confrontation va l'absorber à un tel point que la vie sur ce plan devient pour elle une réalité. Si sa conscience est surtout focalisée sur l'astral et très peu sur le mental, une telle personne peut vivre sur le plan astral pendant une longue période - notion de temps toute relative si l'on considère que le temps réel tel que nous le percevons sur le plan physique cesse d'exister en même temps que le cerveau.

Sur le plan astral, chacun fait ce que normalement il aurait fait en incarnation. Mais bien que cette vie sur le plan astral ait l'apparence de la réalité, tout comme la vie sur le plan physique dense, elle n'en est pas moins une illusion. Tous nos espoirs, nos peurs, notre agressivité, nos haines, nos jalousies et nos vices constituent de puissantes formes-pensées qui, tôt ou tard, doivent être dissoutes.

C'est pourquoi le seul enfer qui existe est celui que nous nous sommes nous-mêmes créés sur le plan astral. L'enfer auquel nous sommes confrontés est celui de nos propres désirs, de notre propre cruauté, de notre séparatisme, de nos ressentiments et de nos peurs qui demeurent sur le plan astral. C'est pour cette raison que les Maîtres ne cessent de nous répéter d'apprendre à contrôler nos pensées et nos réactions émotionnelles.

Pour cette même raison, il est important qu'au moment de la mort, le niveau de conscience soit aussi élevé que possible, afin que les derniers réflexes nerveux servent à propulser la conscience à travers les niveaux de l'astral et du mental inférieur jusqu'aux sphères mentales les plus élevées, de la manière la plus rapide et la plus consciente possible. D'où l'importance d'une préparation délibérée à la mort. A l'avenir, nous apprendrons comment mourir consciemment, comment gérer ce "passage".

Ce qui rend la mort si redoutable à la plupart des gens est l'idée qu'ils s'en font: celle de perdre leur identité et leur conscience, de perdre le contact avec leur famille et leurs amis. La réalité de la mort est cependant toute autre: la personne décédée découvre qu'elle est libérée des limitations du corps physique et que sa faculté de conscience s'est accrue incommensurablement. Elle perçoit simultanément deux mondes: celui des formes qu'elle vient de quitter et le monde nouveau qui s'ouvre à elle, lieu de plus grande liberté, où des êtres familiers viennent l'accueillir, mais où elle peut encore partager les sentiments et les pensées de ceux qu'elle a laissés derrière elle.

Loin d'être une expérience traumatisante, la mort survient pour beaucoup d'une façon si douce qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont morts, à tel point que de l'autre côté certains êtres ont pour tâche de leur en faire prendre conscience. Ainsi, sur le plan astral, des disciples, des initiés et certains Maîtres interviennent afin de les protéger et de leur faire prendre conscience de leur mort.

Le plan astral 

Après la mort du corps physique, la personne défunte séjourne sur le plan de l'astral qui correspond au niveau de développement qu'elle a atteint au cours de sa vie terrestre. A ce niveau subtil d'existence, notre faculté de perception est libérée des processus de la pensée et du raisonnement qui sont le fait du cerveau physique. Toute connaissance et expérience peut alors être directement vue, entendue, touchée et connue dans sa pleine signification. Perception, connaissance et beauté sont simultanément appréhendées et engendrent une sensation de joie et une libération inconnue sur le plan terrestre.

Sur les sous-plans de l'astral supérieur, cette expérience directe revêt un caractère plus extatique. Elle provoque des émotions plus nobles et plus raffinées, correspondant aux niveaux astraux supérieurs du centre du coeur, aux plus hauts niveaux de l'astral. Un être parvenu à un certain degré d'évolution avant sa mort fait sur ces plans  l'expérience d'une joie indicible et d'une extase presque constante . Il perçoit toute la beauté et l'harmonie qui sont, sur ce plan, l'expression de bouddhi, c'est à dire l'amour-sagesse. En fait, bouddhi est un état de ravissement qui peut être expérimenté sur le plan physique lorsqu'au cours de la méditation, on parvient à un degré élevé de contact bouddhique.

Un être qui a atteint un certain niveau de concentration mentale reste peu de temps sur le plan astral, car son véhicule astral est alors si raffiné et harmonieux qu'il se dissout rapidement, afin que ses particules puissent retourner dans le réservoir de matière ou d'énergie astrale, tout comme les particules du corps éthérique sont retournées au plan éthérique.

L'expérience vécue sur le plan mental est d'une nature différente, plus mentale. Là, le ravissement laisse place à la connaissance et à la sagesse. L'expérience spécifique de ce plan n'est plus seulement la joie extatique mais plutôt l'intelligence du sens profond des choses, de leur véritable signification. L'être suffisamment évolué, doté d'un niveau d'intuition élevé, peut alors comprendre cela, ainsi que le Dessein et la Volonté de Dieu.

Pour les êtres plus évolués, l'existence sur le plan mental constitue la dernière avant le retour en incarnation. Mais il se peut aussi que le corps mental se dissolve à son tour, l'être entre alors en état de pralaya, en devachan. Cet état d'existence ni mental, ni astral, ni physique, est un état intermédiaire entre la vie et la mort. C'est un état d'être, hors incarnation, où toute pulsion vitale est suspendue. C'est un état d'éternelle béatitude, de paix parfaite.

L'être en pralaya n'est pas inconscient, mais aucun processus d'apprentissage conscient ne peut avoir lieu avant le retour en incarnation. C'est une sorte d'absorption dans l'Absolu, d'où l'on s'abstrait, selon la Loi, lorsque le besoin du groupe le réclame. L'état de pralaya est le monde propre aux âmes, où elles n'ont d'autre but que d'être elles-mêmes. Dépourvue de tout véhicule inférieur, l'âme en pralaya ne fait aucune nouvelle expérience, contrairement à l'existence sur les autres plans. Ainsi les progrès spécifiques ne sont possibles que sur les plans inférieurs.

L'âme vient en incarnation par décision du Logos, en fonction des besoins du groupe et du Plan. C'est pour l'âme un grand sacrifice que de descendre sur le plan physique et de s'incarner. Elle le fait sous l'impulsion de son esprit d'abnégation. Cette volonté altruiste qui émane de l'âme est une puissante source d'inspiration.

L'âme en pralaya n'éprouve aucun besoin de s'incarner. Elle y reste, suivant les cas, de quelques dizaines à plusieurs milliers d'années, jusqu'au moment où un groupe d'âmes en pralaya est envoyé en incarnation, parce que le moment est propice et les circonstances favorables. C'est de cette manière que le corps de l'âme, ou corps causal, s'enrichit de nouvelles expériences. Le corps causal reçoit davantage de connaissances et de conscience de l'âme à mesure que ses véhicules s'affinent.

Les atomes permanents

Cet affinement des véhicules de l'âme (que sont les corps éthérique, astral et mental) s'opère par le truchement de ce que l'on appelle les "atomes permanents". Il s'agit d'atomes de matière physique, astrale et mentale autour desquels s'organisent les corps en vue d'une nouvelle incarnation. Ces atomes permanents gardent la mémoire du taux vibratoire auquel l'individu est parvenu au moment de sa mort.

Si cette personne a fait de grands progrès, les corps de ses incarnations suivantes seront plus raffinés, en harmonie avec la vibration de cet atome permanent qui, grâce au travail magique de l'âme, attirera toujours davantage de matière de nature subatomique. Ainsi, les atomes permanents parviennent à des fréquences vibratoires toujours plus élevées. Et comme un corps attire toujours à lui de la matière ayant un taux vibratoire semblable, les progrès réalisés de vie en vie créeront un corps chaque fois plus raffiné, d'une vibration toujours plus élevée.

Les atomes permanents constituent donc les noyaux qui attirent les particules atomiques dont sont composés, en premier lieu le corps mental, puis le corps astral, enfin le corps physique éthérique, ce après quoi le corps physique dense est "précipité". Les atomes permanents d'un être sont liés au corps causal de l'âme et ne sont influencés par aucune expérience faite hors incarnation.

Le corps causal se situe sur le plus élevé des quatre plans du mental, et on peut le considérer comme une sorte de réservoir de tout ce qui a été perçu, connu et expérimenté dans les domaines du physique, de l'astral et du mental. Une "corde d'argent" relie l'âme et son corps aux trois atomes permanents. Dans ce cordon, la conscience est continue, de telle sorte que lorsqu'il est temps pour l'âme de s'incarner à nouveau, des particules de matière de taux vibratoire analogue sont, magiquement, attirés autour des atomes permanents. Ceux-ci ont conservé la même fréquence que dans la vie qui a précédé, et sont imprégnés de la conscience et de la vibration des énergies de ces niveaux.

Au début des incarnations suivantes, lorsque les véhicules sont prêts, l'âme forme ses enveloppes mentale, astrale et physique. La connaissance et l'expérience accumulées, gagnées au cours d'une succession de vies précédentes, s'écoulent du niveau de l'âme dans le cerveau physique qui en retient tout ce qu'il peut consciemment absorber, utiliser et connaître."


Texte de Benjamin Creme, extrait de La Mission de Maitreya (Partage Publication), tome 1 (dépliant mis gracieusement à disposition lors des conférences de B. Creme).


Voir le site Partage International

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jeudi 24 septembre 2015

Réincarnation: le cas James Leininger

Se peut-il qu'un pilote de chasse abattu par les Japonais en 1945 se soit réincarné en avril 1998 et que, pour la première fois, nous ayons des preuves irréfutables de la réalité de la réincarnation ?  


Réincarnation: un concept qui gagne du terrain ?

La question n'est pas neutre: est-il exact, comme beaucoup le pensent, qu'au cours des premiers siècles, les textes bibliques ont été expurgés de toute référence à la réincarnation ? Et dans l'affirmative, pourquoi ?

Combien sont-ils actuellement en Occident à prendre en compte le concept de réincarnation ? De l'ordre de 30 à 35 % ou peut-être plus ? Et, entre les bouddhistes, les hindous et quelques autres groupes religieux et par ailleurs des groupes plus "ésotériques" ou "new age", qu'entendent-ils, les uns et les autres, par "réincarnation" ?

Indéniablement, cette notion de survivance de l' "âme" après ce que nous appelons la "mort" et l'incarnation ultérieure de l' "âme" dans un nouveau corps physique, tantôt masculin, tantôt féminin,  semble trouver un écho de plus en plus large dans la population en Occident. Signe des temps ?

Il reste pourtant des groupes religieux pour lesquels ce concept est absolument incompatible avec leurs dogmes; sans compter également toutes les personnes pour lesquelles il n'y a strictement rien après la "mort"...

Ces questionnements ne sont pas le propos de l'ouvrage que nous allons évoquer, mais lorsque, fait rarissime, se révèle un cas contemporain présentant tous les signes d'authenticité, il ne peut qu'attirer notre attention. Un enfant américain né en 1998 peut-il donc avoir été ce pilote de chasse mort au combat en 1945 ? Nous proposons ici juste un petit aperçu du livre traitant de ce cas et paru en français sous le titre: "Réincarné".


Le cas James Leininger




Un couple comme tant d'autres... et un heureux événement

C'est une histoire peu banale que vivent  Andrea et Bruce Leininger, tous deux de tradition chrétienne,  et leur fils James en l'an 2000, alors que cette famille américaine vient de déménager peu de temps auparavant à Lafayette (Louisiane), dans le cadre d'une nouvelle mobilité professionnelle.

Né le 10 avril 1998, le petit James présente durant ses deux premières années l'apparence d'un bébé adorable, peu enclin aux pleurs et d'un naturel plutôt heureux et satisfait. Tout semble aller pour le mieux pour le bambin et la petite famille.

La nuit où tout a démarré

Alors que trois semaines plus tôt, James vient de fêter son deuxième anniversaire, rien, en ce tout début du mois de mai 2000, ne laisse entrevoir ce qui va perturber une ambiance jusque là paisible. Ainsi, en pleine nuit, la maisonnée est soudain emplie de cris perçants et de hurlements d'angoisse; accourue au chevet de James, Andrea trouve son fils gesticulant et se débattant sans raison apparente, si ce n'est celle d'un cauchemar, et ce n'est qu'après un certain temps qu'elle peut lui faire retrouver le sommeil.

Deux jours plus tard, même scénario; Bruce ne s'inquiète pas et considère qu'il s'agit d'un phénomène normal chez des petits. Mais les cauchemars se répètent et s'installent dans la durée avec des fois, une ou deux nuits de répit, ces scènes gagnant pourtant en intensité et pouvant se répéter jusqu'à cinq fois par semaine.     

Incompréhension et questionnements

Des semaines après le début des cauchemars, James crie et se débat toujours autant, tout plongé qu'il est dans un sommeil qui semble le tenir sous son emprise. Pourtant, il faut se rendre à l'évidence: tout en se démenant et en faisant mine de vouloir s'extraire de quelque chose, James, à peine âgé de deux ans, hurle bien des mots: "accident d'avion ! avion en feu ! petit bonhomme ne peut pas sortir ! ", paroles qu'il renouvelle calmement en une autre circonstance, alors qu'il s'est réveillé dans les bras de sa mère. De quoi susciter stupeur et incompréhension pour les parents.

Ultérieurement, alors que sa mère lui lit une comptine, James se met soudain sur le dos et, lançant ses jambes vers le plafond,  lui explique à sa façon, tout en mimant un personnage cherchant à s'extraire de quelque chose où il serait coincé : "Petit bonhomme fait comme ça". Et à la question de sa mère sur l'identité du petit bonhomme, la réponse est posée et nette : " Moi " .

Et de le confirmer immédiatement après, dans les mêmes termes et attitudes, à son père, venu les rejoindre. Et aux questions complémentaires de Bruce sur ce qui était arrivé à son avion, les réponses tombent sans hésitation de la part de James: "Y s'est écrasé en feu " ; " On a tiré dessus " ; " Les Japonais ". Que peuvent bien signifier ces paroles dans la bouche d'un enfant d'un peu plus de deux ans ? Comment peut-il savoir ?

Lorsque le lendemain de cet épisode les Leininger accueillent une proche parente, celle-ci, mise au courant des derniers développements, demande à James comment il sait que ce sont les Japonais qui ont tiré sur son avion. La réponse laisse perplexe: " Le grand soleil rouge"  ... le drapeau emblématique du Japon .   

Et les parents de se remémorer un autre épisode étrange intervenu quelques mois plus tôt. Avec James dans la poussette, Andrea achète un modèle réduit d'avion et le lui donne pour l'occuper pendant ses courses. James l'examine attentivement, puis rectifie un commentaire de sa mère: " C'est pas une bombe, maman; c'est un réservoir largab' ". C'est seulement en en discutant avec son mari, qu' elle comprend qu'il parlait d'un "réservoir largable", une réserve supplémentaire de carburant permettant d'accroître le rayon d'action de l'avion. Mais comment peut-il savoir cela ?

Nouveaux éléments troublants

Un soir, lors d'une autre séance de comptine, James revient sur ses rêves.
- "Maman, l'avion du petit bonhomme, y s'écrase, y a le feu ..."

Dialogue entre Andrea, Bruce et James, ce soir-là (citation):
- " Qui est le petit bonhomme  ? "
- " Moi "
- " Tu te souviens du nom du petit bonhomme ? "
- " James "
- " Tu te rappelles quel type d'avion c'était ? "
- " Un Corsair "
- " Tu te rappelles d'où ton avion a décollé ? "
- " Un bateau "
- " Tu te rappelles du nom du bateau ? "
- " Natoma "
- " Natoma, hein ? "
- " Natoma "
- " Ca sonne plutôt japonais "
- " Non, c'est américain" , rétorqua James. 

Et encore, un soir d'octobre, lors du coucher de James, en présence des deux parents (citation):
- "Bon, cette nuit, pas de rêve du petit bonhomme, d'accord mon gars ? "
- " Papa, le petit bonhomme s'appelle James"
- " Mon chéri, c'est ton prénom à toi, James " corrigea gentiment Andrea
- " Le petit bonhomme aussi, y s'appelle James "
- " Tu te rappelles du nom de famille du petit bonhomme ? "
- " Non, j'me rappelle pas "
- " Tu te rappelles s'il y avait d'autres personnes avec toi dans ton rêve ? Des amis, par exemple ? "
- " Jack ", fut la réponse de James, après un moment de concentration
- " Tu te souviens du nom de famille de Jack ? "
- " Larsen. Jack Larsen "
- " Est-ce que Jack était l'ami de James ? "
- " C'était un pilote, comme lui

Hypothèse d'une vie antérieure, fortes résistances familiales et début d'une enquête approfondie 

A quel moment a-t-il été tout à fait clair pour son entourage qu'il y avait un rapport entre les cauchemars de James et sa fascination pour les avions ? 

Le caractère extraordinaire de la situation et les données extrêmement précises sorties de la bouche de l'enfant donnent à penser qu'il est en train de vivre quelque chose qui dépasse l'entendement et son présent statut. Au fil des mois, lentement, l'hypothèse de la réincarnation vient à l'esprit du cercle familial.

Andrea elle-même, intuitivement, commence à le pressentir et à l'accepter. D'autant plus que James continue à fournir des renseignements précis, soit de nature technique et relatifs aux avions de combat ou à un environnement de pilote de chasse en temps de guerre, soit sur ses supposés ex-collègues pilotes ou sur sa précédente famille, tout comme des détails très précis et personnels, antérieurs à sa naissance, concernant ses parents actuels....

Si Andréa l'accepte, il en va tout autrement pour Bruce, solidement ancré à la fois à sa formation universitaire et à son éducation religieuse. Son expérience professionnelle de manager habitué à trouver des solutions concrètes, son esprit cartésien tout comme sa fidélité envers sa foi chrétienne, l'empêchent de croire en la réincarnation. S'en suit une espèce de combat cherchant à démontrer à tout prix qu'il ne pouvait en être ainsi, que ce que vit son fils ne peut qu'avoir des causes rationnelles. Ainsi commence une très longue enquête qui va mobiliser les deux parents.

Une enquête "journalistique" à rebondissements, sur des mois et des mois

Corsair et Natoma. Enfin, de premiers éléments précis et tangibles que Bruce se met activement à vérifier. De premières recherches sur internet, il ressort qu'ils existaient bien tous deux: le premier était un avion de chasse utilisé durant la seconde guerre mondiale et le second, le Natoma Bay, un porte-avions américain engagé dans les combats dans le Pacifique à cette même époque. 

Des centaines et des centaines d'heures de recherche plus tard, sur internet ou par contact téléphonique, de recherches généalogiques en archives militaires, en passant par les associations de vétérans du Natoma ou de pilotes de chasse et la participation à leurs réunions, étape par étape, Bruce et Andrea réussissent à contacter le fameux Jack Larsen mentionné par James.

Ancien pilote, il est toujours en vie et se souvient bien de son collègue James M. Huston. Ayant lui-même participé à l'opération qui a coûté la vie à James M. Huston  le 3 mars 1945 à la bataille d'Iwo Jima, il donne de vive voix à Bruce des informations capitales.     

Après bien d'autres développements déjà intervenus entretemps, Andrea a déjà pressenti qu'il pouvait y avoir un lien mystérieux entre leur fils James et ce pilote de chasse, James M. Huston. Leur petit James pourrait-il être la réincarnation de ce James M. Huston disparu ?

Alors que James donne toujours encore, au compte-gouttes, d'autres indices semblant valider de façon croissante l'hypothèse d'une vie antérieure, Bruce s'obstine à la refuser au nom de sa pensée rationnelle et de ses croyances religieuses. 

Un témoin oculaire confirme avoir vu de ses yeux l'avion de James M. Huston s'écraser en mer et apporte un nouvel éclairage, faisant tomber l'une des deux objections majeures de Bruce.

De fil en aiguille, de contacts en contacts, ils entrent en relation avec la soeur de James M. Huston, alors âgée de 84 ans. Avant de se rencontrer  physiquement par la suite, le petit James et elle s'entretiennent  au téléphone et la nature des termes employés par le garçonnet ôtent tout doute à la vieille dame. Et lorsqu'elle envoie des photos de son frère James posant devant un avion "Corsair", une autre objection majeure de Bruce tombe.

Bien  d'autres propos étonnants, voire stupéfiants, de James, relatés dans le livre, se vérifient . En fait, tous sont vérifiés méthodiquement et concordent ! Malgré sa problématique, à bout d'arguments "rationnels", Bruce doit s'avouer vaincu. Qu'allait-il advenir de sa conception de la promesse biblique du salut et du Jour du Jugement dernier alors qu'il a sous les yeux les preuves éclatantes de la survie de l'âme et de son incarnation dans un nouveau corps avec une nouvelle identité ?     

Un jour, assis sur les genoux de son père et feuilletant avec lui un livre consacré à la bataille d'Iwo Jima, James avait reconnu sur une photo l'endroit précis où son avion s'était écrasé et cela s'était également révélé exact par la suite. La diffusion d'une deuxième émission télévisée consacrée au cas Leininger avait suscité un regain d'intérêt, même à l'étranger, et une invitation provenant du Japon parvint à la famille.

C'est ainsi qu'à l'occasion d'un voyage sur les lieux du drame, après une émouvante cérémonie, James put laisser filer son ancienne personnalité de James Huston et commencer à revêtir pleinement celle de James Leininger.  

Deux émissions de télévision majeures aux Etats-Unis 

L'enquête des deux parents a eu des prolongements, le cas parvenant aux oreilles de producteurs d'émission. C'est ainsi que le cas de James Leininger a fait l'objet de deux émissions de télévision diffusées aux Etats-Unis en avril 2004 et la seconde en juillet 2006 ( Good morning, America sur ABC ) .

Depuis lors, le cas a également été évoqué dans de nombreuses émissions dans le monde entier.   






Un livre passionnant, paru chez Dervy, dans la collection Grandes Enquêtes dirigée par Stéphane Allix.
 

vendredi 14 août 2015

Pérou: les pierres gravées d'Ica, une bibliothèque préhistorique ? ( 2 )

"Biblioteca prehistorica" ?

En 1976, dans son musée à Ica, au Pérou, nous avions pu rencontrer le Dr Javier Cabrera Darquea et nous entretenir avec lui pendant qu'il nous faisait visiter les lieux et nous donnait moult explications. 

Le Dr Cabrera dans son bureau, à Ica, en 1976 / photo webm. prana infos

Cela nous avait amené à consacrer sur ce blog, le 3 mars 2013, un premier article à cette étonnante bibliothèque de pierre(s) qu'il a constituée de son vivant.

C'est à Ica que le Dr Javier Cabrera Darquea avait rassemblé des milliers de pierres gravées semblant raconter une bien étrange histoire, qui, si elle est authentique, remet en cause bien des schémas de pensée, et bien au-delà... 

C'est bien ce qui, déjà à l'époque de notre passage, lui avait valu bien des critiques et ennuis de la part d'une certaine archéologie officielle qui le traitait de faussaire, car bien évidemment ces motifs et dessins gravés ne collaient pas avec les thèses officielles de l'archéologie, il faut bien le reconnaître, et il ne pouvait donc s'agir que de faux, disaient ses détracteurs.

Le Dr Cabrera regrettait que ces mêmes détracteurs refusent de venir étudier scientifiquement ces milliers de pierres en andésite, de tailles variables allant du gros galet au déjà imposant bloc rocheux, aux motifs quelquefois très raffinés, complexes, énigmatiques, bref surprenants.

Nous ne disposons pas d'informations nouvelles depuis lors, mais peut-être, avec un peu de chance, nos pas nous amèneront-ils  encore une fois en Amérique du Sud, de façon à pouvoir revisiter ce musée qui a apparemment fait l'objet d'une rénovation ces dernières années et s'intitule désormais "Museo Cientifico Javier Cabrera".

Ces milliers de pierres gravées interpellent de par leurs motifs ou sujets qui ne cadrent pas avec l'idée que l'on se fait encore généralement des connaissances "scientifiques" qu'aurait pu avoir une civilisation précédente à une époque lointaine, civilisation qui aurait pu s'auto-détruire ou qui serait tombée dans l'oubli.  Pourtant à voir la finesse et la précision des gravures sur bien des pierres, l'on se demande quel intérêt auraient eu des faussaires à traiter une masse aussi impressionnante; alors la question se pose: quelle histoire leurs auteurs ont-ils voulu nous raconter ?

Lors de notre visite chez le Dr Cabrera, d'après notre ressenti, nous avions affaire à un homme très cultivé, parfaitement honnête et intègre. Cependant qu'il soit clair que nous n'avons aucune compétence pour déterminer le degré d'exactitude des thèses du Dr Cabrera, ni la proportion ou le degré d'authenticité de ces étonnantes pierres gravées qui seraient actuellement au nombre de 11 000 (onze mille) entreposées dans le musée ! Alors à chacun d'essayer de se faire son opinion.

Par contre, il nous a semblé intéressant de partager les quelques photos réalisées à l'époque et c'est pourquoi nous publions cette nouvelle série de photos en complément de celles du premier article.  


Vue partielle du musée d'Ica / photo webm. prana infos (1976) 


Photo webm. prana infos (1976)


Photo webm. prana infos (1976)


Dans "L'énigme des Andes" de Robert Charroux [qui s'était rendu à Ica dès avril 1973], la photo suivante est légendée: "Primates d'Ica, mi-hommes, mi-sauriens"


Photo webm. prana infos (1976)


Dans "El mensaje de las piedras grabadas de Ica" , la photo suivante est légendée :"Alticamellus, mamifero con cabeza y cuello de jirafa y cuerpo de carnello, extinguido hace 13 miliones de anos" , ce qui devrait signifier : "Alticamellus, mamifère avec tête et cou de girafe et corps de chameau, race éteinte depuis 13 millions d'années " !

Photo webm. prana infos (1976)

Les deux photos suivantes semblent nous ramener à nouveau dans la série des interventions chirurgicales.



Photowebm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976 )

Photo webm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976)


Photo webm. prana infos (1976)


Photo webm. prana infos (1976)

Photo webm. prana infos (1976)

Sculptures en bois au premier plan  et pierres par centaines / photo webm. prana infos 1976

Pour avoir de plus amples explications (en espagnol), il conviendrait de visiter le site officiel du musée:

ainsi que le livre du Dr Cabrera